“Echapper à la chaleur” : le mot d’ordre des sportifs amateurs de plus en plus matinaux pour pratiquer le sport malgré la canicule
Saint-Cyprien, Argelès-sur-Mer, Canet-en-Roussillon, Villeneuve-de-la-Raho... Avant même qu'apparaissent les premiers rayons de soleil, les joggers sillonnent les baladoirs, les plages et tous les parcours pour éviter les températures caniculaires.
Saint-Cyprien, Argelès-sur-Mer, Canet-en-Roussillon, Villeneuve-de-la-Raho... Avant même qu'apparaissent les premiers rayons de soleil, les joggers sillonnent les baladoirs, les plages et tous les parcours pour éviter les températures caniculaires.
Etre matinal devient le bouclier pour faire du sport malgré les grosses chaleurs. Dans les Pyrénées-Orientales, certains n'attendent même pas les premiers rayons de soleil. C'est le cas de Bastien, qui chausse ses chaussures de course pendant que le département est encore plongé dans la nuit noire, aux alentours de 6 heures du matin. En moyenne, le Catalan court 30 à 40 kilomètres par semaine. Un rythme "difficile à tenir en pleine ou en fin de journée", avoue-t-il. Il constate : "Tout devient plus dur avec la chaleur : la récupération, le rythme cardiaque, la fatigue."
La fraîcheur du matin, l'échappée de la canicule
"Ça ne m'empêche pas de prendre avec moi de quoi m'hydrater", précise le père de famille. Mais pour le passionné de course à pied, la fraîcheur du matin reste le seul moment où le sport est jouable. Le bord de mer, les montagnes voisines, les chemins ombragés... Les sportifs finissent par participer à une véritable chasse aux lieux où les ressentis de chaleur sont moins élevés.
Manon, kinésithérapeuthe qui organise aussi des ateliers de pilates, propose des cours dès 7 heures sur la plage. "Le cadre est déjà plus agréable", déclare-t-elle. Elle poursuit : "Et surtout, on peut travailler plus longtemps sans trop se fatiguer." Chaque matin, une dizaine de personnes suivent ses cours. Sara, 24 ans, témoigne à l'issu de la session de pilates : "Si c'était deux heures plus tard, je ne le ferai pas".
Avancer son réveil ou trouver la climatisation ?
Pour d'autres, la solution se trouve dans un tout autre lieu : les salles de sport climatisées. Océane, 19 ans, s'y rend jusqu'à quatre fois par semaine. "Avec la clim, je peux m'entraîner sans que ça altère mon effort physique. Je transpire, bien sûr, mais normalement", détaille-t-elle. Pour la jeune catalane, un chose est sûre : la chaleur ne la démotive pas. "Le sport est rentré dans ma routine donc pas question de faire une pause", souligne-t-elle. Pendant les grosses chaleurs, la cavalière a mis de côté l'idée de monter à cheval. "C'est dangereux pour le cheval comme pour moi, on pourrait se blesser", affirme-t-elle.