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Crue dévastatrice au Népal et au Tibet : le bilan grimpe à 1 225 morts et 4 757 disparus, des tonnes de débris compliquent les recherches de survivants

Une semaine après l’effondrement d’un glacier dans l’Himalaya, le bilan des crues soudaines au Népal et au Tibet dépasse 1 200 morts et 4 750 disparus ce mercredi 2 septembre. L’armée et des équipes étrangères poursuivent les recherches dans des tunnels alors qu’au moins 2,2 millions de tonnes de débris entravent les secours.

Une semaine après l’effondrement d’un glacier dans l’Himalaya, le bilan des crues soudaines au Népal et au Tibet dépasse 1 200 morts et 4 750 disparus ce mercredi 2 septembre. L’armée et des équipes étrangères poursuivent les recherches dans des tunnels alors qu’au moins 2,2 millions de tonnes de débris entravent les secours.

Les espoirs de retrouver d’autres survivants parmi les milliers de personnes toujours portées disparues au Népal s’amenuisent, ont déclaré ce mercredi 2 septembre les autorités, une semaine après l’effondrement d’un glacier dans l’Himalaya qui a déclenché des crues soudaines dévastatrices dans ce pays montagneux.

Au moins 1 204 personnes ont été tuées et près de 4 216 autres restent introuvables. Les autorités craignent qu’un grand nombre de victimes ne soient ensevelies sous les débris laissés par les inondations qui ont ravagé des villes et des vallées proches de la frontière chinoise.

Les médias d’État chinois font état, côté tibétain, de 21 morts et 541 disparus, portant le total provisoire des victimes de la catastrophe à 1 225 morts et 4 757 disparus.

À la recherche des survivants

Les secouristes tentent de retrouver des survivants qui seraient piégés dans les tunnels de plusieurs centrales hydroélectriques, a expliqué le porte-parole de l’armée, Raja Ram Basnet.

Des équipes spécialisées venues d’Inde, de Chine et des États-Unis participent aux opérations de sauvetage dans les tunnels, ont précisé les autorités.

"L’espoir de trouver des survivants diminue", a prévenu Phanindra Paudel, haut responsable du Centre national des opérations d’urgence (NEOC). "Nous prions et nous gardons l’espoir. L’espoir reste l’espoir !"

Le Premier ministre népalais Balendra Shah a déclaré que l’accent serait désormais déplacé des opérations de recherche, de sauvetage et d’aide d’urgence vers la réhabilitation et la reconstruction.

"Le gouvernement se concentre désormais sur la réhabilitation tout en poursuivant ses efforts pour protéger la vie des habitants des zones touchées et fournir les soins médicaux nécessaires ainsi qu’un accompagnement psychologique", a écrit Balendra Shah dans un message publié tard mardi sur les réseaux sociaux.

2,2 millions de tonnes de débris

La catastrophe a laissé au moins 2,2 millions de tonnes de débris, selon une estimation préliminaire du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), comprenant des parties de bâtiments, des roches et des sédiments, soit l’équivalent de six Empire State Building.

"Le volume de débris illustre l’ampleur des destructions et le défi auquel les communautés sont confrontées pour dégager les habitations, les routes et les espaces publics avant d’entamer la reconstruction", a souligné le PNUD.

La région himalayenne est exposée à de graves risques de futures crues glaciaires, a averti mardi un haut responsable des Nations unies.

Olivier Gagliardini, glaciologue à l’Université Grenoble-Alpes (UGA) détaillait l’ampleur du phénomène à Midi Libre.