ÉDITO | Doit-on dire « bonjour » ou « merci » à ChatGPT ?
L’intelligence artificielle sera mieux encadrée dès ce dimanche : voici ce qui change pour vous Vous discutez avec un chatbot ? Vous tombez sur une image créée par intelligence artificielle ? Votre employeur u...
L’intelligence artificielle sera mieux encadrée dès ce dimanche : voici ce qui change pour vous
Vous discutez avec un chatbot ? Vous tombez sur une image créée par intelligence artificielle ? Votre employeur utilise l’IA ? De nouvelles règles européennes s’appliquent dès ce dimanche. Et elles doivent notamment permettre de savoir plus clairement quand l’intelligence artificielle intervient.
L’intelligence artificielle est déjà partout ou presque : dans les sites de vente en ligne, les publicités, les moteurs de recherche, les banques, mais aussi de plus en plus au travail. L’Europe a donc décidé de mieux l’encadrer avec son « AI Act ». Une nouvelle étape importante entre en vigueur ce 2 août.
Le principal changement pour le consommateur tient en un mot : transparence. Si vous discutez avec un chatbot, vous devez pouvoir savoir qu’il s’agit d’une intelligence artificielle et non d’un humain. Certains contenus créés ou manipulés par IA devront également être clairement identifiables. Une mesure qui doit notamment aider à repérer les « deepfakes », ces fausses images, vidéos ou sons devenus parfois très difficiles à distinguer des vrais.
Un travailleur belge sur quatre redoute que l’IA rende une partie importante de ses tâches inutiles
Ce que l’IA ne peut plus faire
L’Europe a également dressé une série de lignes rouges. Une intelligence artificielle ne peut notamment pas être conçue pour manipuler une personne en exploitant ses faiblesses.
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Les enfants sont particulièrement concernés. Un système ne peut, par exemple, profiter de leur âge pour les pousser vers un comportement qui pourrait leur nuire.
D’autres pratiques sont également interdites, comme certains systèmes de « notation » des citoyens en fonction de leur comportement ou certains usages très intrusifs de la reconnaissance faciale. Au travail, une IA ne peut pas non plus analyser le visage ou la voix d’un salarié pour tenter de déterminer ses émotions.
Et votre employeur ?
Ces règles ne sont pas anecdotiques : 27 % des travailleurs belges utilisent déjà régulièrement l’IA dans leur travail, selon une nouvelle enquête de SD Worx.
Les employeurs qui mettent ces outils à disposition doivent aussi veiller à ce que leurs travailleurs sachent suffisamment comment les utiliser. Il ne faut pas devenir expert en IA non plus, mais pouvoir s’en servir de manière sûre et garder un regard critique sur les réponses qu’elle fournit.
Et les travailleurs sont demandeurs : 61 % souhaitent davantage de transparence sur la manière dont l’IA prend ses décisions, particulièrement lorsqu’elle intervient dans le recrutement, les horaires ou encore l’évaluation du personnel.
L’arrivée de l’IA suscite aussi des craintes. Un travailleur belge sur quatre redoute qu’elle rende une partie importante de ses tâches inutiles. Mais 65 % restent convaincus que leurs qualités humaines ne pourront pas être remplacées.