“De nombreux appels aux pillages sur les réseaux sociaux”: 70.000 policiers et gendarmes mobilisés samedi en France
© AFPViolences en FranceM.G, MDVSource: Avec Belga/AFP23 octobre 2026, 13:20Ajoutez-nous à vos favoris Google📌 Ce qu’il faut retenir• Des affrontements nourris et des pillages ont émaillé samedi les manifestati...
Violences en France
M.G, MDV
Source: Avec Belga/AFP
23 octobre 2026, 13:20
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📌 Ce qu’il faut retenir
• Des affrontements nourris et des pillages ont émaillé samedi les manifestations de “colère” contre la “vie chère” en France. Des violences ont de nouveau été perpétrées dimanche à Paris et à Lyon.
• Emmanuel Macron a déclaré que ceux qui ont “cassé” et “pillé” lors des manifestations seront “poursuivis et punis” et que le pays fera “bloc face aux semeurs de chaos qui ne cherchent qu’à abattre nos institutions”.
• Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a remis sa démission au président français, mais ce dernier l’a refusée, a-t-on appris ce lundi matin.
• Sébastien Lecornu a annoncé lundi l’instauration de couvre-feux dans plusieurs villes. Il a écarté l’instauration de l’état d’urgence, mais s’est dit prêt à le faire “si c’est nécessaire”.
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13:18
"De nombreux appels aux pillages sur les réseaux sociaux": 70.000 policiers et gendarmes mobilisés samedi en France
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a fait état de "nombreux appels sur les réseaux sociaux à commettre des exactions" mais aussi des "pillages" lors de la nouvelle journée de contestation samedi en France, pour laquelle 70.000 policiers et gendarmes seront mobilisés.
"Nous constatons qu'il y a de nombreux appels de la mouvance ultragauche et de l'extrême gauche radicale", a déclaré Laurent Nuñez lors d'une conférence de presse vendredi.
Parmi les 70.000 membres des forces de l'ordre déployés, le ministre a fait appel à des "effectifs locaux des différents départements" mais aussi "des unités d'élite". "Une vingtaine de véhicules blindés Centaure" pour la gendarmerie "et 15 engins lanceurs d'eau" pour la police seront déployés en France.
22:00
Hier
Macron recevra les organisations lycéennes vendredi à 15h00
Le président français Emmanuel Macron recevra des "lycéens et des représentants d'organisations lycéennes" vendredi à 15h00 à l'Élysée afin d'"écouter leurs revendications et inquiétudes" après les manifestations émaillées de violences, a annoncé jeudi la présidence.
Seront présents des membres des "principales associations qui portent la parole des lycéens, dans la diversité de leurs points de vue" et des Conseils académiques de la vie lycéenne (CAVL), a-t-on ajouté.
"C'est une bonne chose d'être reçus par le Président pour pouvoir évoquer les revendications des lycéens", a réagi auprès de l'AFP Nathanaël Combary, le président du Renouveau lycéen et militant du parti Renaissance.
"Nous lui présenterons nos revendications qui sont toujours les mêmes: le bâti scolaire et Parcoursup, qui sont au coeur de nos préoccupations", a-t-il poursuivi.
Pierre Sourzat, à la tête de l'organisation Les Lycéens, ne cache pas son scepticisme. "On sait très bien ce qui va se passer : il va nous écouter, il va faire semblant de nous avoir compris et puis après il n'y aura pas de suite", a-t-il déclaré à l'AFP.
Selon lui, "l'intérêt de tout ça à la fin, c'est de pouvoir insuffler une dynamique lors des prochaines présidentielles et que l'éducation soit remise au centre des débats".
20:57
Hier
Plusieurs grands musées parisiens, dont le Louvre, fermés samedi
Plusieurs grands musées parisiens, dont le Louvre et Orsay, seront exceptionnellement fermés samedi en raison des manifestations prévues dans la capitale française, qui suscitent des craintes de nouveaux débordements, a annoncé jeudi le ministère de la Culture.
Ces fermetures s'appliqueront également au Grand Palais et aux musées Picasso et de l'Orangerie, précise le ministère dans un communiqué.
La rue de Valois appelle plus généralement "l'ensemble des établissements placés sous sa tutelle" à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer "la sécurité des visiteurs", "la protection des agents" et "la préservation des œuvres".
