Du jus de cornichon à la transformation de la gagne… Dans la tête de Théo Vidal pour sa première à Pierre-Fabre avec le CO
Auteur de la transformation de la gagne, ce samedi 19 septembre face à Toulon (29-27), l’ouvreur Théo Vidal vit des débuts idylliques avec le CO, malgré le grand saut qu’il a dû opérer entre la Nationale et le Top 14.
l'essentiel Auteur de la transformation de la gagne, ce samedi 19 septembre face à Toulon (29-27), l’ouvreur Théo Vidal vit des débuts idylliques avec le CO, malgré le grand saut qu’il a dû opérer entre la Nationale et le Top 14.
Alors qu’il attendait, assis sur une chaise blanche, son tour pour passer devant les journalistes en conférence de presse d’après-match, Théo Vidal a vu le directeur du rugby de Toulon, Pierre Mignoni, lui adresser une tape sur l’épaule en guise de félicitations. Toujours un geste fort pour un ouvreur, quand un ancien demi de mêlée de la trempe du Varois (28 sélections en Bleus) salue la prestation d’un adversaire.
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"Il n’y a pas beaucoup d'extraterrestres dans ce sport, mais il en existe, la preuve. On a toujours un œil, au RCT, sur ces compétitions (en dessous de la Pro D2, ndlr), car il y a des ovnis qui sortent, remarque Mignoni, dont le club a repéré Gabin Villière (Rouen, 2019) et Gaël Dréan (Rennes, 2022) en Fédérale 1. Bravo à lui, il a converti une transformation qui n’était pas simple."
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Sur les 22 mètres, dans le coin gauche (4/5 face aux perches). Celle qui a permis au Castres Olympique de passer pour la première et seule fois du match devant au score, afin de l’emporter face aux Toulonnais, ce samedi 19 septembre (29-27). "Je ne ressens pas grand-chose parce que je suis mort depuis la 45e, se marrait Vidal. J’avais des crampes au mollet. La fin de partie a été compliquée. On m’a fait boire du jus de cornichon ou je ne sais pas quoi. Ça n’a pas trop fonctionné (rires). J’ai quand même eu de la réussite, car je tape la transformation trop à gauche à mon goût. Je pense qu’on avait une bonne étoile."
Encore en acclimatation
Cette étoile trône au-dessus de la tête du Bigourdan depuis plusieurs mois déjà. Après une saison pleine en Nationale avec le SCA l’an passé, le joueur de 27 ans a changé d’univers en ralliant le Castres Olympique et le Top 14 cet été. "J’ai fait trois semaines de préparation avec Albi et du jour au lendemain, fin juillet, Xavier (Sadourny) m’a appelé et m’a dit que c’était bon. J’ai dit oui et n’ai pas eu le temps de réfléchir. Je suis un peu dans le déni et ne me rends pas trop compte des choses. Je veux juste pour continuer à jouer au rugby comme j’aime le faire."
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"Content de ne pas avoir encore trop de pression", le Saint-Laryen signe des débuts très propres avec le CO. Sa rentrée à Perpignan fut convaincante, idem pour sa première titularisation ce week-end face aux Varois, avec entre autres ce retour intérieur parfait vers Théo Chabouni sur l’essai d’Adam Vargas.
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Vidal laisse déjà deviner ses qualités d’animateur qui ont séduit son manager, même s’il lui en reste sous le coude. "Je commence à prendre mes repères. Je suis encore en rodage. Je n’ai pas fait tout ce que je voulais dans mes annonces offensives aujourd’hui (ce samedi). Ça va venir petit à petit, en connaissant mieux les mecs et le plan de jeu", positive le demi d’ouverture, qui s’adapte également à ce rythme différent de celui connu jusqu’ici, "avec beaucoup moins de pauses et donc moins de récupération pendant la rencontre". En bon ovni, Vidal semble avoir les moyens de ne pas être une étoile filante. Plutôt un astre que beaucoup admirent.