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DIRECT- Guerre au Moyen-Orient : Marco Rubio met en garde contre un “très dangereux précédent” pour l’économie mondiale

Le ministre américain de la Défense a estimé que la guerre en Iran devrait coûter 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis jusque fin septembre, une hausse de près de 30% par rapport à la dernière estimation, d...

Le ministre américain de la Défense a estimé que la guerre en Iran devrait coûter 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis jusque fin septembre, une hausse de près de 30% par rapport à la dernière estimation, de 29 milliards.

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La défense antiaérienne a été activée à Téhéran

Le système de défense antiaérienne a été activé à Téhéran dans la nuit de mardi à mercredi, a affirmé la télévision d'Etat iranienne, après l'annonce par les Etats-Unis d'une nouvelle salve de frappes contre le pays.

"Des sources d'information ont rapporté il y a quelques minutes que des activités de défense antiaérienne ont été entendues dans l'ouest, l'est et le nord-est de Téhéran", a-t-elle indiqué sur Telegram. Des explosions ont aussi été rapportées par l'agence iranienne d'Etat Irna à Bouchehr (sud-ouest), où se trouve la seule centrale nucléaire civile en fonctionnement d'Iran, ainsi que des frappes dans le sud et le nord-ouest de l'Iran.

Les Etats-Unis ont lancé une nouvelle salve de frappes en Iran

Les Etats-Unis ont lancé mardi une nouvelle salve de frappes en Iran pour la "onzième nuit consécutive", a annoncé l'armée américaine.

Ces frappes, qui ont débuté à 23H00 GMT (1h00 heure belge), "visent à continuer à affaiblir la capacité de l'Iran à menacer le trafic maritime commercial dans le détroit d'Ormuz", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

L'armée américaine a annoncé plus tard dans un communiqué la fin, à 00H15 GMT, de cette vague de frappes.

Le Centcom "a visé des centres d'opérations militaires iraniens, des capacités maritimes, des hangars d'aéronefs, des installations de stockage de drones ainsi que des infrastructures logistiques militaires".

Parallèlement, le système de défense antiaérienne a été activé à Téhéran dans la nuit, a affirmé la télévision d'Etat iranienne, après cette annonce d'une nouvelle salve de frappes américaines contre le pays. Il s'agit d'une première depuis la dernière escalade de la guerre avec les États-Unis.

"Des sources d'information ont rapporté il y a quelques minutes que des activités de défense antiaérienne ont été entendues dans l'ouest, l'est et le nord-est de Téhéran", ville de 15 millions d'habitants, a-t-elle indiqué sur Telegram. 

Des explosions ont aussi été rapportées par l'agence iranienne d'Etat Irna à Bouchehr (sud-ouest), où se trouve la seule centrale nucléaire civile en fonctionnement d'Iran, ainsi que des frappes dans le sud et le nord-ouest de l'Iran.

Les prix du pétrole continuent à monter

Les prix du pétrole grimpaient mercredi après le lancement d'une nouvelle salve de frappes américaines en Iran. Les marchés financiers s'inquiètent des menaces sur le trafic en mer Rouge.

L'Iran cache des centrifugeuses nucléaires, selon Israël, rapporte le Wall Street Journal

Les services de renseignement israéliens pensent que l'Iran a caché des milliers de centrifugeuses d'enrichissement d'uranium dans des tunnels sous le complexe nucléaire de Kolang Gaz La, également connu sous le nom de "Montagne de la pioche" (Pickaxe Mountain) en français. C'est ce que rapporte le Wall Street Journal, en s'appuyant sur des sources israéliennes et américaines.

Les centrifugeuses ont déjà été déplacées l'automne dernier, d'après Israël, qui avait ensuite bombardé, avec les Etats-Unis, les installations nucléaires iraniennes près de Pickaxe. En juin 2025, l'armée américaine avait bombardé l'ancien complexe de Natanz.

Israël fait depuis longtemps pression pour reprendre ce type d'attaques aériennes contre l'Iran afin d'empêcher le pays de reconstruire son programme nucléaire. L'armée américaine a bombardé plusieurs sites ces derniers jours, principalement pour réduire la capacité de l'Iran à attaquer les navires et leurs équipages dans le détroit d'Ormuz. 

Le ministre américain de la Défense estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran

Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, une hausse de près de 30% par rapport au dernier chiffre de 29 milliards.

"L'estimation que nous avons à ce jour est de 37,5 milliards de dollars", a déclaré Pete Hegseth devant une commission du Sénat américain, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu'à fin septembre. 

Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.

M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire".

Mais la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a contesté cette évaluation, affirmant que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés.

"Pourquoi demandez-vous au peuple américain d'assumer le coût d'une guerre qu'il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés?", a-t-elle demandé.

Selon le ministre, cet argent a été "affecté" à d'autres projets du président Donald Trump comme le "Dôme d'or américain" ou encore d'autres investissements dans l'armement.

Les fonds demandés ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de la reconstruction des bases militaires américaines au Moyen-Orient.

D'autres sénateurs ont exprimé leur frustration, réclamant plus de détails sur la stratégie de Donald Trump afin de remporter la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons besoin de réponses claires et d'un discours franc", a estimé le sénateur John Kennedy, un républicain, tout en interrogeant les responsables sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le détroit d'Ormuz.

