thejournalofsierraleonestudies.com

Elles coûtent 200 millions d’euros par an à la Sécu: le gouvernement veut (à nouveau) transférer le financement des cures thermales vers les complémentaires santé

BFM-Economie-Economie et Social-Finances publiquesElles coûtent 200 millions d'euros par an à la Sécu: le gouvernement veut (à nouveau) transférer le financement des cures thermales vers les complémentaires san...

Elles coûtent 200 millions d'euros par an à la Sécu: le gouvernement veut (à nouveau) transférer le financement des cures thermales vers les complémentaires santé

Publié aujourd'hui à 19h54

Lire dans l'app

Ce transfert fait partie d'un transfert de 700 millions d'euros au total vers les complémentaires santé en 2027, a précisé la ministre de la Santé.

Le gouvernement veut faire économiser à l'Assurance maladie 200 millions d'euros de remboursement des cures thermales, en transférant cette dépense aux complémentaires santé, a indiqué jeudi la ministre de la Santé, en présentant le projet de budget de la Sécurité sociale au conseil de la Caisse nationale d'assurance maladie.

Ce transfert fait partie d'un transfert de 700 millions d'euros au total vers les complémentaires santé en 2027, a précisé la ministre, selon le texte de son discours, transmis par son cabinet. Les 500 millions restant concernent des dépenses hospitalières, a indiqué Stéphanie Rist, qui n'a pas donné plus de détails.

Remboursées à hauteur de 65%

Les cures thermales sont aujourd'hui remboursées par l'Assurance maladie à hauteur de 65% (forfait thermal). Le gouvernement avait déjà tenté sans succès l'an dernier de dérembourser par l'Assurance maladie les cures thermales dans le budget de la Sécurité sociale pour 2026.

"Nous portons un redressement important de la situation financière de l'assurance maladie. Sans projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le déficit [de l'assurance maladie] passerait à 14 milliards en 2027, nous visons un peu moins de 8 milliards d'euros grâce au texte qui vous est présenté aujourd'hui", a notamment souligné Stéphanie Rist devant le conseil de la Cnam, ou siègent notamment les partenaires sociaux et des associations d'usagers.

Le projet de loi n'a en tout cas pas convaincu les membres du conseil qui ont rejeté le texte à la quasi-unanimité: 31 voix contre, deux abstentions (celles de la CFTC) et deux prise d'acte (celles de l'union patronale U2P). L'avis du conseil de la Cnam n'est que consultatif. L'examen du PLFSS 2027 commence lundi à l'Assemblée nationale, en commission des Affaires sociales.

Sujets liés :