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Elle trouve des images pédopornographiques sur son ordinateur et dénonce son compagnon : un an après, le militaire est autorisé à retourner dans leur domicile

Un officier de l'armée de Terre en poste à Marseille, mis en examen pour détention et diffusion d'images pédopornographiques, a vu son contrôle judiciaire allégé le 17 août 2026. Il peut désormais entrer en contact avec son ex-compagne, qui avait pourtant révélé les faits. L'homme, également accusé d'attouchements sur sa fille, nie ces accusations.

l'essentiel Un officier de l'armée de Terre en poste à Marseille, mis en examen pour détention et diffusion d'images pédopornographiques, a vu son contrôle judiciaire allégé le 17 août 2026. Il peut désormais entrer en contact avec son ex-compagne, qui avait pourtant révélé les faits. L'homme, également accusé d'attouchements sur sa fille, nie ces accusations.

Depuis le 13 février dernier, un haut gradé de l'armée de Terre exerçant à l'état-major, à Marseille, est mis en examen pour détention et diffusion d'images et vidéos à caractère pédopornographique. Il est également soupçonné d'attouchements sexuels sur sa propre fille, alors qu'elle avait entre 11 et 14 ans au moment des faits présumés, en Haute-Garonne, entre 2019 et 2021.

Cette procédure sensible menée en toute discrétion par une juge d'instruction du tribunal judiciaire de Marseille vient de connaître un tour inattendu.

Le 17 août 2026, ce militaire de 48 ans a vu son contrôle judiciaire allégé. Il est désormais autorisé à entrer en contact avec son ex-conjointe à l'origine de toutes ces révélations fracassantes. Pour cette femme, que nous appellerons Lise, le choc est immense. "Lorsque j'ai découvert en 2025 les premières images et vidéos pornographiques mettant en scène des enfants, sur le cloud de mon ordinateur qu'il avait utilisé, tout s'est écroulé !"

"Je vis dans la peur"

Aujourd'hui, Lise vit dans la peur. "J'ai voulu accomplir mon rôle de citoyenne en tant que lanceuse d'alerte en fournissant à la justice tous les éléments que j'ai retrouvés, pour qu'elle puisse faire son travail. Des enregistrements, des fichiers mettant en scène des enfants de dix ans... J'ai vécu tout cela comme un traumatisme après plus de deux ans de vie commune avec cet homme. À la suite de ces découvertes, j'ai aussi fait en sorte que la parole de ma belle-fille se libère." Ce qui a été le cas.

Le 3 juillet, la fille du mis en cause a été entendue par la juge d'instruction pour dénoncer des attouchements et des agressions sexuelles présumées qui auraient été commis par son propre père. La jeune fille qui vivait avec Lise est repartie vivre chez sa mère. La justice a considéré que le mis en cause pouvait alors reprendre contact avec son ex-compagne puisque sa fille n'était plus hébergée chez elle.

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Désormais, cet officier supérieur de l'armée est donc autorisé à s'introduire dans leur ancien domicile commun, dans le Sud-Est de la France. Ce qui a déjà été le cas. Une situation mal vécue par cette lanceuse d'alerte qui a le sentiment de ne plus être protégée. Selon elle, la justice l'a oubliée en chemin. Même si, dans les textes, elle peut solliciter le Défenseur des droits susceptible d'apprécier la situation. "La loi nous demande de signaler des faits graves, en cas de crime ou de délit, mais que fait-elle pour nous garantir une sécurité ?"

"Que fait-on des gens qui dénoncent un crime ou un délit ?"

Lise vit une situation ubuesque. Elle est amenée à côtoyer un homme qui la considère comme responsable de ces déboires judiciaires. Avec les risques de représailles que cela implique. "Si je n'avais rien fait, j'aurais pu être poursuivie en tant que complice..." Elle estime que son préjudice n'est pas pris en compte. "J'ai tenté de protéger mes proches, je vais devoir déménager et m'éloigner de mon travail."

Ce haut gradé nie toutes les accusations d'attouchements sexuels sur sa fille. Contactée, son avocate n'a pas souhaité s'exprimer, rappelant que son client "n'a pas été jugé, ni condamné et qu'il bénéficie de la présomption d'innocence".

Sur la détention et la diffusion de vidéos pédopornographiques, le mis en cause minimise les faits reprochés. Selon nos informations, une conversation sur ChatGPT a été retrouvée dans laquelle il questionne l'intelligence artificielle sur des sujets précis : "Que sais-tu sur la pédophilie aux Philippines ? Comment les touristes s'y prennent-ils pour trouver des jeunes filles de 12 à 17 ans ?"

L'instruction de cette affaire se poursuit à Marseille. Le contrôle judiciaire de cet homme lui enjoint une obligation de soins médicaux. "Je ne veux nullement m'immiscer dans l'enquête ni préjuger des suites de cette affaire. Je veux simplement que l'on prenne en compte le sort de ces personnes qui signalent des faits et dont la protection n'est pas garantie", assure Lise.