Élections : souverainiste ou fédéraliste? Fréchette évite encore la question
Publié à 22 h 39 UTC+8.SUR LE TERRAIN | Duhaime défend un candidat qui a menti au tribunalLa campagne conservatrice d'Éric Duhaime est encore plombée par un candidat controversé.Le Journal de Montréal a révélé ...
Publié à 22 h 39 UTC+8.
SUR LE TERRAIN | Duhaime défend un candidat qui a menti au tribunal
La campagne conservatrice d'Éric Duhaime est encore plombée par un candidat controversé.
Le Journal de Montréal a révélé vendredi que Jimmy Gagnon, candidat dans Mégantic, a menti au tribunal dans le cadre d'un litige civil, intenté après qu'il eut vandalisé l'équipement acéricole d'un voisin.
Jimmy Gagnon a été condamné à payer 9000 $ d'amende. Mais, surtout, dans sa décision, le juge Sébastien Pierre-Roy a écrit : le Tribunal n’accorde aucune crédibilité à Gagnon, qui n’a pas hésité à mentir de manière évidente pendant le processus judiciaire.
Questionné à plusieurs reprises lors d'une annonce sur le logement à Québec, Éric Duhaime s'est porté à la défense de son candidat en qualifiant l'affaire de chicane de clôture entre voisins. Le chef conservateur estime du même coup que le comportement de Jimmy Gagnon devant le tribunal ne le disqualifie pas comme candidat conservateur.

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, en point de presse à Québec, le 11 septembre 2026
Photo : Radio-Canada / Mathieu Gohier
Si les gens qui mentent ne pouvaient pas siéger à l'Assemblée nationale, je vous le dis tout de suite, on n’aurait pas 125 députés au moment où on se parle.
Éric Duhaime assure que cette affaire n'a pas été signalée par le comité responsable de vérifier les antécédents des candidats. Je n'avais pas de mention à cet effet-là. [...] Quand j'ai reçu le vetting du comité national des candidats, je n'étais pas avisé de ça, je l'ai appris comme vous ce matin.
Selon l'agrégateur de sondage Qc125, une course à trois entre la CAQ, le PQ et le PCQ se joue présentement dans la circonscription de Mégantic.
Publié à 22 h 26 UTC+8.
« La meilleure maison des aînés, c’est la maison de nos aînés », rappelle Milliard
Le chef du PLQ, Charles Milliard, a présenté ce matin les engagements de son parti pour les aînés du Québec devant le Centre 55 Plus de Châteauguay, en compagnie de son candidat Félix Rhéaume et d'autres aspirants députés.
Sa formation promet notamment 700 M$ sur quatre ans pour bonifier les services de soins à domicile. La meilleure maison des aînés qui existent, c'est la maison de nos aînés, a rappelé M. Milliard en référence aux nouvelles résidences développées par le gouvernement caquiste.
Le PLQ promet toutefois moins que le PQ et la CAQ en matière de soins à domicile. Paul St-Pierre Plamondon s'est engagé à consacrer 1,3 G$ à la bonification de ces services, contre 1,0 G$ pour Christine Fréchette.
Dans sa plateforme, le Parti libéral s'engage aussi à réviser les critères du crédit d’impôt pour personnes proches aidantes. Le montant consacré à cette promesse, toutefois, n'a pas été dévoilé. Il faudra, pour ce faire, attendre le cadre financier du PLQ, qui sera rendu public d'ici le premier débat de la campagne, mardi soir, sur les ondes du réseau TVA. Le Québec compte près 2,1 millions de proches aidants, a souligné M. Milliard.
Le Parti libéral, en outre, ajouterait 200 M$ sur quatre ans au financement des organismes communautaires, qui ont fait beaucoup de bruit dans la dernière année pour obtenir une bonification des sommes qui leur sont versées.
Publié à 22 h 17 UTC+8.
130 M$ pour un référendum : « Déconnecté, irréaliste et aberrant », s’indigne Duhaime
Le chef conservateur n'a pas mâché ses mots pour dénoncer le montant prévu par le Parti québécois, s'il est élu le 5 octobre, pour tenir un référendum à la quatrième année de son mandat, tel que promis.
Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon nous a dit qu'il ne voulait pas de référendum dans les trois premières années. Aujourd'hui, ce qu'on apprend, c'est que, pendant trois ans, ils vont dépenser de l'argent pour essayer de nous convaincre de voter "oui" dans la quatrième année.
Ce n'est pas réaliste. Le monde a de la misère à payer l'épicerie et ils vont mettre 130 millions dans un référendum. Voyons donc, il n'y a rien de plus déconnecté et irréaliste que ça. Je trouve ça aberrant.
Le PQ vit sur une autre planète, a-t-il laissé tomber.
Publié à 22 h 06 UTC+8.
Position de Fréchette sur la souveraineté du Québec : « Ça fait pitié », lâche Milliard

Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, est en point de presse à Châteauguay avec ses candidats le 11 septembre 2026.
Photo : Radio-Canada / John Jaramillo
Le fait que la cheffe caquiste Christine Fréchette ne souhaite pas se positionner pour le « oui » ou pour le « non » indispose son adversaire libéral Charles Milliard, qui la talonne sur le sujet depuis le début de la campagne.
Qu'elle se soit définie plus tôt aujourd'hui comme une autonomiste n'est rien de moins que ridicule, a déclaré M. Milliard, ce matin, lors d'un point de presse à Châteauguay, rappelant qu'une telle option n'apparaîtra pas sur le bulletin de vote si le PQ prend le pouvoir et organise le référendum qu'il a promis de tenir sur la question une fois Donald Trump parti, dans trois ans.
Ça devient un cirque, a ajouté le chef libéral à propos des efforts déployés par Mme Fréchette pour rester en dehors du débat fédéraliste-souverainiste. Ça fait pitié.
M. Milliard a par ailleurs réagi à la dernière estimation du PQ selon laquelle la préparation et la tenue d'une consultation populaire sur l'indépendance coûteraient 130 millions de dollars. Ça m'apparaît peu, a-t-il dit, soulignant que cette somme, sous un gouvernement libéral, servirait plutôt à offrir des soins à domicile, à bâtir des écoles ou à construire des logements hors marché.
Publié à 21 h 48 UTC+8.
Crise du logement : le PCQ veut s’attaquer à la surréglementation dans la construction
Toujours en campagne dans la grande région de Québec, le chef du Parti conservateur a présenté son plan pour améliorer l'accès à la propriété et au logement, dont l'une des mesures phares est de couper massivement dans les règles qui font augmenter les coûts de construction.
Le coût du logement explose, particulièrement pour les jeunes générations qui veulent partir de chez leurs parents, a déploré Éric Duhaime.
On n'est plus capable carrément de bâtir au Québec et tout le monde devrait s'en inquiéter aujourd'hui.
Le chef conservateur a mis de l'avant les deux raisons principales qui, selon lui, expliquent la crise, affirmant qu'on les connaît déjà tous et que ça ne sert à rien de faire semblant pour être politiquement correct.
D'abord, il y a l'explosion de l'immigration mal planifiée dans l'après-pandémie. [...] Deuxièmement – et ça aussi, il faut s'enlever la tête du sable –, c'est la surréglementation du secteur du logement et de la construction qui fait grimper les coûts.
Pour s'attaquer à cette surréglementation, le PCQ propose entre autres de réduire le nombre de métiers réglementés de 25 à 7, permettre la pleine mobilité de la main-d’œuvre, faire le ménage dans le Code de construction du Québec et simplifier la requalification des terres agricoles.
Le parti compte aussi réformer le droit du logement, notamment en réduisant la judiciarisation devant le Tribunal administratif du logement qui est surchargé, et rendre l'aide aux locataires à revenus modestes plus efficace.
Publié à 21 h 33 UTC+8.
Oui ou non à un référendum? « Autonomiste », répond Fréchette

