Doubs. Disparition d’Aude Fagot : son corps retrouvé dans une forêt suisse
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Disparition d’Aude Fagot : son corps retrouvé dans une forêt suisse
L’infirmière de 44 ans, domiciliée à Jougne, avait disparu fin mai. Toutes les pistes étaient envisagées, mais la découverte du corps d’Aude Fagot ce 23 août dans la forêt de Baulmes, en Suisse, apporte un triste épilogue aux investigations. L’enquête retient l’hypothèse d’un suicide par pendaison, sans « intervention d’un tiers ».
Willy Graff -
Aujourd’hui à 13:00 | mis à jour aujourd’hui à 16:11
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Le suspense s’achève de la pire des manières possibles. La disparition d’Aude Fagot, le 31 mai dernier à Jougne, avait depuis suscité mille et une hypothèses, et peu d’entre elles étaient rassurantes. Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a coupé court aux conjectures ce jeudi en annonçant la découverte de son corps.
Depuis trois mois, de nombreuses recherches avaient été lancées pour tenter de retrouver Aude Fagot Photo ER
Un tatouage qui laissait peu de place aux doutes
Aude Fagot a été retrouvée le 23 août dernier par des promeneurs dans les bois de Baulmes, en Suisse, à une vingtaine de minutes en voiture de son domicile. Le secteur était « dépourvu de chemins d’accès », précise le procureur.
« Le ministère public vaudois a été saisi et une autopsie a été réalisée le 26 août, dont les conclusions tendent à une mort par pendaison et ne mettent pas en évidence l’intervention d’un tiers », indique Cédric Logelin. Un tatouage sur le cou laissait peu de place aux doutes, mais l’identité de la défunte a été confirmée par des vérifications ADN, effectuées deux jours plus tard.
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Lundi 8 juin, à Jougne, une battue citoyenne avait regroupé 250 volontaires aux côtés des gendarmes, mais ces efforts n’avaient pas abouti. Photo Laurie Marsot
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Lundi 8 juin, à Jougne, une battue citoyenne avait regroupé 250 volontaires aux côtés des gendarmes, mais ces efforts n’avaient pas abouti. Photo Laurie Marsot
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Lundi 8 juin, à Jougne, une battue citoyenne avait regroupé 250 volontaires aux côtés des gendarmes, mais ces efforts n’avaient pas abouti. Photo Laurie Marsot
Des examens complémentaires en cours
« Des examens complémentaires ont été demandés par les autorités suisses, dont les résultats ne sont pas encore connus », prolonge le procureur. Selon nos informations, ces examens post-mortem portant sur ces prélévements d'organes et de tissus doivent simplement préciser et détailler certains constats médico-légaux.
Côté français, une information judiciaire avait été ouverte pour « enlèvement et séquestration », et le juge d’instruction bisontin en charge du dossier va désormais collaborer avec les magistrats suisses pour clore la procédure.
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De nombreuses personnes - proches, forces de l’ordre, pompiers ou simples citoyens - s’étaient mobilisées ces dernières semaines lors de différentes battues, avec le renfort ponctuel de chiens spécialisés dans les recherches de cadavres, pour tenter de retrouver Aude Fagot. En vain.
Deux corps découverts en peu de temps
Timing peu commun, l'annonce de cette funeste découverte intervient trois jours après celle d'un autre corps de femme, sur la commune de Thoraise. Cette seconde défunte pourrait être Sonia Vacheret, une enseignante du lycée Jules-Haag à Besançon disparue depuis le 9 mai dernier.
Une analyse ADN est en cours pour confirmer son identité. Et la piste d'un suicide serait, là encore, privilégiée par les gendarmes en charge de l'enquête.
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