18:21
Hier
Manifestations interdites samedi à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône
Toutes les manifestations, déclarées ou non déclarées, seront interdites samedi à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône "pour des raisons évidentes de sécurité et de disponibilité des forces de sécurité intérieure", a annoncé jeudi la préfecture de ce département français.
Invoquant "les pillages, dégradations et actes de vandalisme" survenus le weekend dernier, la préfecture annonce également dans un communiqué que les transports en commun seront suspendus de samedi 05H00 à dimanche 05H00 dans l'agglomération marseillaise.
Par ailleurs, le couvre-feu actuellement en vigueur pour les mineurs dans l'hyper-centre de la ville et certaines zones commerciales va être élargi aux majeurs pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi.
17:10
Hier
217 personnes incarcérées
Un total de 217 personnes ont été incarcérées parmi les 2.700 placées en garde à vue après les violences et pillages du week-end dernier en France, a annoncé jeudi le ministre de la Justice Gérald Darmanin.
"C'est vraiment une réponse extrêmement ferme qui ne connaît pas d'équivalent", a estimé M. Darmanin, qui a précisé que la moitié des détenus n'avaient aucun casier judiciaire.
17:08
Hier
Nouvelles manifestations de jeunes en colère contre la "répression" ce jeudi
Des centaines de lycéens et étudiants français manifestent une nouvelle fois jeudi pour dénoncer notamment la "répression" des autorités, qui ont interdit plusieurs cortèges depuis samedi.
À Paris, des centaines de personnes se sont rassemblées près de l'arrêt Saint-Marcel, dans le 13e arrondissement, en direction de Bastille, pour tracter gare d'Austerlitz et gare de Lyon.
La préfecture de police de Paris avait interdit cette manifestation à l'appel de l'Interfac d'Ile-de-France, qui rassemble des étudiants des assemblées générales de différentes universités. La justice administrative a finalement suspendu en urgence cette interdiction peu avant le départ prévu en début d'après-midi.
À Nantes, un cortège d'environ 400 étudiants et lycéens encadré de près par les forces de l'ordre s'est élancé jeudi matin sous des pancartes "Le peuple en a marre" et "se rebeller c'est réfléchir".
À Lyon, les autorités ont interdit une manifestation annoncée pour l'après-midi. D'autres défilés étaient prévus à Lille et Toulouse notamment.
À Marseille, une centaine de lycéens ont descendu la Canebière sur les voies du tramway dans la matinée, scandant "c'est pas l'éducation qui coûte trop cher, c'est l'armée, c'est la guerre", et portant quelques drapeaux des jeunes communistes et de la Confédération nationale des travailleurs (CNT).
17:06
Hier
La mairie de Paris appelle la population "à la plus grande vigilance"
La mairie de Paris a appelé jeudi la population "à la plus grande vigilance" samedi face "aux risques de nouvelles violences commises par des casseurs sans lien avec le mouvement social", après les dégradations et pillages de grande ampleur du week-end dernier. La préfecture de police a précisé à l'AFP avoir décompté "450 commerces dégradés, dont 228 pillés" dans la capitale le week-end dernier.
"La Ville prend dès ce jeudi plusieurs mesures préventives sur l'espace public, renforce la mobilisation de ses agents pour ce week-end et appelle les habitants et les commerçants à prendre quelques précautions simples", écrit la mairie dans un communiqué.
Elle recommande notamment de rentrer poubelles, vélos, terrasses et mobilier extérieur "dès samedi midi".
En amont des nouvelles manifestations annoncées, la mairie précise avoir commencé à "libérer autant que possible l'espace public des équipements et matériels susceptibles d'être utilisés pour commettre des dégradations, notamment les barrières et les éléments mobiles des chantiers". Les corbeilles de rue sont vidées, les conteneurs à verre retirés, précise-t-elle.
16:42
Hier
“Ils veulent faire tomber la République”: Macron met en cause des groupes “d’ultragauche”
Le président français Emmanuel Macron a dénoncé jeudi des "actes séditieux" de groupes "d'ultragauche" d'une "extrême dangerosité", les accusants de vouloir "faire tomber la République", après les violences et pillages commis en marge des manifestations contre la "vie chère" samedi.
