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« Elle m’a confirmé que le feu venait de chez elle » : à Antibes, des gendarmes en formation évacuent un immeuble après l’incendie d’un studio en centre-ville

Ce dimanche 4 octobre 2026, un feu d’appartement s’est déclaré dans un immeuble situé rue Arazy à Antibes. Des gendarmes, présents pour un stage de plongée sous-marine, ont aidé à l’évacuation des lieux. L’un d’eux raconte.

Dix heures, ce dimanche 4 octobre. Une épaisse fumée noire s’échappe de la fenêtre d’un immeuble de la rue Arazy, à Antibes. « En descendant pour rejoindre la salle de cours, j’ai senti une forte odeur, j’ai vu que ça brûlait bien », raconte Damien, un gendarme plongeur en formation dans le secteur.

Logés à proximité de l’immeuble de deux étages sinistré, les membres de l’effectif se sont vite rendus sur les lieux, constatant la présence de quelques résidents ayant déjà évacué en bas de l’immeuble.

« Je suis tombé sur une première dame âgée dans l’escalier »

Après avoir appelé les pompiers, puis forcé la porte d’entrée restée fermée, deux gendarmes commencent à vérifier les différents logements. « Au premier étage à gauche, d’où venait l’incendie, je suis tombé sur une première dame âgée dans l’escalier. Elle m’a confirmé que le feu venait de chez elle et je l’ai fait descendre. »

D’importantes flammes avaient déjà envahi le logement, dont l’origine du feu a démarré dans la cuisine, à cause d’aliments laissés en cuisson.

Commence alors une reconnaissance des lieux afin de rechercher les éventuels résidents manquant à l’appel et potentiellement coincés dans leur logement. « Jérémy, qui est dans le même groupe que moi, a ensuite enfoncé la porte du logement de droite au premier étage : il n’y avait personne non plus », détaille l’agent, âgé d’une trentaine d’années.

« Nous sommes sortis pour vérifier s’il restait des occupants »

Mais la fumée est trop épaisse et la chaleur trop importante pour permettre aux gendarmes de poursuivre leur progression jusqu’au dernier étage de cette petite résidence. « Nous sommes donc sortis afin de crier fort pour vérifier s’il restait des occupants. Deux personnes âgées se sont alors manifestées à la fenêtre du deuxième étage à droite. »

Ils décident alors de passer par les balcons afin d’évacuer les derniers habitants, situés du côté opposé aux flammes. « Nous sommes restés avec elles en attendant que d’autres gendarmes apportent une grande échelle pour les faire descendre. »

Après avoir coupé l’électricité, les sapeurs-pompiers ont pris le relais et sont intervenus pour éteindre les flammes dans les couloirs enfumés.

Huit engins et dix-huit sapeurs-pompiers ont été mobilisés, avec également l’intervention d’Enedis, de GRDF ainsi que de policiers nationaux et municipaux.