Deux sur deux pour les relais 4x400m belges, qualifiés pour la finale de leur épreuve à l’Euro de Birmingham : “On peut encore aller plus vite”
Deux sur deux pour les équipes belges de relais 4x400m, ce vendredi, aux championnats d'Europe de Birmingham. Les Belgian Tornados comme les Belgian Cheetahs se sont qualifiés pour la finale de leur épreuve res...
Deux sur deux pour les équipes belges de relais 4x400m, ce vendredi, aux championnats d'Europe de Birmingham. Les Belgian Tornados comme les Belgian Cheetahs se sont qualifiés pour la finale de leur épreuve respective.
Ce qui était particulièrement important pour l'équipe féminine, laquelle n'avait pas réussi à décrocher sa qualification directe pour les Mondiaux 2027 de Pékin et aura une occasion de réussir un bon chrono ce dimanche.
Les Belgian Cheetahs doivent, en tout cas, une fière chandelle à Helena Ponette ! À la veille de sa finale sur 400m, l'Ostendaise (qui n'a pas donné d'interview après la course afin de privilégier sa récupération) a accepté de se mettre au service du collectif.
Et permis à l'équipe de remonter d'une position peu enviable, lors du dernier tour, jusqu'à la quatrième place (3.26.59). Le chrono allait suffire pour valider, à l'issue de la seconde série, une qualification au temps.
Papa sénégalais, projet humanitaire, TDAH : qui est Saliyya Guisse ? "Elle a dû apprendre à rester concentrée au moment des compétitions""Mission accomplie ! Nous avons eu un peu peur de ne pas passer, mais on a vu pendant l'autre course que cela n'allait pas si vite, notre course était plus relevée", lance Paulien Couckuyt. "Nous étions en confiance grâce à nos résultats individuels cette semaine, mais nous ne savions pas exactement où nous situer. Finalement, cela s'est bien passé. Nous avons devancé de bonnes équipes, dont la Norvège, et cela signifie quelque chose."
Quatrième de la finale du 400m haies, Couckuyt a donné le témoin en troisième position à Kylie Lambert, laquelle avait obtenu la préséance sur Ilana Hanssens.
La sprinteuse d'Enghien a rapidement perdu du terrain sur la concurrence mais elle s'est ensuite bien battue pour limiter les dégâts.
"ce n'était pas simple, je savais que les autres filles, plus rapides, allaient revenir et la situation a été compliquée à gérer. je ne savais pas si elles allaient rester à côté de moi ou se mettre devant. J'ai essayé de donner le témoin dans les meilleures conditions à Camille mais j'avais la vue un peu bouchée en raison de la fille devant moi qui allait de gauche à droite. On a cependant fini par se trouver !"

Camille Laus acquiesce : "Ce n'était pas un passage facile, c'était un peu la cohue et je n'ai pas osé trop partir. Disons que c'était un bon échauffement pour la finale, j'ai toujours besoin d'une course pour me mettre en jambes."
Chloé Herbiet veut prendre des risques et faire sa course lors du 10 000 m à l'Euro de Birmingham : "Il faut que j'ose accompagner les meilleures"La Tournaisienne, qui a transmis en sixième positition, souligne la régularité des Belgian Cheetahs, qui ont atteint toutes les finales en extérieur auxquelles elles ont participé depuis 2018 et ce, "quelle que soit l'équipe".
"L'objectif était d'atteindre la finale et on va voir ce qu'on peut faire pour améliorer la course et le chrono (NdlR: le septième des finalistes que sont la Grande-Bretagne, l'Espagne, la France, les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Italie et la Pologne). On va évidemment en profiter !"
Les Tornados en force
Du côté des Belgian Tornados, le discours était également à l'optimisme et à l'ambition après des séries globalement bien menées.
Le relais masculin, composé de Jonathan Sacoor, Dylan Borlée, Julien Watrin et Daniel Segers, a terminé deuxième de sa course, derrière une Italie étonnamment rapide (2.58.10, record des championnats), avec un chrono de 2.59.35.
Le bonheur de Saliyya Guisse, médaillée d'argent du triple saut : "Dans ma tête, j'étais partie pour être championne d'Europe !"Et notre premier relayeur de résumer le sentiment général : "Une bonne équipe et un bon chrono face à une forte concurrence. Seul Daniel était douteux mais il a finalement été décidé de l'aligner : il se sent bien et en tant que quatrième relayeur, il avait l'occasion d'accumuler un peu de confiance."
Jonathan Sacoor aurait voulu donner en première position pour alléger un peu la pression sur l'équipe mais "tout le monde était en bonne position, a couru de manière confortable, avec un chrono sous les 3 minutes à la clé. Nous savons que nous en avons encore dans le réservoir."
"La concurrence était solide mais nous nous y attendions en voyant la vitesse en individuel. Ça va être une belle finale, prévient Dylan Borlée, qui a appris en zone mixte la disqualfication de la France. On ne pouvait rien laisser au hasard avec cette densité, même s'il y avait un gap. Il fallait donner de la confiance à l'équipe. Cela a aussi permis à Daniel de ne pas tout donner. C'est de bon augure pour dimanche."
Julien Watrin, en deuxième position, s'est "senti à l'aise", même si l'Italien face à lui a fini fort. "Je pense que tout le monde a bien couru, on a gagné en confiance avant la finale, c'est très positif."

Finaliste du 400m en semaine, Daniel Segers indiquait s'être bien senti et avoir pu "laisser la pharmacie à la maison".
guillementIl y avait un écart mais je ne savais qu'il n'était pas nécessaire de pousser.
"Le coach m'a demandé de courir, j'ai fait mon job avec plaisir", dit le quatrième relayeur. "Il y avait un écart mais je ne savais qu'il n'était pas nécessaire de pousser. J'ai contrôlé la course et on entre en finale avec le deuxième chrono des engagés. On peut aller encore beaucoup plus vite."
D'autres équipes pourront toutefois, elles aussi, se renforcer et une course n'est évidemment pas l'autre. L'Italie, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Pologne, la Grande-Bretagne, la Hongrie et la Suisse accompagneront notre pays en finale.
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