"Nous avons eu tout à la fois des actes politiques et même séditieux qui ont été conduits par des groupes organisés d'ultragauche qui visent à faire tomber la République", a-t-il dit à l'issue d'une réunion au siège de la présidence avec l'ensemble des services de renseignement, accusés d'avoir mal anticipé la mobilisation.
15:25
Hier
Un mineur blessé à l'œil à Dijon, une enquête ouverte
Un jeune homme a été blessé à l'œil lors des manifestations contre "la vie chère" à Dijon samedi, entraînant l'ouverture d'une enquête confiée aux inspections de la police et de la gendarmerie, a-t-on appris, jeudi, auprès du parquet.
Cette enquête, confiée en co-saisine à l'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et celle de la police nationale (IGPN), devra "déterminer plus précisément le déroulement des faits dénoncés", a indiqué à l'AFP le procureur de la République à Dijon, Arnaud Viornery.
Le plaignant a été "blessé à l'œil et à la jambe", a précisé le procureur, ajoutant qu'il n'y avait pour l'instant "pas de perte de vue alléguée".
Des sources syndicales ayant participé à l'organisation de la manifestation du 17 octobre à Dijon précisent qu'il s'agit d'un lycéen de 17 ans qui aurait été victime d'un tir de grenade lacrymogène.
L'adolescent blessé se trouvait toujours à l'hôpital jeudi, selon les mêmes sources, qui ne sont pas en mesure de préciser son état de santé.
La radio ICI Bourgogne, qui a révélé l'information, cite un témoin ayant vu le mineur saigner abondamment, vers 17H30 samedi, avant d'être emmené par les secours.
15:22
Hier
Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi
Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi et sur des tracés qui protégeront "les commerces et les bâtiments publics", a indiqué jeudi Emmanuel Macron à l'issue d'une réunion avec les services de renseignement.
"La recommandation générale, c'est qu'il n'y ait pas de manifestation dans les jours à venir. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira", a annoncé le chef de l'État qui réunira un conseil de défense vendredi matin.
15:15
Hier
Manifestations interdites à Lyon ce samedi
Le gouvernement français a annoncé jeudi un dispositif de sécurité renforcé de 20% pour les manifestations de samedi contre la vie chère. En parallèle, la préfecture du Rhône a strictement interdit tout rassemblement à Lyon, consécutivement aux émeutes du week-end dernier.
Le ministre délégué auprès du ministère de l'Intérieur, Jean-Didier Berger, a précisé sur BFMTV que des militaires de la force Sentinelle et des unités d'élite de la police et de la gendarmerie (RAID, GIGN, BRI) viendraient en appui. Les militaires seront ainsi utilisés "pour soulager les forces de police traditionnelles" et se concentreront sur la défense des bâtiments publics, comme l'Assemblée nationale, le Sénat, Matignon ou des lieux touristiques. Des congés ont été annulés pour assurer cette vigilance maximale.
À Lyon, troisième ville de France, le préfet a interdit toute manifestation ce samedi 24 octobre. Samedi dernier, des violences, saccages et pillages ont éclaté dans plusieurs villes de France, dont Paris, Lyon et Marseille, en marge d'une mobilisation ayant rassemblé 550.000 personnes dans l'Hexagone. À Lyon, le maire Grégory Doucet a décrit un "chaos" au cours duquel 150 à 200 commerces ont été pillés.
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu recevra jeudi les maires de Paris, Lyon et Marseille pour faire le point.
12:49
Hier
Mairie incendiée à Limoges: un second suspect, âgé de 66 ans, arrêté dans la Creuse
Un second suspect, âgé de 66 ans, a été interpellé jeudi matin dans la Creuse, après l'interpellation d'un trentenaire mardi en Haute-Vienne, dans l'enquête sur l'incendie "criminel" de la mairie de Limoges samedi, a annoncé le parquet. Le premier homme arrêté est désormais mis en cause pour tentative de meurtre sur des policiers qui se trouvaient dans l'édifice lors de la mise à feu, et sa garde à vue a été prolongée de 48 heures, a précisé la procureure Émilie Abrantes dans un communiqué.
