Dieselgate : “Le dossier n’a jamais été aussi solide : il ne manque que la mobilisation des Français”, une action collective lancée contre le groupe Volkswagen
Les avocats Christophe Lèguevaques et Duncan Fairgrieve ont lancé, le 18 septembre, une action collective en France contre Volkswagen, onze ans après le scandale dit du "dieselgate". Une audience cruciale est prévue le 18 décembre pour déterminer la suite judiciaire.
l'essentiel Les avocats Christophe Lèguevaques et Duncan Fairgrieve ont lancé, le 18 septembre, une action collective en France contre Volkswagen, onze ans après le scandale dit du "dieselgate". Une audience cruciale est prévue le 18 décembre pour déterminer la suite judiciaire.
Les avocats Me Christophe Lèguevaques et Me Duncan Fairgrieve ont choisi la date anniversaire du scandale automobile du "dieselgate" pour lancer une étape importante du combat judiciaire contre le géant automobile allemand Volkswagen, en France.
Onze ans après la révélation du scandale, une action collective est lancée, avec en ligne de mire, l'audience du 18 décembre, pour les victimes françaises. C'est à cette occasion que la justice française constatera l'existence des parties civiles et décidera de la suite, comme l'explique Me Lèguevaques, à l'occasion d'une conférence de presse donnée ce vendredi 18 septembre.
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Pour les victimes, c'est l'espoir de toucher "entre 3 000 et 6 000 euros" de dédommagement. Une reconnaissance des frais engagés, des difficultés vécues et aussi des risques pris, comme l'a assuré, anonymement, une victime, auprès de l'avocat toulousain.
Près de 950 000 véhicules concernés en France
"Quand on tombe en panne sur l'autoroute, ça fait peur !", a-t-elle confié, expliquant avoir vécu des années avec un véhicule tombant mystérieusement en panne dès qu'il roulait depuis plus d'une heure d'affilée. Maltraitée par de nombreux garages et concessionnaires, elle a fini par comprendre que sa voiture, comme près de 950 000 autres en France, avait été truquée par le constructeur Volkswagen.
Pour rappel, le scandale du Dieselgate a établi que le constructeur avait équipé de nombreux véhicules de logiciels truqueurs pour que les tests d'émissions de particules fines leur soient favorables.
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Cela concerne près d'un milliard de véhicules dans le monde, comme l'a rappelé Me Duncan Fairgrieve. Mais si les victimes britanniques, allemandes ou américaines ont pu être dédommagées, la France, elle, attend toujours. "C'est le même produit, le même procédé, mais pas la même réponse partout", déplore l'avocat anglais, qui parle de "situation très injuste" pour les victimes françaises.
"Ne tardez pas trop"
Pour leur permettre "de se faire entendre et de se faire respecter", selon les termes de Me Christophe Lèguevaques, une page a été créée ce 18 septembre à midi, sur myleo.legal. Elle propose aux victimes ayant gardé toutes les preuves des frais engagés et du préjudice subi, de se signaler, d'ici le 15 décembre prochain.
Elles seraient déjà plusieurs centaines à s'être pré-inscrites, et les deux avocats espèrent voir davantage de Français se saisir de cet outil. "Ne tardez pas trop", leur adresse Me Lèguevaques. "Le temps n'efface rien, il révèle. Onze ans après, le dossier n'a jamais été aussi solide : il ne manque que la mobilisation des Français", conclut-il.
Qui peut se manifester?
Le site myleo.legal détaille les modalités de participation à l'action collective. "Tout propriétaire, actuel ou ancien, d'un véhicule du groupe Volkswagen (Volkswagen, Audi, Seat, Škoda) équipé du moteur diesel EA189, acquis en France entre 2009 et 2016, est susceptible d'être concerné. La liste détaillée des véhicules concernés est disponible sur myleo.legal.