Des plaines hesbignonnes aux plages de Copacabana: le fabuleux camp brésilien des pionniers de Hannut (vidéo)
Sept pionniers et quatre animateurs de l'unité scoute de Hannut viennent de rentrer au bercail, après avoir vécu leur camp d'été au pied du Corcovado et à quelques encablures de la célèbre plage de Copacabana, ...
Sept pionniers et quatre animateurs de l'unité scoute de Hannut viennent de rentrer au bercail, après avoir vécu leur camp d'été au pied du Corcovado et à quelques encablures de la célèbre plage de Copacabana, sur la côte brésilienne. Entamé le 6 juillet, l'inoubliable périple s'est terminé le soir de ce mercredi 22 juillet 2026."Je me suis réjoui de participer car c'est le genre de voyage qu'on ne fait qu'une seule fois dans sa vie. J'avais aussi hâte de voir la statue du Christ Rédempteur, le monument le plus impressionnant de Rio, d'où il y a une magnifique vue sur la ville", explique le pionnier hannutois Tom Viatour, alias Cotinga.
Un peu de tourisme, beaucoup de rencontres
Derrière les milliers de kilomètres parcourus, l'expédition a largement dépassé le concept du simple séjour touristique estival. Le projet a conduit les jeunes Hesbignons à rencontrer une troupe de scouts marins établis à Rio de Janeiro.
"Notre objectif principal était avant tout l'échange culturel, doublé d'un volet humanitaire et solidaire. Un des animés connaissait une personne installée à Rio. Ce premier contact nous a ensuite permis de rencontrer d'autres responsables scouts brésiliens qui nous ont ouvert toutes les portes", explique Clément Vanhaeren, alias Héron, l'animateur responsable du groupe.
Des chantiers solidaires
Si les jeunes Hannutois ont découvert divers lieux emblématiques de Rio, une large partie du séjour a été consacrée au service. Ils ont contribué à plusieurs chantiers solidaires, dont la remise en peinture des locaux de l'unité scoute locale et l'aide à la construction d'un hangar.
Ils ont également participé à des animations avec des enfants du quartier d'Ilha do Governador et aux activités partagées avec les scouts brésiliens. "L'entraide fait partie de nos valeurs fondamentales. Nous voulions vivre une vraie rencontre avec les habitants plutôt qu'un simple trekking sans contact avec la population locale", souligne Clément Vanhaeren.
Une communication parfois difficile
Si la langue officielle du Brésil est le portugais, les jeunes Hesbignons ont davantage pratiqué l'anglais pour converser avec leurs homologues d'outre-Atlantique. "La communication a été parfois un peu difficile, mais on a toujours fini par se comprendre, avec l'anglais, les sourires, les jeux ou les gestes", commente le jeune Alistair Mestdagh, pour qui c'était le premier camp pionnier.
Après deux semaines intenses mêlant travaux, randonnées, navigation, rencontres, découvertes culturelles et moments de fraternité, les pionniers sont rentrés à Hannut avec bien plus que des photos dans leurs sacs à dos. "Cette expérience change notre regard sur le monde. Nous avons découvert d'autres réalités en sortant de notre confort européen", conclut Clément Vanhaeren.
"On a bossé dur pour vivre un camp de rêve!"
Pendant un an complet, les pionniers hannutois ont minutieusement préparé l'aventure afin de financer le voyage, construire le programme et nouer les contacts sur place. Parmi les activités leur permettant de boucler leur budget, ils ont fait brasser une bière artisanale et ouvert un bar latino lors de la fête de leur unité. Ils ont aussi proposé d'entretenir des jardins, d'assurer le service en salle lors d'événements, d'aider au déménagement ou de réaliser divers travaux de bricolage.
"On a travaillé dur, mais quelle destination de rêve! On est au Brésil, à Rio, où on vit un camp de rêve", explique l'animateur Mattéo Wensel, alias Loutre.
Gros couac à l'aéroport
Mais bien que tout était prêt, les Hannutois ont connu un souci au démarrage... "On avait réservé nos billets via une agence de voyage en ligne qui nous avait promis des bagages en soute. Mais il a finalement fallu payer un gros supplément à l'embarquement, qui a réduit notre budget d'activités de 1000 à 2000€ et nous a contraints à adapter le programme", résume Mattéo Wensel.
Ce mauvais souvenir a cependant vite laissé place à une belle aventure humaine. "Quand on a aidé les scouts dans la première favela, j'ai pensé que nous allions directement travailler. En réalité, pas du tout, on a juste passé tout l'après-midi à échanger avec eux. Ils nous ont montré leurs kayaks et on a fait un foot. On s'est vite rendus compte que, malgré la barrière de la langue, les scouts se sont super bien entendus. Il n'y avait pas un groupe de Hannut et un autre de Brésiliens, nous étions tous ensemble. La symbiose était parfaite, je ne m'attendais pas à ce que ça marche aussi bien", commente l'animateur James Daenen, alias Fennec.

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