L'hôtel de ville de Limoges, un bâtiment inauguré en 1883 et classé, a été en grande partie détruit par les flammes lors de la mobilisation du 17 octobre qui a donné lieu à de violents affrontements avec les forces de l'ordre.
Selon le parquet, "l'analyse détaillée des éléments de cartographie et de chronologie des faits, l'exploitation des images provenant du drone utilisé par la police nationale et les auditions des 13 policiers municipaux présents au sein de la mairie de Limoges au moment des faits" ont conduit à étendre le périmètre de l'enquête.
Celle-ci était ouverte jusqu'à présent pour "dégradation d'un bien en bande organisée par un moyen dangereux pour les personnes" et "menaces de mort sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Le second suspect, interpellé avec l'appui de l'antenne du RAID de Bordeaux, est en garde à vue pour "dégradation d'un bien en bande organisée par un moyen dangereux pour les personnes", a précisé le parquet.
Le maire de Limoges, Guillaume Guérin (LR), a mis en cause dès dimanche "l'ultra gauche" en montrant du doigt le plateau des Millevaches, un territoire rural où la présence d'une population réputée radicale nourrit méfiances et tensions entre Corrèze, Creuse et Haute-Vienne.
15:57
21 octobre 2026
Un nouveau couvre-feu a été décrété pour la nuit de mercredi à jeudi dans certains secteurs de Paris
Un nouveau couvre-feu a été décrété pour la nuit de mercredi à jeudi dans certains secteurs de Paris, tels que la place de la République, après les violences et pillages du week-end en marge de la mobilisation sociale, selon un arrêté de la préfecture de police.
La préfecture de police a également pris un arrêté pour interdire "tout rassemblement non déclaré" dans la soirée et la nuit, notamment autour de l'Elysée, de l'Assemblée nationale, du Sénat, de l'avenue des Champs-Elysées ou encore des gares. Il s'agit de la troisième nuit d'affilée où ces deux arrêtés de couvre-feu et d'interdiction de rassemblement non déclarés sont instaurés.
15:56
21 octobre 2026
174 personnes incarcérées après les violences
Au total, 174 personnes ont été incarcérées en France, en lien avec les violences et pillages de samedi, a indiqué mercredi à Marseille le ministre de la Justice Gérald Darmanin, dans un bilan actualisé.
Ces "174 incarcérations", en détention provisoire ou via des condamnations en comparution immédiate avec mandat de dépôt, représentent un "chiffre extrêmement important qui touche notamment des personnes qui n'ont jamais connu de casier judiciaire", a estimé le garde des Sceaux.
Sur quelque 2.500 gardes à vue, "917 personnes sont déférées avec poursuite" devant les tribunaux pour être jugées en comparution immédiate, a ajouté le ministre, estimant que "le taux de poursuite est extrêmement important".
Il a indiqué ne pas encore disposer de statistiques détaillant le nombre de personnes relaxées ou condamnées à des peines de prison avec sursis par les magistrats.
15:19
21 octobre 2026
Le Premier ministre reçoit les syndicats, Macron appelle à la fermeté
Après une nouvelle nuit de couvre-feux localisés, le Premier ministre français Sébastien Lecornu recevait mercredi les organisations syndicales, le président Emmanuel Macron appelant de nouveau à "la fermeté" envers les auteurs des violences.
Depuis le Qatar, où il achève une tournée de trois jours dans le Golfe, le chef de l'État a affirmé que "la main ne doit pas trembler au sommet de l'État" pour punir les casseurs.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu recvevait mercredi matin les principaux syndicats de salariés pour évoquer notamment "les voies et moyens pour garantir l'indispensable liberté de manifester" que "certains essaient de dévoyer en l'associant à des actes inacceptables", selon un courrier qu'il a envoyé à ces organisations.
À l'issue de 2h30 de réunion, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a estimé n'avoir entendu "aucune mesure" pour répondre aux revendications des travailleurs et lycéens.
"L'heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation, la grève doit prendre le relais" à partir du 5 novembre à l'occasion d'une journée de manifestation et de grève annoncée début octobre par une intersyndicale, a-t-elle dit.
