Crise des carburants : la pénurie de diesel devrait se prolonger, le prix du plein va toujours être élevé en 2027
Les tensions sur l’approvisionnement en diesel pourraient durer jusqu’en 2027, selon l’Agence internationale de l’énergie. En cause, des stocks réduits et une production limitée avant le pic de demande hivernal. Les marges de raffinage ont atteint des niveaux records, impactant l’économie mondiale.
Les tensions sur l’approvisionnement en diesel pourraient durer jusqu’en 2027, selon l’Agence internationale de l’énergie. En cause, des stocks réduits et une production limitée avant le pic de demande hivernal. Les marges de raffinage ont atteint des niveaux records, impactant l’économie mondiale.
Les tensions sur l’approvisionnement en diesel pourraient persister jusqu’en 2027 en raison d’importantes réductions de stocks, contraires à la tendance saisonnière, qui se sont combinées à une production restreinte à l’approche du pic de demande hivernal, déclare l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son rapport mensuel sur le marché pétrolier.
Les marges de raffinage du diesel, ou la prime de ce carburant par rapport au pétrole brut sous-jacent , ont atteint des niveaux records de près de 95 dollars (84,81 euros) le baril en septembre.
"Les marchés du diesel sont restés soumis à une forte pression, les perturbations prolongées de l’approvisionnement ayant entraîné des prélèvements de stocks contre-saisonniers avant la période de maintenance automnale des raffineries et le pic de demande hivernal", relève l’AIE dans son rapport rendu public mercredi.
L’agence prévoit une reprise des activités de raffinage à l’échelle mondiale vers la fin de l’année, mais cela ne suffira pas à compenser le déficit accumulé en 2026, précise-t-elle.
Les membres de l’AIE coordonnent la mise sur le marché de 100 millions de barils de pétrole et de diesel provenant des réserves stratégiques afin de modérer les prix, dans un contexte de pressions politiques et économiques croissantes.
Ce carburant essentiel est largement utilisé dans l’industrie et l’agriculture, ainsi que dans le secteur automobile.
Les pertes liées aux exportations de gazole en provenance du Moyen-Orient et de la Russie se sont élevées à 1,3 million de barils par jour au total en septembre, indique l’agence.
La demande mondiale totale de pétrole devrait reculer de 2,6 millions de barils par jour en 2026, dont 25 % concerneront le gazole.
"Les prix record du diesel ont déjà des répercussions économiques généralisées, car ils font grimper le coût des biens et affectent les revenus réels, l’activité économique et l’inflation", explique l’agence.
Le 9 octobre, les États-Unis et la Russie ont annoncé un accord pour lever les sanctions sur les exportations de diesel russe, autoriser la livraison de 3 millions de tonnes de ce carburant dans un court laps de temps, selon Donald Trump, et permettre une baisse des prix.
Par ailleurs, l’AIE prévoit que l’offre mondiale de pétrole baissera de 5,8 millions de barils par jour cette année, avant de s’inverser pour augmenter de 7,7 millions de barils par jour en 2027, ce qui ramènera le marché mondial du pétrole à un excédent.