“En montrer un peu plus offensivement” : Laborde donne les clés de la finale face aux Baby Boks
Avant de défier les Baby Boks en finale du Mondial, Cédric Laborde décrypte les forces de la redoutable équipe sud-africaine. Le manager des Bleuets espère voir ses joueurs s’appuyer sur leur défense et leur conquête, tout en retrouvant davantage d’ambition et de plaisir offensivement.
Avant de défier les Baby Boks en finale du Mondial, Cédric Laborde décrypte les forces de la redoutable équipe sud-africaine. Le manager des Bleuets espère voir ses joueurs s’appuyer sur leur défense et leur conquête, tout en retrouvant davantage d’ambition et de plaisir offensivement.
Comment décririez-vous cette équipe sud-africaine ?
C’est l’équipe qui a marqué le plus de points depuis le début de cette Coupe du monde. Les Sud-Africains sont très efficaces sur les ballons portés, très bons en touche et défendent bien. Ils possèdent également des joueurs très rapides dans les couloirs. C’est une équipe très dangereuse, bien évidemment.
Avez-vous ciblé certains domaines de travail après la demi-finale ?
Nous allons essayer d’être encore un peu plus efficaces en conquête et de nous appuyer sur notre défense, qui est aujourd’hui très performante. Nous allons également tenter de montrer un peu plus ce que nous sommes capables de faire offensivement.
L’objectif sera-t-il de conserver davantage le ballon face à l’Afrique du Sud ?
Tous les matchs sont différents et les équipes proposent des styles de jeu vraiment distincts. Ce sera donc, une nouvelle fois, une rencontre unique. Nous allons essayer de montrer notre meilleur visage et de prendre du plaisir, que ce soit défensivement ou offensivement, lors de cette finale. C’est ce que nous nous sommes dit avec les joueurs. Cette équipe est composée de jeunes qui ont beaucoup de caractère et qui ont pris énormément de plaisir à défendre lors de la demi-finale, peut-être un peu moins à attaquer. Pour leur dernier match, nous allons essayer de retrouver un équilibre et de prendre du plaisir dans tous les domaines du jeu.
L’Angleterre lors du Tournoi, l’Australie et la Nouvelle-Zélande dans ce Mondial : votre équipe sait remporter les bras de fer en fin de match. Est-ce aussi révélateur de la culture de la gagne de ce groupe ?
Ce sont des choses sur lesquelles nous capitalisons. Lorsque nous discutons avec les joueurs, nous constatons qu’ils ne s’affolent jamais. Il n’y a pas de panique dans les moments difficiles. Même après la pénalité que nous concédons en fin de match face à la Nouvelle-Zélande, ils gardent la tête froide. Ils se connaissent bien, connaissent leurs forces, mais aussi leurs axes d’amélioration. C’est une équipe très mature collectivement. Tout cela les aide à être efficaces dans les moments importants. Ce sont de vrais guerriers qui ne veulent rien lâcher.
Remporter un nouveau titre mondial serait tout de même extraordinaire pour la formation française, au-delà même de votre histoire collective dans cette compétition…
Bien évidemment. L’aventure vécue par cette génération est assez folle. Ces joueurs ont réussi à battre toutes les équipes qu’ils ont affrontées cette année, celles du Nord comme celles du Sud. À ce niveau-là, c’est déjà assez exceptionnel. Ils y sont parvenus avec un groupe qui a énormément changé. Plusieurs joueurs importants ne sont plus là, notamment nos deux centres et nos deux ailiers, qui ont dû déclarer forfait juste avant la compétition. Nous avons également perdu notre arrière, qui avait été l’un de nos meilleurs joueurs lors du Tournoi, ainsi que notre pilier gauche, qui avait déjà disputé deux Coupes du monde. Le groupe a donc énormément évolué, mais les joueurs qui sont aujourd’hui en place se sont largement mis au niveau. C’est aussi ce qui est assez incroyable dans cette compétition et dans le parcours que nous réalisons lors de cette Coupe du monde.