thejournalofsierraleonestudies.com

De Geer Van Velde à Riopelle : dans les coulisses de la vente aux enchères Piasa et de ses 70 chefs-d’œuvre d’après-guerre

Figuration narrative, expressionnisme, abstraction, art brut : la collection Canfrère disperse par Piasa reflète les mouvements artistiques majeurs de la seconde moitié du XXe siècle.

C’est dans ses nouveaux locaux tout juste inaugurés boulevard de Courcelles, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, que la maison de vente aux enchères Piasa organise la dispersion de la collection de Paul et Jacqueline Canfrère, ce mercredi 23 septembre. Originaire de la Somme, ce couple a constitué, à partir des années 1970, un ensemble de plus de 70 œuvres issues des avant-gardes de l’après-guerre. « Paul Canfrère a été conseillé par de grands marchands parisiens, et il a aussi développé des liens d’amitié avec certains artistes dont Geer Van Velde ou Hervé Télémaque, ce qui lui a permis d’avoir accès à des œuvres d’atelier », explique Florence Latieule, directrice du département Art moderne et contemporain.

De Geer Van Velde, un peintre d’origine hollandaise arrivé à Paris en 1925, les collectionneurs avaient retenu plusieurs Composition (estimées 15 000 à 50 000 euros), et de Télémaque, un peintre français d’origine haïtienne qui avait fait ses études à New York avant de venir en 1961 dans la ville Lumière, une acrylique sur toile intitulée Eté 1964 (estimée 30 000 à 40 000 euros).

Vidéo

Piasa disperse la collection Canfrère. Ici une oeuvre de Geer Van Velde Composition, 1958. Huile sur toile Signée en bas à droite des initiales. Estimée 30 000 à 50 000 euros.

« Les Canfrère ont fait le pari audacieux de miser sur des artistes à l’époque encore peu connus, et en achetant leurs pièces sur le premier marché. Au final cette sélection montre une forme d’homogénéité, comme un extrait d’une époque », ajoute Florence Latieule.

Figuration narrative expressionnisme, abstraction, art brut : les courants artistiques majeurs entre 1970 et les années 2000 figurent au catalogue. Avec une place importante pour le monténégrin Dado, notamment avec une grande huile sur toile peuplée de personnages inquiétants intitulée Le Jardinier, datée de 1962 (estimée 50 000 à 70 000 euros) ou le canadien Jean-Paul Riopelle et une composition sans titre datée de 1964 (estimée 120 000 à 180 000 euros).

Piasa disperse la collection Canfrère. Ici une oeuvre d'Hervé Télémaque (1937-2022), Été, 1964. Acrylique sur toile. 100 x 81 cm. 30 000 à 40 000 euros.