12:11
21 octobre 2026
Macron déclare qu'"aucune violence n'est légitime"
Emmanuel Macron a estimé mercredi qu'"aucune violence n'est légitime", "ni verbale, ni physique, ni contre les biens, ni contre les personnes", condamnant les responsables politiques qui ont été "ambigus" sur cette question.
Le président français, en déplacement à Doha, a affirmé à la presse que la réunion prévue jeudi entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les partis politiques a pour but de "responsabiliser tout le monde dans ce contexte" après les scènes de casse et pillages du week-end dernier.
12:10
21 octobre 2026
Macron a annoncé qu'il tiendrait jeudi matin une réunion afin d'avoir un "compte-rendu détaillé" de la journée de mobilisation du 17 octobre
Emmanuel Macron a annoncé qu'il tiendrait jeudi matin une réunion avec le renseignement, le Premier ministre Sébastien Lecornu et "les ministres concernés" afin d'avoir un "compte-rendu détaillé" de la journée de mobilisation du 17 octobre, qui a été émaillée de violences et de pillages.
Le président français, qui s'exprimait devant la presse en marge d'un déplacement à Doha mercredi, a estimé nécessaire de faire "la transparence" sur ce qui s'est passé.
12:09
21 octobre 2026
Plus de trois quarts de majeurs parmi les gardés à vue dans les violences à Paris
Sur les 557 gardes à vue après les violences et pillages commis à Paris, 433 concernent des majeurs, soit presque 78% des effectifs, a indiqué mercredi le parquet de Paris, sollicité par l'AFP.
Parmi ces majeurs, le ministère public dénombre "108 gardes à vue pour des groupements en vue de commettre des dégradations ou des violences", "244 pour des atteintes aux biens", "45 pour des violences sur personne dépositaire de l'autorité publique", "7 pour des atteintes aux personnes" et "29 autres infractions".
09:41
21 octobre 2026
Les gilets jaunes ont déposé une déclaration pour manifester à Paris samedi
Un représentant de la coordination des gilets jaunes du 17 octobre a indiqué mercredi avoir formellement déposé une déclaration pour manifester samedi à Paris, depuis la place de la Bastille, une semaine après une journée contre la "vie chère" ayant tourné au chaos dans la capitale.
"Je viens d'envoyer avec quelques collègues une déclaration en préfecture pour un parcours qui part de Bastille et qui va à Opéra. La CGT Paris annonce qu'ils vont aller à Bastille, l'Union étudiante également", a affirmé sur France 2 Benjamin Ball, éditeur du site cartographiant toutes les actions prévues samedi prochain pour un "Acte II" du mouvement.
17:44
20 octobre 2026
L'Onu condamne "tous les actes de violence" lors des manifestations en Europe
Le Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'homme a condamné "tous les actes de violence" survenus lors de manifestations ces derniers jours en Belgique, en France et d'autres pays européens, et a appelé les parties prenantes à "apaiser les tensions".
"Les manifestations de grande ampleur qui se déroulent en Albanie, en Belgique, en France, en Italie et au Portugal suscitent des préoccupations en matière de droits humains. Je condamne tous les actes de violence et j'appelle toutes les parties concernées à apaiser les tensions et à empêcher toute nouvelle violence", a déclaré Volker Türk dans un communiqué.
"Les gens ont le droit de manifester pacifiquement et de faire entendre leurs voix. Les États doivent faciliter l'exercice de ces droits", a-t-il ajouté, déplorant à la fois les actes de vandalisme et une réponse parfois "excessive" des forces de l'ordre.
"Je déplore les agissements de ceux qui exploitent les manifestations pour commettre des actes de violence et de vandalisme à l'encontre de biens publics et privés. Ces personnes doivent être tenues individuellement responsables de leurs actes", a exhorté M. Türk, sans citer d'exemples ou de pays en particulier.
Par ailleurs, il s'est dit "préoccupé par les informations faisant état d'un recours inutile et excessif à la force contre des manifestants", y compris des mineurs.
"Les États doivent veiller à ce que toute intervention des forces de l'ordre reste légale, nécessaire et proportionnée", a-t-il ajouté, évitant là encore de mentionner des incidents précis.
"Les allégations d'usage illégal à la force doivent faire l'objet d'enquêtes rapides, efficaces et indépendantes", a encore réclamé M. Türk.