thejournalofsierraleonestudies.com

Des entreprises suisses quittent l’Alliance climatique mondiale

Alors que les canicules et les incendies s'enchaînent, le thème de l’environnement semble relégué au second plan par de grandes entreprises suisses. Le nombre d’adhésions à l’Alliance de référence pour le climat, la "Science Based Target initiative", s’essouffle. Pire, certaines entreprises quittent le navire.

Alors que les canicules et les incendies s'enchaînent, le thème de l’environnement semble relégué au second plan par de grandes entreprises suisses. Le nombre d’adhésions à l’Alliance de référence pour le climat, la "Science Based Target initiative", s’essouffle. Pire, certaines entreprises quittent le navire.

Créée en 2015 à l’initiative de l’ONU et du WWF notamment, l’Alliance climatique mondiale (Science Based Target initiative ou SBTi) est secouée par des vents contraires. L'Alliance enregistre moins d’adhésions qu’auparavant au cours de ce premier semestre en Suisse. Elle fait face également à des désistements.

Fin 2025, 286 entreprises suisses étaient affiliées à la SBTi, contre 303 aujourd’hui, soit une augmentation de seulement 6 % en six mois, bien inférieure au rythme des années précédentes.

Swiss Re, Zurich assurances, Ems-Chemie, Sulzer...

Pas moins de 23 sociétés ont claqué la porte de ce gremium ou n’ont pas réussi à remplir, dans les temps, les objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Parmi celles-ci figurent notamment deux géants du Swiss Market Index (SMI), l’indice de référence de la Bourse suisse: la compagnie d’assurance Zurich et le réassureur Swiss Re.

La liste des départs comprend également le géant de la chimie EMS-Chemie, le groupe industriel Sulzer et MCH Group, société spécialisée dans l’organisation de salons professionnels.

>> Relire : "Trop tard pour agir": les Suisses plus fatalistes et moins responsables face à la crise climatique

Le WWF romand relativise

La porte-parole du WWF pour la Suisse romande Pierrette Rey regrette ces départs, mais en relativise la portée. "En Suisse, on a eu une croissance plus rapide qu'ailleurs dans le monde", dit-elle dans La Matinale. Elle concède toutefois "un ralentissement", au vu des "objectifs ambitieux" qui demandent "de gros efforts" de la part des entreprises.

Les tensions politiques et les nouvelles contraintes réglementaires sont aussi des facteurs qui entrent en ligne de compte dans les décisions des entreprises, selon Pierrette Rey.

Progression en Asie

Ailleurs dans le monde, l’Alliance suscite encore beaucoup d’engouement, en Asie notamment. Fin 2025, la SBTi comptait plus de 12'300 entreprises à travers le monde et, mi-2026, ce chiffre dépassait les 13'800.

La progression internationale est portée notamment par une forte augmentation des nouvelles adhésions en provenance d’Asie – avec la Chine, le Japon, Taïwan et l’Inde en tête –, mais aussi d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes.

Sylvie Belzer/lia avec ats