thejournalofsierraleonestudies.com

Damian Lillard, la bonne étoile qui guide toujours Anfernee Simons

NBA - L'un est de retour à Portland où tout a commencé, l'autre est désormais à Philadelphie. Mais les deux hommes sont liés à jamais, l'un le maître, l'autre le disciple.

simons lillard

Après un début de carrière des plus paisibles, sept ans de progression constante à Portland pour finir sur trois campagnes en option offensive n°1 à plus de 20 points de moyenne, Anfernee Simons a connu une saison mouvementée, passé de Boston à Chicago contre son gré, dans un rôle moindre de sixième homme.

Alors, pour cette intersaison, Simons a bien pris le temps de peser le pour et le contre avant de parapher son nouveau contrat. Il a misé sur Philly… avant le coup de tonnerre LeBron James. Bon move !

«J’ai choisi Philly parce que je veux jouer sur la grande scène. J’ai eu la chance de le faire avec Boston, mais, malheureusement, il y a eu un échange [qui l’a envoyé à Chicago]. Je n’ai pas pu disputer les playoffs, alors que j’étais vraiment excité à l’idée de les jouer. [Cet été], je voulais avant tout trouver une équipe qui serait adaptée à mon jeu, et avec laquelle je peux jouer les premiers rôles. Je veux vraiment montrer ce dont je suis capable en playoffs. Et maintenant, avec les nouveaux ajouts importants à l’équipe, je pense qu’on joue le titre dès cette année.»

A 14 points seulement cette saison, Simons a forcément perdu au change à Boston, puis à Chicago. Mais du côté de Philly, l’ancien Blazer sait qu’il aura à nouveau moins de ticket shoots, voire carrément de minutes. Un second rôle qu’il a appris à maîtriser en début de carrière, auprès de vétérans aguerris qui sont notamment allés jusqu’en finale de conférence Ouest en 2019.

«Sortir du banc ne me dérange pas plus que ça. Je sais que j’ai le niveau d’un titulaire et quand je rentre en jeu, je sais que je peux marquer face à n’importe qui, et d’une certaine manière, c’est même encore plus facile pour moi face à des remplaçants. Mais je suis longtemps sorti du banc quand j’étais jeune à Portland. J’ai eu beaucoup de gars qui m’ont aidé à comprendre au mieux ce rôle. Norm Powell m’a beaucoup aidé. CJ [McCollum] aussi. J’ai toujours gravité vers des joueurs qui ont dû bosser pour décrocher leur place de titulaire. Rodney Hood, Evan Turner ont aidé à construire ma confiance en moi aussi. Ils me disaient que j’étais titulaire, mais avant que ça arrive vraiment, ils m’ont appris à accepter mon rôle et le faire bien.»

«Vous pouvez être sûr qu’il va revenir fort, pour se venger»

Plus encore que ces anciennes gloires locales, c’est carrément la légende de Rip City en personne, Damian Lillard, qui plane encore au-dessus de son disciple. Dans sa routine estivale par exemple, mais aussi dans beaucoup de ses moves qu’il a «piqués» à son maître, du simple fait qu’ils se sont entrainés si longtemps ensemble…

«En général, je prends deux ou trois semaines de vacances et puis, je reprends la muscu et les exercices physiques et petit à petit, je travaille sur mes qualités individuelles, mon dribble, mon tir. En individuel d’abord et puis début juin, je reprends vraiment les matchs en cinq contre cinq, pour arriver graduellement à ma forme de match. Mon objectif, c’est d’arriver deux semaines avant la rentrée au centre d’entraînement, pour prendre mes marques et continuer à monter en régime. C’est ça d’avoir grandi avec Dame. A Portland, il était déjà à la salle au mois d’août, tous les jours. J’ai pris le pli.»

Aux première loges pour les plus grandes heures de Dame Time, comme face à OKC en playoffs et son fameux tir au buzzer, Simons est encore très proche de son mentor, auprès duquel il a pour ainsi dire tout appris. Et qui devrait revenir pleine balle la saison prochaine après sa longue absence due à sa rupture du tendon d’Achille gauche.

«C’était incroyable pour moi de pouvoir être un témoin privilégié d’un futur Hall of Famer. Je l’admirais et j’ai modelé mon jeu sur lui, bien avant la Draft. D’ailleurs, j’avais fait une interview avec Mike Schmitz, qui est plus tard devenu GM, et qui me demandait les deux joueurs qui me ressemblaient le plus en NBA. J’avais répondu Dame et CJ. Trois mois plus tard, j’étais dans la même équipe ! Dame m’a pris sous son aile et m’a expliqué tout ce qu’il faisait pour se préparer et progresser chaque été, comment il disséquait le jeu, les défenses. Très jeune, j’ai appris à travailler dur comme lui. Il m’a toujours dit que ce sont les petites choses qui te font sortir du lot. Lire et comprendre les défenses. Il me soutient qu’il peut jouer aussi longtemps qu’il veut dans la Ligue, vu comment ça évolue [vers toujours plus de tirs lointains]. En tout état de cause, vous pouvez être sûr qu’il va revenir fort, pour se venger [cette saison].»

Anfernee Simons Pourcentage Rebonds
Saison Equipe MJ Min Tirs 3pts LF Off Def Tot Pd Fte Int Bp Ct Pts
2018-19 POR 20 7:03 44.4 34.5 56.3 0.2 0.5 0.7 0.7 0.5 0.1 0.6 0.0 3.8
2019-20 POR 70 20:42 39.9 33.2 82.6 0.4 1.8 2.2 1.4 1.9 0.4 0.9 0.1 8.3
2020-21 POR 64 17:15 41.9 42.6 80.7 0.2 2.0 2.2 1.4 1.5 0.3 0.7 0.1 7.8
2021-22 POR 57 29:29 44.3 40.5 88.8 0.5 2.2 2.6 3.9 1.9 0.5 2.0 0.1 17.3
2022-23 POR 62 35:01 44.7 37.7 89.4 0.3 2.3 2.6 4.1 2.3 0.7 2.1 0.2 21.1
2023-24 POR 46 34:23 43.0 38.5 91.6 0.5 3.2 3.6 5.5 2.1 0.5 2.7 0.1 22.6
2024-25 POR 70 32:45 42.6 36.3 90.2 0.4 2.3 2.7 4.8 1.7 0.9 2.0 0.1 19.3
2025-26 BOS 49 24:32 44.0 39.5 88.9 0.5 1.9 2.4 2.4 1.7 0.6 1.1 0.1 14.2
2025-26 CHI 6 28:20 43.8 32.0 100.0 0.8 2.0 2.8 3.0 2.0 0.0 2.2 0.3 15.2

Comment lire les stats ? MJ = matches joués ; Min = Minutes ; Tirs = Tirs réussis / Tirs tentés ; 3pts = 3-points / 3-points tentés ; LF = lancers-francs réussis / lancers-francs tentés ; Off = rebond offensif ; Def= rebond défensif ; Tot = Total des rebonds ; Pd = passes décisives ; Fte : Fautes personnelles ; Int = Interceptions ; Bp = Balles perdues ; Ct : Contres ; Pts = Points.

Le fil info en direct