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Cours de danse, défilés de mode, karaoké… Quand la Seine rapporte gros

Que serait Paris sans la Seine ? Elle a eu l’attention du monde entier pendant la cérémonie des JO et, depuis, l’engouement ne se dément pas. La fréquentation touristique a bondi. Les Parisiens ne sont pas en reste, ils redécouvrent leur fleuve.

Publié le 30/08/2026 22:00

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Article rédigé par France 2 - J. Bigard, M. Tassin, L. Feuillebois - Édité par l'agence 6Medias

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Que serait Paris sans la Seine ? Elle a eu l’attention du monde entier pendant la cérémonie des JO et, depuis, l’engouement ne se dément pas. La fréquentation touristique a bondi. Les Parisiens ne sont pas en reste, ils redécouvrent leur fleuve.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


C’est l’un des cours de danse les plus prisés de la capitale : salsa et bachata, ambiance caliente, salle bondée. Sauf que le sol bouge un peu. Car c’est une péniche sur la Seine. "C’est hyper sympa parce que là, la vue est magnifique", lance une participante. "C’est super beau, on a le coucher de soleil", glisse une autre.

En trois ans, le nombre de danseurs sur Seine a triplé : 450 par soirée. "C’est l’occasion de sortir sur un bateau qu’on n’a pas régulièrement. Une fois qu’on vient, on a envie de revenir. Le cadre, c’est juste magnifique", partage Noémie Millon, organisatrice des soirées Agua.

Depuis les Jeux Olympiques et son inoubliable cérémonie d’ouverture, le fleuve est devenu un incontournable, le lieu où tout se passe à Paris avec de nouveaux concepts toujours plus originaux. On connaissait le dîner sur la Seine, place désormais aux cours de musique, aux sessions de patinage ou encore aux séances de fitness, jusqu’aux défilés de haute couture.

L’une des dernières modes, c’est de chanter du Céline Dion, plus ou moins faux, lors d’un immense karaoké flottant : 20 euros le ticket d’entrée. Le bateau affiche complet, parfois trois semaines à l’avance, avec 25 % de passagers en plus depuis 2024. Comme si les Parisiens avaient pris conscience de la beauté de leur fleuve lors des JO. "Les gens ont vu dans leur petit écran qu’on avait une ville magnifique et, encore une fois, quand on est au milieu de l’eau, on fait tellement d’envieux", assure Fabien Lapeyre, créateur du concept "La Péniche Apéro".

Une envie qui fait s’envoler le nombre de passagers, notamment de touristes, passant de 7 à 9 millions à Paris. Le fleuve devient l’un des sites les plus visités de la capitale, devant le Louvre ou la tour Eiffel. La Seine est la nouvelle poule aux œufs d’or.

Une compagnie de 10 bateaux-mouches pèse aujourd’hui près de 40 millions d’euros de chiffre d’affaires. De quoi attiser les convoitises d’investisseurs du monde entier. "Il y a encore des attaques, des demandes, des démarches pour pouvoir récupérer une activité. Ça crée des envies, mais partout là où il y a de l’argent, ça crée des envies, naturellement", constate Taoufik El Amrani, directeur de la Compagnie des Bateaux Mouches.

Mais entre les bateaux-mouches, le transport de marchandises et les petits plaisanciers qui se multiplient, la Seine déborde de bateaux : un passage toutes les 35 secondes. Ce jour-là, d’ailleurs, ça embouteille, comme sur le périphérique parisien.

Pour Sarah Benoliel, de l’association des petits bateaux professionnels de Paris et propriétaire de We Boat, cette profusion risque de faire tanguer la navigation. "C’est un terrain de jeu qui est limité et qui ne grandira jamais, malheureusement. Donc, il faut réussir à tous s’entendre. Il y a déjà eu un accident avec un petit bateau l’an dernier. Et il faut imaginer que l’avant du petit bateau a été coupé, complètement déchiqueté", raconte celle qui propose des visites de Paris sur son petit bateau.

L’an dernier, 13 accidents ont été recensés à Paris sur la Seine. Voies navigables de France a autorisé de nouveaux passages sous les ponts aux petites embarcations pour rendre la Seine plus fluide et éviter que la magie ne prenne l’eau.

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