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E-sport. « Je n’aurais jamais pensé découvrir une telle ambiance » : fan de Counter-Strike 2, un jeune Vosgien part à Cologne pour assister à un Major

Cologne, Budapest, Austin, Shanghai, Copenhague… Ces dernières années, toutes ces villes ont accueilli un Major de Counter-Strike 2, les plus prestigieux tournois du célèbre jeu vidéo. À la clé : un prize pool ...

Cologne, Budapest, Austin, Shanghai, Copenhague… Ces dernières années, toutes ces villes ont accueilli un Major de Counter-Strike 2, les plus prestigieux tournois du célèbre jeu vidéo. À la clé : un prize pool (somme totale d’argent mise en jeu lors du tournoi) de 1 250 000 $, dont 500 000 $ pour l’équipe sacrée.

À 18 ans, Rémi rêvait de vivre un tel événement de l’intérieur. Du 18 au 21 juin, le jeune Vosgien a donc pris la direction de Cologne, en Allemagne, avec un seul objectif : soutenir son équipe de cœur, Vitality. « J’avais eu la chance de les voir à Paris, à l’Accor Arena, lors du Major en 2023. À l’époque, je n’étais pas un grand suiveur comme je le suis aujourd’hui. Maintenant, j’essaie de ne rater aucun match, même quand j’ai cours le lendemain. »

Une formation de Vitality dont Matthieu Péché a été le manager, alors que son accolyte vosgien du C2 médaillé olympique, Gauthier Klauss, a également collaboré en 2020. « Le monde de l’esport a beaucoup à apprendre du monde du sport, mais l’inverse est aussi vrai », déclarait à cette époque Matthieu Péché.

En plus de sa passion pour l’e-sport et de son attachement à son équipe favorite, Vitality, Rémi joue à Counter-Strike 2.   Photo Vincent Maheux

En plus de sa passion pour l’e-sport et de son attachement à son équipe favorite, Vitality, Rémi joue à Counter-Strike 2.   Photo Vincent Maheux

Cette première expérience parisienne a donc été un véritable tournant pour notre jeune Vosgien. « Je n’aurais jamais pensé découvrir une telle ambiance, c’était extraordinaire. Devant mon écran, lorsque je regardais de temps en temps les tournois, je n’avais pas l’impression que c’était à ce point. Ça a changé ma vision des choses. Depuis, je me suis vraiment pris au jeu, et c’est devenu une véritable passion. »

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Un voyage préparé dans les moindres détails

Le choix de Cologne ne devait rien au hasard. « Mes parents étaient d’accord pour que j’aille voir un tournoi tout seul. Mais il fallait que ça reste en Europe, dans un pays proche de la France. Cologne cochait toutes les cases. En plus, c’était le 25eᵉ grand tournoi Counter-Strike de l’histoire, toutes versions confondues, et le premier à accueillir du public dès la phase de groupes. »

En plus de sa passion pour l’e-sport et de son attachement à son équipe favorite, Vitality, Rémi joue à Counter-Strike 2.   Photo Vincent Maheux

En plus de sa passion pour l’e-sport et de son attachement à son équipe favorite, Vitality, Rémi joue à Counter-Strike 2.   Photo Vincent Maheux

Pour ce premier voyage en solitaire à l’étranger, Rémi avait tout préparé dans les moindres détails. Voiture prêtée par ses parents, hôtel réservé à quelques minutes à pied de l’Arena, billets achetés plusieurs mois à l’avance… Tout avait été soigneusement anticipé. « Mes parents me font confiance. Depuis Neufchâteau, il y a cinq heures de route pour rejoindre Cologne. Ce n’est pas non plus Shanghai ! (rires) Donc, ça n’a pas été trop difficile. Le plus cher, et le plus compliqué à obtenir, ce sont les places. Le package des billets pour les quatre jours m’a coûté 419 €. »

Une déception sportive

Au total, ce séjour lui est revenu entre 1 000 et 1 500 €. Une somme qu’il ne regrette absolument pas. « Sincèrement, si c’était à refaire, je le referais. Je ne compare jamais le sport et l’e-sport, mais l’ambiance ressemblait vraiment à celle d’un match de football. C’était fantastique. »

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Le séjour a toutefois été marqué par une déconvenue : l’élimination prématurée de Vitality, dont fait partie le Vosgien Dan « apEX » Madesclaire, en quarts de finale. « Malheureusement, j’ai assisté à cette défaite contre Team Falcons. C’est une déception, ça s’est joué à rien (11-13, 13-11, 11-13). Mais c’est une équipe qui nous pose toujours des problèmes. Et quand on voit que c’est elle qui a remporté le tournoi, on a un peu moins de regrets. Malgré tout, j’ai passé un super moment. J’étais dans ma bulle, à fond derrière eux. »

Loin de refroidir sa passion, cette première expérience lui a donné envie de repartir. « Je suis devenu un addict (rires). Si j’ai les moyens, que ma situation me le permet et que j’ai encore la flamme pour “CS”, j’ai envie d’aller à Kraków (Cracovie), en Pologne, en février 2027, pour l’IEM (Major). Mais je sais que c’est une folie : il y a 14 heures de route si je prends la voiture, rien que pour l’aller. Peut-être en avion… Honnêtement, on verra. Mais oui, je veux revivre ça ! »

Counter-Strike 2, c’est quoi au juste ?

Longtemps considéré comme une référence du jeu vidéo compétitif, Counter-Strike 2 est la nouvelle version de Counter-Strike : Global Offensive, sorti en 2023. Le principe est simple : deux équipes de cinq joueurs s’affrontent. Les terroristes doivent poser une bombe, tandis que les antiterroristes tentent de les en empêcher ou de la désamorcer. Mais derrière ces règles faciles à comprendre se cache un jeu exigeant, où la précision, la stratégie et la communication font la différence.

Un jeu gratuit qui séduit des millions de joueurs

La série Counter-Strike est présente sur la scène de l’e-sport depuis le début des années 2000. Les plus grandes compétitions, appelées « Majors », existent depuis 2013 et rassemblent les meilleures équipes mondiales devant des salles combles et des millions de spectateurs en ligne. À l’image d’un championnat du monde dans un sport traditionnel, ces rendez-vous sont le rêve de tous les joueurs professionnels. Grâce à son accessibilité, puisqu’il est gratuit, à son suspense permanent et à un niveau de compétition exceptionnel, Counter-Strike est devenu l’un des jeux les plus populaires et les plus suivis de l’histoire de l’e-sport.