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Experts suisses demandent un certificat médical pour l’achat d’armes

Publié20. septembre 2026, 19:37Après AarauDes experts réclament un certificat médical pour l'achat d'armesL'achat d'armes à feu est plus facile en Suisse que chez nos voisins. Après la fusillade survenue fin ao...

Publié20. septembre 2026, 19:37

Après AarauDes experts réclament un certificat médical pour l'achat d'armes

L'achat d'armes à feu est plus facile en Suisse que chez nos voisins. Après la fusillade survenue fin août, des experts réclament une modification de la loi.

Dario Brander

En Suisse, l'achat d'une arme ne nécessite généralement pas de certificat médical. (Image d'illustration)

En Suisse, l'achat d'une arme ne nécessite généralement pas de certificat médical. (Image d'illustration)Adrian Moser

Après la fusillade survenue fin août lors d’une rave à Aarau, qui a fait une morte et six blessés, le débat sur l’accès aux armes rebondit en Suisse. Selon la «SonntagsZeitung», plusieurs spécialistes demandent désormais que les acheteurs prouvent leur aptitude, notamment au moyen d’un certificat médical.

En Suisse, une autodéclaration suffit

Le suspect, originaire du Jura, souffrirait de troubles psychiques. Il avait acquis légalement ses armes (une kalachnikov et des pistolets) il y a une vingtaine d’années, à une époque où sa schizophrénie avait déjà été diagnostiquée. «Il ne s’agit pas de restreindre les citoyens respectueux des lois, mais de diminuer les risques», résume le médecin légiste Henning Hachtel. En Suisse, les requérants d’un permis d’acquisition doivent aujourd’hui surtout déclarer eux-mêmes ne pas souffrir d’une maladie susceptible d’augmenter le danger lors du maniement d’une arme.

Les experts citent les pays voisins, où les contrôles sont plus stricts. En Allemagne, il faut prouver son «aptitude personnelle» pour obtenir un permis de détention d’armes. En France, un certificat médical est nécessaire et en Autriche, une expertise psychologique doit même être fournie pour certaines catégories d’armes.

Des vérifications régulières seraient nécessaires

Un certificat ne suffirait cependant pas, concèdent les spécialistes, car des troubles peuvent apparaître après l’achat. Pour Elmar Habermeyer, responsable du service de médecine légale de la clinique psychiatrique de l'université de Zurich, des vérifications régulières et un registre national faciliteraient le travail de la police. Le parlement a pourtant rejeté l'idée d'un tel registre à plusieurs reprises, la dernière fois en 2024.

Karin Kayser-Frutschi, présidente de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de police, affirme désormais que les cantons sont prêts à examiner des améliorations avec la Confédération. Elle rappelle toutefois qu’un diagnostic psychiatrique ne peut, à lui seul, justifier une interdiction. Le lobby des armes Pro Tell rejette, quant à lui, un durcissement général des conditions d’acquisition.

L'évolution depuis les années 90

La Suisse enregistre moins d’homicides et de suicides par arme à feu qu’au cours des années 90. Les chiffres restent toutefois élevés: onze homicides commis avec une arme à feu et 32 tentatives ont été comptabilisés l’an dernier; 183 suicides par arme ont été recensés en 2024.

Selon vous, comment devrait-on mieux encadrer l’achat d’armes en Suisse ?

Avec un certificat médical obligatoire.

Avec des contrôles psychologiques réguliers pour certaines armes.

Avec un registre national plus strict.

Tout ce qui précède.

La loi actuelle me paraît suffisante.

L’achat d’armes devrait être interdit aux particuliers.

Je veux surtout voir les résultats du débat.

Dario Brander

Dario Brander (dbr) est journaliste Régions chez 20 Minutes, média qu'il a rejoint en 2021. Il est passionné de politique, d’urbanisme et de mobilité.

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