“Fabien (Galthié) nous a envoyé des messages”, raconte Laborde avant la finale des Bleuets
Avant d'affronter l'Afrique du Sud en finale du Championnat du monde U20, les Bleus savent qu'ils devront répondre au défi physique, principale force des jeunes Boks. L'équipe de Cédric Laborde a aussi eu droit à des encouragements du XV de France
Avant d'affronter l'Afrique du Sud en finale du Championnat du monde U20, les Bleus savent qu'ils devront répondre au défi physique, principale force des jeunes Boks. L'équipe de Cédric Laborde a aussi eu droit à des encouragements du XV de France
Cédric, cette composition d’équipe pour la finale a-t-elle été plus difficile à faire que les autres jours ?
Non, elle a été assez logique. On regarde les performances des vingt-trois joueurs depuis le match contre l’Australie. Les états de forme sont bons, les joueurs ont bien récupéré, donc cela me paraissait logique.
Est-ce que la préparation d'une finale est différente ?
Non, pas forcément. La seule adaptation, c’est l’état de forme au bout du quatrième match. Et c’est vrai qu’on s’entraîne peu, finalement. On a gardé notre mode de préparation avec beaucoup d’analyses, beaucoup de vidéos sur les Sud-Africains. On s’est aussi recentrés sur nous et sur ce qu’on est capables de réaliser. Donc rien de particulier pour cette finale.
Comment expliquer les très bons résultats des U20 depuis des années ?
C’est l’efficacité du système français aujourd’hui : à la fois le travail fait dans les clubs, le projet fédéral, qui est aujourd’hui maîtrisé, des moins de quinze ans jusqu’aux moins de vingt ans, puis jusqu’au XV de France. C’est le partage qu’on a avec les clubs, le suivi des joueurs tout au long de leur carrière, dès qu’ils entrent dans la filière fédérale. C’est aussi les règles de Jiff qui ont fait que nos jeunes joueurs ont du temps de jeu. C’est la préparation, qui s’est améliorée à la fois dans les clubs et à la Fédération. C’est l’expérience que j’ai aujourd’hui dans le staff, via la cellule performance; C’est une multitude de choses qui font qu’aujourd’hui notre système fonctionne bien et que les joueurs sont dans un cadre qui les met en confiance, qui les pousse à exceller sans trop de pression.
Vous avez déjà rencontré cette équipe d'Afrique du Sud. En quoi cela va vous servir ?
Cela va nous servir parce qu'on sait ce qui nous attend. Les joueurs les ont joués en moins de dix-huit ans quand on a fait la tournée en Afrique du Sud, qui est aussi un moment important de la formation du joueur. On a joué contre eux, et c’est vrai que cela nous permet de savoir un peu plus à quoi nous attendre sur un match de rugby. Le combat est premier rang chez eux : gagner son duel, son face-à-face, c’est vraiment important pour eux. Et on a vu qu’on est capables de le faire, déjà une première fois en novembre.
On se ressemble quand même pas mal
L'Afrique du Sud est une équipe qui tient beaucoup le ballon. Quand l'équipe de France a de grosses qualités défensives.
Il y a deux choses. Les Sud-Africains vont chercher les pénalités pour se rapprocher, et ils sont très redoutables sur leur maul. Donc il faudra qu’on réponde, déjà, à leurs défis. Le gain du territoire sera important aussi, encore une fois. Malgré tout, c’est une équipe qui prend des points, et sur laquelle on peut peut-être tenir le ballon. Il faudra bien les jouer au bon moment, en tout cas, et c’est ce qu’on a essayé de travailler.
Est-ce que vous allez vous appuyer sur votre conquête qui fait votre force mais qui est aussi celle de vos adversaires ?
On se ressemble quand même pas mal. On est plutôt efficaces sur les ballons portés, on est efficaces sur les mêlées. Donc forcément, il va y avoir un gros défi là-dessus. On les connaît. Les Sud-Africains vont vouloir nous prendre sur ces phases. Il faudra d’abord qu’on réponde sérieusement à leurs défis. Mais après, on va aussi essayer de jouer. On a analysé certaines zones d’attaque, une stratégie aussi pour récupérer les ballons. On va essayer de prendre le match. On verra un peu, en fonction du rapport de force, quels sont les endroits les plus faciles à attaquer ou à éviter.
Avez-vous reçu des messages de joueurs ou du staff du XV de France ?
Oui, il y a Fabien Galthié qui nous a envoyé des messages, bien évidemment, et les anciens nous encouragent aussi. Ils sont derrière nous, donc c’est toujours agréable.