Elle est opposée à la loi d’urgence agricole : la ministre de la Transition écologique veut quitter le gouvernement
Selon les informations de TF1-LCI et du Parisien, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut envisage de démissionner. Elle est opposée à certaines mesures de la loi d’urgence agricole adoptée hier, lundi 20 juillet, par l’Assemblée.
Selon les informations de TF1-LCI et du Parisien, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut envisage de démissionner. Elle est opposée à certaines mesures de la loi d’urgence agricole adoptée hier, lundi 20 juillet, par l’Assemblée.
Une loi qui ne fait pas le bonheur de la ministre. Selon les informations du Parisien et de TF1-LCI, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut pourrait démissionner ce mardi 21 juillet.
La ministre est reçue depuis ce midi par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour évoquer son avenir au sein de son gouvernement.
Elle a échangé dans la nuit avec Macron et Lecornu
La principale raison qui pousserait Monique Barbut à démissionner est un désaccord majeur avec le Premier ministre et les députés du bloc central sur l’adoption de la loi d’urgence agricole.
Comme le révèle Le Parisien, la ministre est notamment contre le retour de l’acétamipride dans l’agriculture française. Elle l’a d’ailleurs rappelé ce week-end, dans les colonnes de La Tribune Dimanche.
Ainsi, après l’adoption du texte par 296 voix contre 224 lundi soir, Monique Barbut a fait savoir son mécontentement à ses supérieurs. D’après Le Parisien, elle a "plusieurs fois échangé cette nuit, par texto, avec Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu pour leur faire part de ses nombreux points de divergences, et aussi de son envie de partir."
Un scénario très "probable"
Pour l’heure, aucune confirmation à la démission de la Ministre. Toutefois, l’entourage de Monique Barbut assure à TF1-LCI qu’il s’agit du "scénario le plus probable".
Ainsi, l’adoption de la loi d’urgence agricole sonnerait la fin d’un mandat de neuf mois. Un texte sur lequel elle fut en désaccord avec son gouvernement "sur le fond comme sur la forme", souligne un proche. Elle s’est notamment positionnée contre les reculs sur les règles de partage de l’eau et l’autorisation de l’usage de l’acétamipride, un puissant pesticide.