Deux cartons rouges après le coup de sifflet final, une injustice : l’Union Saint-Gilloise fulmine contre l’arbitrage après son élimination - RTBF Actus
La marche était sans doute un peu trop haute pour l’Union Saint-Gilloise. Mais comme toujours, les Bruxellois se sont battus avec leurs armes, jusqu’au bout du bout, pour essayer de faire tomber Bodo Glimt. Apr...
La marche était sans doute un peu trop haute pour l’Union Saint-Gilloise. Mais comme toujours, les Bruxellois se sont battus avec leurs armes, jusqu’au bout du bout, pour essayer de faire tomber Bodo Glimt. Après d’irréspirables prolongations, ils ont finalement dû s’avouer vaincus, surpris par un but improbable à la 117e minute (3-2).
A chaud, c’est forcément la déception qui domine. Parce que face au 8e de finaliste de la dernière Ligue des Champions, les Unionistes n’ont jamais été ridicules. Il aura juste manqué un coup de pouce du destin, un peu de chance ou… un arbitrage un peu plus favorable.
En parlant d’arbitrage, la tension est encore montée d’un cran après la rencontre. Très remontés, certains Unionistes se sont rués vers l’arbitre de la rencontre, Monsieur István Kovács pour lui demander des comptes. Deux d’entre eux, Raul Florucz et Adem Zorgane, ont même été exclus une fois la rencontre terminée.
Genèse de cette frustration énorme, le premier carton jaune adressé à Kamiel Van de Perre, exclu quelques dizaines de minutes plus tard. Le clan bruxellois l’affirme à l’unisson, le médian belge ne méritait pas la jaune sur cette phase. Malheureusement, il l’a bien obtenue, avec les conséquences qu’on connaît par la suite.
"L’arbitre n’était pas de notre côté, disons le comme ça. Je pense que c’est surtout son attitude qui a frustré pas mal de joueurs" expliquait Rob Schoofs par la suite.
De son côté, David Hubert tentait tant bien que mal de mesurer ses propos. Mais on sentait, là aussi, énormément de frustration et d’incompréhension : "Il a eu aujourd’hui énormément de phases douteuses qui, à mes yeux, n’ont pas été bien maîtrisées par l’arbitre. (NdlR : l’arbitre). C’était un match important, chargé émotionnellement. Je ne vais pas trop développer parce que j’ai entendu ses menaces. Donc je vais essayer d’être raisonnable, je ne veux pas être sanctionné à mon tour après coup. Mais aujourd’hui, il n’était pas au rendez-vous."
Une façon diplomatique de dire que l’homme en noir a complètement loupé son match. Kevin Mac Allister, lui, n’a pas été aussi mesuré. Sur X, il n’y est pas allé de main morte. L’Argentin l’a d’abord joué fair-play en saluant la prestation de l’adversaire, avant de charger le ref du match : "Très fier de ces deux matches contre une équipe qui joue un beau football et qui mérite de jouer la Ligue des Champions. La prochaine fois, on sera prêts à jouer contre plus de 11 joueurs. Merci à tous ceux qui y ont cru."
Alors, frustration collective légitime ou un brin de mauvaise foi après l’élimination frustrante ? Sans doute un peu des deux. Comme souvent en football.