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Deux enseignantes de Menton vont marcher quatre jours dans le désert marocain pour soutenir des associations

Céline Bentz et Sandy Dimino, deux enseignantes de Menton âgées de 46 ans, se sont lancé un défi un peu fou : participer au Rose Trip Maroc, en octobre. Et vivre une aventure humaine, sportive et solidaire.

Dans quelques mois, Céline Bentz et Sandy Dimino fouleront pour la première fois le désert de Merzouga. Les deux amies de 46 ans, enseignantes à Menton, se sont inscrites à la 8e édition de Rose Trip Maroc. Un trek d’orientation 100 % féminin et solidaire organisé du 22 au 28 octobre 2026.

« On se connaît depuis plus de 20 ans et on fait toutes les deux du sport, introduit Sandy. J’avais envie de faire un trek depuis longtemps, mais les dates tombaient toujours hors vacances scolaires. » Cette année, les étoiles se sont alignées. « Le Rose Trip tombe pendant les vacances de la Toussaint et nos enfants sont assez grands, poursuit-elle. On s’est dit que c’était le moment de le faire, et de faire quelque chose pour soi. » Elle marque une pause et conclut en riant : « C’est peut-être la crise de la quarantaine ».

Le binôme représenté par un cactus fleuri s’est inscrit dans la catégorie intermédiaire « Open ». « Ce n’est pas une course de rapidité, mais un trek d’orientation sur quatre jours », explique Céline Bentz. Qui prévient : « Ce n’est pas notre point fort, mais c’est ce qui rend l’aventure encore plus belle ! »

Équipées d’une boussole, d’une carte, d’un rapporteur topographique et de bonnes chaussures de randonnée, les deux amies devront parcourir entre 15 et 20 km par jour avec un dénivelé positif de 500 m. Et bivouaquer dans le désert. Une première pour elles.

« Nous avons trois boucles à faire en trois jours, poursuit Céline. La dernière étape est plus solidaire. Nous allons grimper une dune et faire une chaîne humaine pour soutenir l’association Ruban Rose. »

« On aurait pu prendre le niveau au-dessus avec des boucles plus longues, ajoute-t-elle, mais on risquait de ne pas profiter pleinement du moment. »

Un défi personnel et solidaire

Le trek est, pour elles, bien plus qu’un défi sportif. C’est un moyen de sortir de leur zone de confort, de vivre une expérience humaine forte et soutenir des causes qui leur tiennent à cœur. « C’est un challenge personnel et solidaire », résume Sandy.

Chaque kilomètre parcouru dans le cadre du Rose Trip Maroc permet de soutenir des causes comme la lutte contre le cancer du sein, la scolarisation et l’aide au quotidien des enfants du sud du pays, ou encore la protection de l’environnement.

Wyatt Lelouche, Elza Le Floch et Celeste Perotteau-Giraud vont passer trois semaines au Vietnam pour une mission humanitaire.

« Dans notre entourage, on connaît tous quelqu’un qui a été ou est touché par le cancer du sein, pointe-t-elle. À travers ce défi, on souhaitait aussi sensibiliser le public et aider des associations. On a choisi d’en soutenir trois : Ruban Rose pour le cancer du sein, Les Enfants du désert qui aide à la scolarisation des enfants et Surfrider Foundation Maroc pour la protection de l’océan. »

Une cagnotte pour les soutenir

Les enseignantes ont lancé une cagnotte en ligne Helloasso, « En route vers le désert ! », afin de donner un coup de pouce à leur défi un peu fou. Objectif : réunir 6 000 euros pour contribuer au financement de la logistique – notamment l’inscription fixée à 3 000 euros environ et l’équipement – et reverser les fonds aux associations partenaires.

À l’heure actuelle, elles ont réussi à récolter près de 2 400 euros. Céline et Sandy espèrent trouver des sponsors et des généreux donateurs d’ici leur départ. « On s’est fixé un montant, mais l’enjeu c’est d’avoir le maximum pour soutenir les associations », pointe Sandy, déterminée à écumer les dunes.

Pour s’approcher de leur objectif, les deux enseignantes multiplient le porte-à-porte auprès des entreprises et clubs services locaux. Le Rotary club de Beausoleil a déjà accepté de les aider.

En parallèle, elles s’entraînent à marcher sur de longues distances, malgré la canicule, « pour être sûres de tenir avec la chaleur ». Fin octobre, les températures maximales peuvent atteindre en moyenne 28 °C dans le désert marocain. « On essaye de se mettre en condition, mais on n’y va pas dans un esprit de compétition, conclut Céline. Ce qui nous emporte, c’est de se dépasser pour la bonne cause et faire de belles rencontres. »

Vous pouvez suivre l’aventure des « 2 Roses du Désert » sur leurs page Facebook ou Instagram