« Don’t Breathe » a 10 ans, et son impact dépasse le simple culte
Pop Culture Sorti en 2016, « Don’t Breathe » a transformé un concept minimaliste en carton mondial. Dix ans après, son influence se voit encore dans l’horreur. Don't breathe — Ghost House Pictures / PR-AD...
Pop Culture
Sorti en 2016, « Don’t Breathe » a transformé un concept minimaliste en carton mondial. Dix ans après, son influence se voit encore dans l’horreur.
En bref
- Le film fête ses 10 ans
- Succès massif pour un budget minuscule
- Son influence pèse encore sur l’horreur
À peine 9 millions d’euros de budget, environ 145 millions d’euros de recettes mondiales. Dix ans après, Don’t Breathe reste le genre de film qui rappelle qu’en horreur, une bonne idée vaut parfois bien plus qu’un gros chéquier.
Le contraste est là. En 2016, peu de monde voyait dans le thriller d’intrusion de Fede Álvarez un futur classique culte. Le film, porté par Screen Gems et Sony Pictures, a pourtant assez bien marché pour lancer une suite, même si cette piste ne donnera pas grand-chose.
Un petit film devenu énorme
Ce qui frappe encore, c’est l’économie du projet. Un décor presque unique, une poignée de personnages, une mécanique simple. Et un résultat qui, lui, ne l’est pas du tout.
Dans Detroit, Rocky, jouée par Jane Levy, veut partir en Californie avec sa petite sœur. Elle accepte un cambriolage avec son petit ami Money (Daniel Zovatto) et son ami Alex (Dylan Minnette). La cible, Norman Nordstrom, incarné par Stephen Lang, vit seul avec l’argent reçu après la mort de sa fille, tuée par une conductrice aisée. Il est aveugle. Sur le papier, le coup paraît simple. Évidemment, non.
Le concept qui a fait taire les salles
Le vrai tour de force est là. Fede Álvarez ne filme pas juste un tueur de plus. Il transforme Norman en présence physique, presque animale, qui connaît chaque recoin de sa maison et renverse instantanément le rapport de force.
Du coup, le film impose sa règle au public lui-même. Les personnages doivent éviter le moindre bruit, et la salle suit. On regarde presque en apnée. Ce n’est pas qu’un gadget de mise en scène, c’est une idée de cinéma très concrète, très efficace, qui tient étonnamment bien jusqu’au bout.
Et puis il y a ce twist du troisième acte. Toujours aussi dérangeant, toujours autant commenté aujourd’hui. C’est aussi là que le film a vraiment verrouillé son statut culte.
Le moment où Fede Álvarez a changé de dimension
Après Evil Dead en 2013, Álvarez retrouvait Jane Levy pour un projet entièrement original, coécrit avec Rodo Sayagues. C’était le vrai test. Pas un remake, pas une marque installée, juste sa propre vision.
La suite de sa carrière a été plus irrégulière. The Girl in the Spider’s Web n’a pas vraiment confirmé l’élan. Mais son crédit dans l’horreur, lui, était intact. En 2024, il signe Alien: Romulus, relance la franchise et pousse encore plus haut le curseur commercial avec environ 322 millions d’euros au box-office mondial.
Un film-charnière pour ses acteurs, pas pour sa franchise
Pour Jane Levy, Rocky demandait autre chose que l’énergie frontale de Evil Dead. Moins de cris, moins de dialogue, plus de jeu dans le regard et le corps. Elle trouvera ensuite un vrai terrain en télévision, avec Castle Rock puis Zoey’s Extraordinary Playlist. Son prochain film, Whalefall, arrivera cet automne.
Mais la grande surprise, quand même, c’était Stephen Lang. Souvent associé à Avatar, il compose ici un antagoniste marquant, assez fort pour pousser le studio à centrer Don’t Breathe 2 sur lui. Mauvaise idée, visiblement. En antihéros, le personnage fonctionnait moins bien.
Reste l’essentiel. Le premier film, lui, tient toujours. Et il est actuellement disponible sur Netflix, preuve qu’un thriller malin peut vieillir bien mieux qu’une franchise forcée.
Morgan Fromentin
Spécialiste Pop Culture
Depuis 2018, je décrypte l'actualité technologique ainsi que les dernières nouveautés cinéma et séries sur Begeek.fr.
Une erreur dans cet article ?Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.
Sujets
Lisez Begeek en priorité sur Google
Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.
Ajouter à mes sourcesNewsletter
Chaque soir à 19 heures, l'essentiel de l'actualité sélectionné par la rédaction de Begeek. Cinq minutes de lecture et zéro bruit.
Je m'abonne gratuitementÀ découvrir
La suite, sélectionnée pour vous.
Begeek · 28 Août · 19h00
Pourquoi le marketing de Reign of Fire a laissé le public sur le carreau
Affiches et bande-annonce promettaient une guerre totale contre les dragons. Le film avec Christian Bale racontait en fait quelque chose de bien plus resserré.
Begeek · 28 Août · 18h00
Man of Tomorrow boucle son tournage, et Nicholas Hoult fête ça au lac
Le prochain film centré sur le Superman de David Corenswet a terminé son tournage. Un signal important pour la suite du nouvel univers DC.
Begeek · 28 Août · 17h00
Halo au cinéma, l’échec oublié qui rend la série encore plus amère
Avant la série Paramount+, Halo devait devenir un film signé Neill Blomkamp. Son abandon pèse encore, et on comprend pourquoi.
Begeek · 28 Août · 15h00
Lanterns sur HBO Max cache un lien discret avec un western culte
La série DC joue le polar rural, mais elle partage aussi deux acteurs avec No Country for Old Men. Un détail discret, révélateur de son ton.
Begeek · 28 Août · 13h00
Rupert Grint revient dans l’univers Harry Potter, mais pas là où on l’attend
Pendant que la série Harry Potter se prépare chez HBO, Rupert Grint reprend enfin Ron Weasley, cette fois sur scène à Broadway.
Begeek · 28 Août · 11h00
Star Wars: qui est Kade Auberon, le personnage de Ryan Gosling ?
Le nom du héros de Star Wars: Starfighter est connu, et trois pistes dominent déjà chez les fans. Elles disent surtout ce que le film veut raconter en 2027.