Pete Hegseth et Dan Caine n'ont pas précisé si l'Iran imposerait des droits de passage aux navires souhaitant emprunter le détroit.

Autoriser l'Iran à contrôler le détroit d'Ormuz créerait un "dangereux précédent"

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a affirmé mercredi qu'autoriser l'Iran à contrôler le détroit d'Ormuz créerait un "dangereux précédent" avec des conséquences au-delà même du Moyen-Orient, où Téhéran et Washington ont repris leurs hostilités.

"Si nous créons un précédent au Moyen-Orient où un Etat-nation peut décider de contrôler une voie navigable internationale, faire payer un péage et faire exploser des bateaux si l'on ne paie pas, nous créerons un très dangereux précédent qui se répétera dans d'autres parties du monde, y compris dans cette région", a déclaré Marco Rubio lors d'une réunion avec l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) à Manille, aux Philippines.

"Au fond, c'est très simple. L'Iran revendique le droit, dont il ne dispose en vertu d'aucun mécanisme juridique existant, de contrôler le trafic transitant par le détroit d'Ormuz", a-t-il relevé.

Or "il existe un principe fondamental en matière de liberté de navigation, et celui-ci est menacé. Je pense que l'économie mondiale est menacée, tout comme les règles qui ont régi le commerce international depuis 150 ans, et nous ne pouvons pas laisser cela se produire", a-t-il ajouté.

Téhéran verrouille de nouveau le détroit d'Ormuz et Washington a repris son blocus des ports iraniens depuis la relance il y a deux semaines des affrontements, qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Les propos de M. Rubio interviennent alors que la région Asie-Pacifique est elle-même confrontée aux agissements de la Chine en mer de Chine méridionale, autre voie maritime cruciale pour le commerce mondial.

"Les Etats-Unis restent ouverts et disposés à mener des négociations et des discussions positives et constructives, à condition que les engagements pris soient respectés", a dit M. Rubio, déplorant que les autorités iraniennes "ne prennent pas les négociations au sérieux".

"S'ils sont sérieux, nous le serons aussi. S'ils ne le sont pas, alors nous ferons le nécessaire pour protéger nos intérêts ainsi que ceux de nos alliés", a poursuivi le chef de la diplomatie américaine.

M. Rubio participe à une réunion de ses homologues de l'Asean et doit prendre part en marge à plusieurs rendez-vous, notamment avec les autres pays du Quad (Inde, Japon, Australie) et, plus tard mercredi, avec le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.

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Drones abattus près du consulat américain en Irak

Des explosions ont été entendues à Erbil (nord de l'Irak) après que les défenses antiaériennes ont abattu des drones près du consulat américain de la ville, selon le correspondant de l'AFP sur place.

Trump n'en a "pas fini du tout" avec l'Iran

Le président américain a déclaré que les Etats-Unis n'en avaient "pas fini du tout" avec l'Iran, et a prévenu que la prochaine cible pourrait être un complexe nucléaire souterrain secret dans la montagne Kolang, dans le centre du pays.

"Nous allons frapper cette zone probablement très bientôt. Et ils ne peuvent rien y faire", a-t-il assuré.

Donald Trump a par ailleurs assuré que les Etats-Unis réagiraient contre les Houthis si le groupe de rebelles yémenites, allié de l'Iran, tentait de bloquer le trafic maritime en mer Rouge.

Trump assure à Netanyahu qu'il ne sera pas arrêté aux Etats-Unis "sous quelque forme que ce soit"

Le Koweït convoque l'ambassadeur d'Iran

Le ministère koweïtien des Affaires étrangères a annoncé avoir convoqué l'ambassadeur d'Iran pour protester contre une attaque qui a visé la veille un pétrolier koweïtien dans le détroit d'Ormuz, faisant plusieurs blessés.

Un représentant du ministère "a remis une note de protestation concernant le ciblage par l'Iran du pétrolier", selon le ministère.

Des correspondants de l'AFP ont entendu des explosions dans les capitales du Koweït et de Bahreïn. Le Koweït a rapporté avoir intercepté des tirs iraniens.

Convocation du chargé d'affaires iranien en France

Le chargé d'affaires iranien en France a été convoqué après que le Quai d'Orsay eut dénoncé une agression de deux diplomates français en poste à Téhéran.

Ils ont été "détenus sans raison pendant plusieurs heures, interrogés et, pour l'un d'eux, molesté", selon Paris.

Les rebelles houthis annoncent un blocus maritime contre l'Arabie saoudite avec "effet immédiat"

Attaques iraniennes en Jordanie

"Les défenses aériennes ont intercepté et abattu trois missiles iraniens à la mi-journée", a annoncé l'armée iranienne, ajoutant qu'il n'y avait pas eu de blessés ou dégâts. Un peu plus tôt, elle avait fait état de l'interception de cinq drones.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

Liban: l'armée se déploie dans les "zones pilotes" du sud

L'armée libanaise a entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

En parallèle, le président libanais Joseph Aoun a été reçu à la Maison Blanche, où Donald Trump a dit vouloir "beaucoup aider" son pays.

La menace de l'Iran : l'accès à la mer Rouge bloqué par les Houthis en cas d'attaque américaine sur les infrastructures énergétiques iraniennes