« Elle était presque invisible » : cette comète a soudain multiplié…
Plusieurs comètes passent régulièrement dans le Système solaire interne, en deçà de Jupiter, mais elles passent inaperçues pour l'amateur qui n'est pas équipé d'une lunette astronomi...
Connaissez-vous l'Astronomy Picture of the Day (Apod), un site web fondé en 1995 et hébergé par la Nasa et l'université technologique du Michigan (Michigan Technological University) ?
Tous les jours ou presque, une photographie en rapport avec l'astronomie est mise en ligne avec quelques commentaires. Il peut s'agir d'images prises avec des télescopes et d'autres instruments de la Nasa, de l'ESA ou de l'ESO notamment, que ce soit sur Terre ou dans l'Espace. Deux scientifiques sont à l'origine de ce site dont une version existe en français : Robert Nemiroff, un astrophysicien qui enseigne au MTU (Michigan Technological University), et Jerry Bonnell, qui travaille pour la Nasa au Goddard Space Flight Center. Ce sont eux qui choisissent les images et rédigent quotidiennement pour chacune d'entre elles un petit texte explicatif.
Les images de l'APOD peuvent aussi avoir été réalisées par des astrophotographes et astronomes amateurs doués. On en voit en ce moment un nouvel exemple avec une photographie réalisée par l'un d'entre eux : Spilios Asimakopoulos.
Une comète de la famille de Jupiter
L'image montre une éruption associée à la comète périodique 220P/McNaught. Elle a été découverte le 20 mai 2004 par Robert H. McNaught, un astronome écossais-australien travaillant à l'École de recherche en astronomie et astrophysique de l'Université nationale australienne, qualifié de « plus grand découvreur de comètes au monde ».
Les comètes, ces visiteuses du soir
Chaque année, une à deux comètes déploient leur traînée lumineuse à travers les étoiles. Ce sont des boules de neige et de poussière, qui proviennent d'un réservoir à comètes entourant le Système solaire, et qui se trouve au-delà de Pluton.... Lire la suite
On sait qu'elle fait partie des comètes de la famille de Jupiter, qui sont des comètes à courte période dont la période orbitale est inférieure à 20 ans. Elles sont ainsi nommées car leurs orbites actuelles sont principalement déterminées par l'influence gravitationnelle de Jupiter, bien que l'on pense qu'elles soient issues, à l'origine, de la Ceinture de Kuiper.
Image de la comète 220P/McNaught prise le 2 juin 2026, à 10 h 51 TU, avec un télescope intelligent Unistellar de 114 mm (111 minutes avant le lever du Soleil et 40 minutes avant l'aube nautique), aux alentours du moment de la première éruption alors qu'elle se trouvait à une hauteur d'environ 17 degrés et à 87 degrés de la comète. La Lune était éclairée à 96 % et située à 87 degrés de la comète. Image réalisée à Folsom, en Californie. © Kheider
Comme l'explique le texte de l'Apod, en temps normal, 220P/McNaught est si peu lumineuse qu'il faut un télescope pour l'observer (comme un eVscope d’Unistellar), même quand elle repasse tous les cinq ans environ à son périhélie.
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Elle passera à une distance de la Terre équivalente à environ une unité astronomique (la distance Terre-Soleil) au mois d'octobre 2026, avant de s'éloigner à nouveau du Soleil.
« Toutefois, deux sursauts d'activité surprenants survenus cette année l'ont rendue environ 20 000 fois plus brillante que d'habitude, la rendant ainsi visible aux jumelles et sur des photographies à longue pose... La photographie à longue pose présentée ici, prise il y a dix jours depuis l'Afrique du Sud, montre la tête vert vif de la comète ainsi que sa courte queue de poussière. Les causes de ces impressionnants sursauts d'activité de la comète 220P restent inconnues, mais ils pourraient résulter de la libération de gaz accumulés sous la surface. »