Dans cette commune, le maire se fait renverser par un vélo… et annonce par la suite l’interdiction pure et simple des deux-roues dans le centre-ville
À Côme (Italie), le maire Alessandro Rapinese a décidé d'interdire la circulation à vélo dans une trentaine de rues du centre historique dès septembre. Une mesure polémique prise après que l'élu a lui-même été percuté par un vélo électrique devant l'hôtel de ville.
l'essentiel À Côme (Italie), le maire Alessandro Rapinese a décidé d'interdire la circulation à vélo dans une trentaine de rues du centre historique dès septembre. Une mesure polémique prise après que l'élu a lui-même été percuté par un vélo électrique devant l'hôtel de ville.
Certains habitants de la ville de Côme (Italie) vont sans doute se retrouver coincés, à la suite d'une décision polémique du maire, Alessandro Rapinese. L'édile a annoncé qu'à compter du mois de septembre prochain, il ne serait plus possible pour ses administrés et autres badauds de circuler à vélo dans une trentaine de rues du centre historique. Cette décision fait suite... à un malheureux accident dont aurait été victime l'élu, au mois de juin dernier, rapportent nos confrères de La Stampa.
Dans le détail, Alessandro Rapinese s'échappait d'une réunion consacrée à la mise en place de mesures de restriction de la circulation dans le centre urbain de Côme. En passant la porte de l'Hôtel de ville, l'élu a été renversé par un cycliste au guidon d'un vélo électrique. "On m’a accusé d’avoir pris cette mesure parce que j’ai été percuté par un vélo électrique – et c’est tout à fait vrai. Les gens agissent en fonction de leur propre expérience, et je sais ce que c’est que de se faire heurter par un de ces engins", a commenté le maire auprès de l'agence de presse ANSA.
Des "problèmes individuels"
Conséquences : les propriétaires de deux-roues devront mettre pied à terre et marcher à côté de leur vélo lorsqu'ils circuleront dans le centre urbain de Côme. L'édile s'est montré insistant, affirmant que cette décision était absolument nécessaire pour la sécurité publique, notamment en période de forte affluence. "Dans d’autres villes, un enfant se retrouve à l’hôpital et c’est seulement après que les politiciens réagissent, commente le maire. Ici, je n’ai même pas fini à l’hôpital. J’ai été renversé par un vélo, j’ai recueilli des informations et c’est de là que vient cette mesure". À l'origine, la municipalité de Côme souhaitait uniquement cibler les deux-roues électriques... mais le code de la route italien ne permet pas à la municipalité de faire une distinction entre vélos classiques et vélos électriques.
L'annonce d'Alessandro Rapinese est cependant loin de faire l'unanimité. "L'administration transforme des problèmes individuels en problèmes collectifs", déplore Vincenzo Falanga, président de l’association Nova Como. Une balade à vélo collective doit être organisée en septembre prochain pour protester contre la mesure.