Christine Fréchette répond aux questions des journalistes lors d'une annonce de campagne à La Baie, au Saguenay, le 11 septembre.
Photo : Radio-Canada / Dany Pilote
Après avoir évité les questions des journalistes nationaux hier après-midi, la cheffe de la CAQ était attendue de pied ferme ce matin à son point de presse quotidien. Après avoir entretenu hier le flou sur sa position sur la souveraineté, Christine Fréchette a d'emblée été appelée à préciser sa précision.
Je suis autonomiste, a lancé la cheffe caquiste. À la Coalition avenir Québec, on travaille à défendre et assurer la prospérité du Québec dans le cadre canadien, a-t-elle ajouté.
Tout cela est très bien, mais voterait-elle « oui » ou « non » à un éventuel référendum sur la souveraineté du Québec? Après tout, François Legault lui-même avait répondu à la question, affirmant que son vote irait au camp du « non ».
Je suis autonomiste, a répété Mme Fréchette.
Publié à 21 h 19 UTC+8.
La CAQ s’engage à couvrir le coût des deux prothèses auditives
Un Québécois sur dix vit avec une déficience auditive au Québec, mais il ne peut compter sur l'aide du gouvernement que pour couvrir une seule prothèse auditive s'il n'a pas d'assurances. Seuls les étudiants, les travailleurs dont la perte auditive est liée à une surdité professionnelle et les personnes ayant une déficience visuelle y ont droit.
Manon Massé, de Québec solidaire, ainsi que l'Ordre des audioprothésistes avaient dénoncé la situation au printemps 2025, sans succès.
Aujourd'hui, la Coalition avenir Québec s'engage à moderniser les conditions pour y avoir droit, un engagement chiffré à 40 M$ par année. Au privé, un seul appareil peut coûter jusqu'à 6000 $.
Christine Fréchette s'engage également à permettre la vente libre de « nouvelles aides auditives pour les personnes ayant une perte légère à modérée ». Actuellement, seuls les audioprothésistes peuvent vendre, poser et ajuster ces prothèses. La Colombie-Britannique a autorisé la vente libre et l'Ontario étudie la question, indique la CAQ.
La formation de Christine Fréchette affirme également que 680 000 Québécois vivent avec une perte auditive modérée à profonde, dont 25 % des personnes de 60 ans et plus.
Publié à 21 h 01 UTC+8.
11 septembre : « Ç’a changé ma vie », confie Éric Duhaime
Le chef du Parti conservateur a souligné le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre vendredi, avant de procéder à son annonce du jour en matière de logement.
Ç'a été, il y a un quart de siècle, un moment marquant pour la planète, pour l'Occident, pour plusieurs d'entre nous. On se souvient tous où on était au moment où les avions ont frappé les tours.
Moi, ç’a changé ma vie. Si j'ai passé plusieurs années dans le monde arabo-musulman, c'est parce que ç’a changé ma conception de la politique [...]. Ç’a modifié mon parcours professionnel.
Le chef a aussi formulé une mise en garde. C'est un moment aujourd'hui pour se recueillir, pour les victimes, mais c'est aussi le moment de se rappeler qu'on ne peut rien tenir pour acquis en matière de sécurité, où que nous soyons.
Publié à 19 h 13 UTC+8.
130 millions pour tenir un référendum, calcule le PQ

Paul St-Pierre Plamondon et son équipe économique en point de presse. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin
Le référendum sur la souveraineté prévu par le Parti québécois en 2029 ou en 2030 coûtera au bas mot 130 millions de dollars. C'est ce qu'a dévoilé Paul St-Pierre Plamondon dans une entrevue avec La Presse canadienne, où il a détaillé tous les coûts liés à la tenue de cette consultation populaire.
Ces chiffres, confirmés par Radio-Canada, se retrouveront dans le cadre financier que le chef péquiste compte présenter à la population dans la deuxième moitié de la campagne électorale. Le moment exact du dévoilement n'a toutefois pas encore été décidé.
Le PQ prévoit ainsi 10 millions de dollars pour les deux premières années de son mandat, notamment pour la commission itinérante sur la constitution provisoire, puis 110 millions pour la tenue du scrutin comme tel, soit l'équivalent du prix d'une élection au Québec.
Depuis le début de la campagne électorale, les adversaires du PQ réclament des précisions quant au coût d'un éventuel référendum.
Avec les informations de Marie-Josée Paquette Comeau et de Sébastien Desrosiers
Publié à 19 h 06 UTC+8.
Le transport collectif au cœur de la bataille du 450

Important développement résidentiel directement devant la gare de train Exo à Candiac en Montérégie
Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine
La bataille électorale est particulièrement intense en banlieue de Montréal, aussi appelée le 450. Si la tendance se maintient, une quarantaine de circonscriptions pourraient contribuer à maintenir au pouvoir la Coalition avenir Québec (CAQ) ou à la faire tomber au profit du Parti québécois (PQ).
Les maires et les mairesses de la Rive-Sud réclament davantage de liens en transport collectif, non pas seulement vers Montréal, mais entre leurs municipalités où la population augmente rapidement.
La situation est identique dans les régions de Lanaudière et des Laurentides, sur la Rive-Nord. La ville de Deux-Montagnes a beau disposer depuis bientôt un an de deux gares du REM sur son territoire, certains déplacements en transport collectif décourageraient les plus patients.
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