Des vaguelettes et des records
Avant même qu'elle ne débute, la semaine boursière allait être axée sur trois nouvelles importantes : les chiffres de l'inflation américaine, les résultats de Nvidia et le premier discours de Kevin Warsh lors d...
Avant même qu'elle ne débute, la semaine boursière allait être axée sur trois nouvelles importantes : les chiffres de l'inflation américaine, les résultats de Nvidia et le premier discours de Kevin Warsh lors du symposium de Jackson Hole.
L'indice d'inflation PCE (suivi étroitement par la Fed) est resté stable en juillet à 3,7 %, soit le même niveau qu'en juin, et en recul par rapport aux 4,1 % du mois de mai. L'inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et pétrole) est restée stable à 3,3 %, soit le même niveau qu'en juin. Bref, des chiffres rassurants qui permettent d'envisager une politique monétaire qui ne deviendra pas restrictive durant les prochains mois.
Nvidia s'envole à Wall Street, tous les regards se tournent maintenant vers Jackson HoleDu côté de Nvidia, les chiffres ont rassuré, avec un cours qui s'est envolé de 8 %. La demande reste toujours aussi forte, avec un chiffre d'affaires qui a doublé durant l'année écoulée. Il devrait même dépasser 100 milliards de dollars au troisième trimestre. Bref, des chiffres rassurants qui permettent de tabler sur un environnement qui va rester positif pour le secteur technologique.
Enfin, ce vendredi, Kevin Warsh a tenu des propos globalement rassurants, en précisant que l'inflation allait demeurer la principale préoccupation de l'argentier américain, tout en restant suffisamment flou pour ne pas donner d'indication quant à l'issue de la prochaine réunion de la Réserve fédérale, qui se tiendra au milieu du mois de septembre. Bref, un discours attendu, mais qui a permis de remettre l'inflation au cœur du débat.
Résultats records
En définitive, ces trois indicateurs de tempête n'ont provoqué que de simples vaguelettes. Aux États-Unis, la progression des grands indices a été modeste en raison des incertitudes qui persistent quant à un endettement public qui continue d'exploser, avec des taux obligataires à leurs plus hauts niveaux depuis un an et un prix du baril qui continue d'osciller autour de 90 dollars (pour le Brent).
David Kruk (La Financière de l'Échiquier) souligne que les derniers mois ont été marqués par l'absence d'indications données par Kevin Warsh, ce qui a laissé les marchés dans le flou en dépit de la bonne orientation des chiffres d'inflation. "D'un autre côté, les résultats du deuxième trimestre ont été exceptionnels, et pas seulement pour les hyperscalers américains : hors énergie, ils l'ont été tant en Europe (+ 11 %) qu'aux États-Unis (+ 28 %). Les surprises ont été nombreuses, avec des révisions positives des objectifs."
Wall Street attend le signal qui pourrait faire bouger les marchés : "Les enjeux sont de taille"La tendance a été clairement plus contrastée en Europe, avec un indice DAX en forte hausse et un CAC 40 en nette baisse à l'approche d'élections présidentielles françaises qui s'annoncent particulièrement incertaines. De son côté, l'indice BEL20 s'est apprécié de 1 %, avec 15 valeurs en hausse sur la semaine, passant même la barre des 5 900 points. Ackermans a été la star boursière avec une progression de 8,5 %.
Pour les prochaines semaines, David Kruk (LFDE) souligne que le mois de septembre est souvent difficile sur les marchés boursiers, notamment en raison des préoccupations liées à la hausse des taux obligataires. "C'est un mois très compliqué, et je m'attends à une baisse dans un premier temps. Mais ce dont je suis sûr, c'est que les indices se reprendront très vite et que la moindre faiblesse constituera une opportunité d'achat."
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