Une sécheresse historique en France
La pluie de ces jours-ci ne doit pas nous faire oublier la sècheresse qui atteint des niveaux historiques en France.Il n'y a pas qu'Emmanuel Macron qui fait du « en même temps » ! Y a le dérèglement climatique ...
La pluie de ces jours-ci ne doit pas nous faire oublier la sècheresse qui atteint des niveaux historiques en France.
Il n'y a pas qu'Emmanuel Macron qui fait du « en même temps » ! Y a le dérèglement climatique aussi !
Exemple frappant ces derniers jours avec l'épisode méditerranéen totalement démentiel qui s'est abattu du sud-est à la Corse. De mémoire de Météo France, on n'avait jamais enregistré de tels cumuls de précipitations en France métropolitaine.
Et en même temps… ! Et bien, on a toujours la pire sécheresse de notre histoire qui continue de sévir dans la quasi-totalité du pays. En fait, c'est bien simple, tous les indicateurs qui étaient déjà au rouge cet été ont continué de s'aggraver.
Il a encore moins plu en septembre qu'en août et il a continué de faire beaucoup trop chaud pour la saison. Résultat, les sols sont plus secs que jamais, la moitié des petits cours d'eau a arrêté de couler. Et puis bien-sûr nos indispensables nappes phréatiques affichent maintenant un niveau bas voire très bas avec des perspectives à la baisse pour les 3/4 d'entre elles.
Quelles sont les perspectives ?
Le problème avec la météo c'est qu'au-delà de 10-15 jours, ça devient très difficile de prévoir. D'après Météo France, il y a une chance sur 2 qu'il fasse plus humide ces trois prochains mois, mais y a aussi une chance sur 4 qu'il fasse plus sec !
Donc pas facile de se projeter alors que les conséquences, elles, sont déjà installées. Bien-sûr, il y a la végétation en grande souffrance mais aussi il y a aussi les restrictions d'eau qui touche la quasi totalité des départements et de nombreux secteurs économiques.
Il y a aussi tous les gens qui n'ont tout simplement plus d'eau au robinet, qui sont approvisionnés par camion-citerne ou bouteilles d'eau. Ils sont déjà plus de 110 000 et 1,5 million de plus sont menacés à court terme d'après le ministère de la Transition écologique.
D'ailleurs, ça peut surprendre, mais parmi elles il y a beaucoup de Bretons. On en parle souvent comme d'un refuge climatique mais en fait les sols granitiques bretons stockent très peu l'eau ce qui rend la région très vulnérable. Et donc à Brest - 215 000 habitants - on est «à deux doigts de la rupture» d'après le maire, Stéphane Roudaut. A Saint-Malo, 50 000 habitants, l’eau pourrait être coupée à partir du 10 décembre, si il ne pleut pas assez. Et c'est comme ça pour plein d'autres villes et villages de la région...
Que peut-on faire ?
C'est une question très politique de comment on aménage le territoire pour garder l'eau, comment on l'utilise, comment on la partage.
Or, sur ce sujet, il y a énormément de pistes pour améliorer les choses, comme désimperméabiliser les sols, restaurer les zones humides, s'attaquer à l'immense problème des fuites sur nos canalisations ou réfléchir à l'avenir du maïs en France qui engloutit à lui tout seul 25% de notre consommation d'eau juste pour nourrir des vaches !
Le problème, c'est que nos politiques sur ce sujet, ils sont bien comme les nappes phréatiques. Vraiment pas à la hauteur !
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France Inter
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