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« De la honte et de la colère » : ce qu’il faut retenir de l’allocution télé d’Emmanuel Macron après les violences urbaines en France ce week-end

« De la honte et de la colère » : Emmanuel Macron a promis dimanche la fermeté contre les auteurs des violences en marge des manifestations de samedi, mais aussi « la transparence » sur le dispositif de maintien de l’ordre, alors que de nouvelles tensions ont éclaté dimanche à Paris et à Lyon.

« De la honte et de la colère » : Emmanuel Macron a promis dimanche la fermeté contre les auteurs des violences en marge des manifestations de samedi, mais aussi « la transparence » sur le dispositif de maintien de l’ordre, alors que de nouvelles tensions ont éclaté dimanche à Paris et à Lyon.

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LR

La rédaction

Créé le 18 octobre 2026 • 21:09

Mis à jour le 18 octobre 2026 • 21:09


« Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte », a déclaré le président de la République dans une allocution d’une dizaine de minutes diffusée dimanche soir.
« Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte », a déclaré le président de la République dans une allocution d’une dizaine de minutes diffusée dimanche soir.
Pierre Teyssot / MAXPPP

« Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte », a déclaré le président de la République dans une allocution d’une dizaine de minutes diffusée dimanche soir, au lendemain d’une journée de débordements en marge de manifestations contre « la vie chère », après plusieurs semaines de mouvements dans les lycées.

M. Macron a dénoncé « des factieux issus de groupuscules d’ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants », qui « se sont livrés à une violence débridée dans nos villes ». Mais « jamais nous ne devons confondre » les manifestants aux « revendications légitimes » avec « ceux qui ont détruit, cassé, pillé », a-t-il ajouté.

Le chef de l’État a également promis « la transparence » quant à la stratégie de maintien de l’ordre employée samedi, demandant au gouvernement et notamment « au ministre de l’Intérieur » Laurent Nuñez de « tirer toutes les leçons » et disant attendre « des réponses claires ».

L’exécutif est fortement critiqué, plusieurs dirigeants d’opposition demandant la démission du locataire de Beauvau. Jusque dans le bloc central, où Édouard Philippe a dit attendre « des réponses » sur le niveau de renseignement et du dispositif de maintien de l’ordre.

Dans les prochains jours, les préfets « prendront les décisions » afin de « protéger nos villes », « y compris en allant jusqu’à interdire » certains rassemblements, a annoncé le chef de l’État, qui maintient son déplacement de trois jours prévu au Moyen-Orient.

- « Condamner sans ambiguïté » -

M. Macron a appelé les « partis politiques », mais aussi les « organisations professionnelles et syndicales à condamner sans ambiguïté » les violences et a insisté sur la proximité de l’élection présidentielle, dans six mois exactement.

Les violences autour des manifestations de samedi ont donné lieu à 2.397 interpellations, avec 997 policiers et gendarmes blessés dont 7 graves, selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur.


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