Crise migratoire à Ceuta: c’est quoi la Force frontière d’intervention rapide activée par Laurent Nuñez?
Après l'afflux de migrants ces derniers jours dans l'enclave espagnole de Ceuta, en provenance du Maroc, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé vendredi 31 juillet avoir activé la "Force frontière d'intervention rapide pour des contrôles en profondeur". De quoi s'agit-il?
Après l'afflux de migrants ces derniers jours dans l'enclave espagnole de Ceuta, en provenance du Maroc, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé vendredi 31 juillet avoir activé la "Force frontière d'intervention rapide pour des contrôles en profondeur". De quoi s'agit-il?
Laurent Nuñez, déploie des forces de l'ordre après la crise migratoire de Ceuta ce jeudi 30 juillet. Le ministre de l'Intérieur a annoncé renforcer "le contrôle à la frontière" franco-espagnole et travaille en collaboration avec son homologue espagnol, a-t-il précisé. Il a aussi activé la Force frontière d'intervention rapide (FFIR).
Composée de policiers, gendarmes, douaniers et sentinelles, la force frontière d’intervention rapide (FFIR) a été déployée à l’occasion du G7 en juin dernier à Évian pour faire face à l’augmentation des flux dans la région et lutter contre l’immigration clandestine.
La FFIR vise "à renforcer la sécurisation des frontières intérieures face à l'afflux potentiel en provenance de l'Italie, de la Suisse et de l'Allemagne", explique la Direction nationale de la police aux frontières (DNPAF).

"Renforcer le contrôle des frontières"
Elle doit "renforcer le contrôle des frontières, et en particulier aux points de passage autorisés, lutter contre l'immigration clandestine et lutter contre la fraude documentaire", explique une vidéo du ministère de l'Intérieur mise en ligne à l'occasion du G7 à Évian (Haute-Savoie), en juin, où cette force d'appoint a été mobilisée pour la première fois.
La FFIR est dirigée par l'État-major opérationnel des frontières (EMOF) et déployée en zone frontalière sur décision du ministre de l'Intérieur "en cas de menace ou de situation sensible".
Souhaitée par le président Emmanuel Macron en 2023, et d'abord expérimentée sous la forme d'une "border force" à la frontière avec l'Italie par la Première ministre Élisabeth Borne dans un contexte d'afflux migratoire, la FFIR est mise en place l'année suivante sous la direction de la Police aux frontières (PAF).
En février 2025, le Premier ministre François Bayrou annonce sa généralisation à l'ensemble des frontières de l'Hexagone.
"La force de la FFIR repose (sur) sa flexibilité; elle permet d'apporter un appui aux unités locales si le niveau de risque, défini par l'analyse ou les besoins du terrain, le nécessite", notait un avis parlementaire du député LR Éric Pauget, publié la même année.