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Delphine Nkansa abasourdie par sa médaille de bronze à l’Euro : ‘Si on m’avait dit ça, j’aurais répondu que j’étais le Père Noël’ - RTBF Actus

Le genre de résultat historique qui rendrait quasiment muette la plus pétillante des athlètes du camp belge. D’ordinaire plutôt loquace et solaire au micro après ses courses, Delphine Nkansa était cette fois co...

Le genre de résultat historique qui rendrait quasiment muette la plus pétillante des athlètes du camp belge. D’ordinaire plutôt loquace et solaire au micro après ses courses, Delphine Nkansa était cette fois complètement abasourdie.

Abasourdie d’avoir su s’arracher dans les derniers mètres pour s’offrir une exceptionnelle médaille de bronze sur le 100m de l’Euro d’athlétisme : "Je ne réalise pas du tout. J’ai aucune réaction. Je suis contente parce que mon équipe m’a dit 'enfin'. En demi-finale, j’ai dû contrôler parce que j’ai senti mon ischio. Et tout le monde m’a dit que j’avais contrôlé mais en faisant un chrono de 11’10, c’est bien, il faut continuer. J’avais peur de pas bien courir en finale. Je me suis dit, c’est la dernière, go, on va voir ce qu’il se passe. Mais là, finir en 11’06, ça va, ça va" sourit-elle, radieuse, au micro de David Bertrand.

La performance est d’autant plus remarquable que la Belge s’est qualifiée in extremis pour cet Euro, après des semaines en mode montagnes russes : "C’est vrai, j’avais déjà oublié cette partie-là, j’ai fait 11’13 le dernier jour des qualifs. Mais si on m’avait dit à ce moment là que j’allais faire une médaille à l’Euro, j’aurais dit que j’étais le Père Nöel. Je suis choquée. Je savais que j’étais en forme. Si je n’avais pas eu un peu mal à l’ischio en demi-finale, j’aurais pu aller un peu plus vite. Mais on prend hein"

Nkansa ou la définition même du travail qui paie : "Pendant deux ans, mentalement, j’étais une crevette. Là, je travaille avec une psy. Je l’ai appelée tout à l’heure. Mentalement, j’ai su me remettre très bien. Cela fait 10 ans que je fais de l’athlé et une médaille, ça veut dire qu’on peut rêver encore mieux. Etape par étape, c’est un beau début chez les séniors. C’est mon 2e Euro, la dernière fois j’avais fait 11e et là je fais 3e. Avec Hunt et Swoboda, ce n’est pas rien. Maintenant, je vais devoir aller dormir, je ne sais pas comment…" sourit-elle, une dernière fois, en guise de conclusion.

Dormir, se reposer et recharger les batteries avant une fin de semaine démentielle : le 200m, le relais féminin et le relais mixte. Pour continuer de rêver et, surtout, continuer de hisser haut le drapeau noir jaune rouge.