Édito. L’édito : Marine Le Pen : exit le voile,priorité au logement
Si Marine Le Pen s'est exprimée à Hénin-Beaumont pour clore la rentrée du RN et a abordé son futur programme en matière de logement, Alexandre Poplavsky, notre rédacteur en chef adjoint, rappelle que la Justice pourrait encore rattraper la candidate à la Présidentielle.
Si Marine Le Pen s'est exprimée à Hénin-Beaumont pour clore la rentrée du RN et a abordé son futur programme en matière de logement, Alexandre Poplavsky, notre rédacteur en chef adjoint, rappelle que la Justice pourrait encore rattraper la candidate à la Présidentielle.
Alexandre Poplavsky -
Aujourd’hui à 20:16 | mis à jour aujourd’hui à 20:35
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Alain ROBERT/SIPA
Après une rentrée contrariée pour le Rassemblement national, empêtré dans l’interdiction du voile et la vidéo polémique de la police municipale de Carcassonne, la prise de parole de Marine Le Pen était attendue en ce jour du 31e anniversaire de l’étoile Jordan Bardella qu’elle s’emploie, sortie après sortie, à éclipser. Un discours que l’on imaginait lancer sa campagne pour la présidentielle. Non, il faudra attendre fin octobre. Elle n’a pas non plus axé son intervention sur les thèmes totems de son parti. L’immigration, l’insécurité, la préférence nationale, autant de sujets effleurés et abordés à travers une priorité sur laquelle on ne l’attendait pas : le logement. Le talon d’Achille d’Emmanuel Macron et de ses gouvernements ! La Macronie a échoué de bout en bout sur une question pourtant centrale dans le quotidien des Français. Un enjeu sous-estimé aussi par les autres candidats à l’Élysée et sur lequel elle a habilement surfé. Alors elle promet de ne pas y aller de main morte. Enterrement de la loi SRU qui impose aux communes urbaines d’atteindre un taux de 20 % à 25 % de logements sociaux pour favoriser la mixité sociale. Suppression des ZAN qui visent à interdire toute artificialisation nette des sols. Haro sur les squatteurs et démocratisation de la clim pour faire face aux épisodes de canicule appelés à se multiplier.
Risque d'effondrement
Mais pour bâtir une campagne, même en édifiant un pan sur le logement, encore faut-il avoir des fondations solides. Elles sont en réalité fragiles. La favorite des sondages est toujours engluée dans ses ennuis judiciaires dans l’affaire dite des « assistants parlementaires européens du Front national ». Ses avocats ont jusqu’au 15 octobre pour justifier son pourvoi en cassation après sa condamnation devant la cour d’appel à trois ans d’emprisonnement, dont un an sous bracelet électronique. Et si la Haute juridiction souffle le chaud contre elle, c’est toute la maison Le Pen qui risque de s’effondrer avant l’échéance suprême.