Coupe du monde 2026: la Norvège et la Suisse fustigent l’arbitrage après leurs éliminations en quarts
Après leurs éliminations respectives face à l'Angleterre et l'Argentine en quart de finale, la Norvège et la Suisse ne décolèrent pas après l'arbitrage. Les Norvégiens estiment que le premier but de Jude Bellingham aurait dû être annulé quand les Suisses s'estiment lésé par l'expulsion de Breel Embolo qu'ils jugent abusive.
Après leurs éliminations respectives face à l'Angleterre et l'Argentine en quart de finale, la Norvège et la Suisse ne décolèrent pas après l'arbitrage. Les Norvégiens estiment que le premier but de Jude Bellingham aurait dû être annulé quand les Suisses s'estiment lésé par l'expulsion de Breel Embolo qu'ils jugent abusive.
En Norvège, l'élimination des hommes de Stale Solbakken par l'Angleterre (1-2 a.p.) a du mal à passer. La prestation de l'arbitre français Clément Turpin est sous le feu des critiques après ce qui est déjà qualifié d'affaire du « câble-gate ». Les Norvégiens crient à l'injustice notamment parce qu'ils estiment que le but de l'égalisation inscrit par Jude Bellingham (45e+2) n'aurait pas dû être accordé car le ballon aurait touché un câble de la caméra aérienne au départ de l'action, ce qui aurait dû conduire l'arbitre français à faire reprendre le match par un entre-deux.
L'affaire du « câble-gate »
Sur les réseaux sociaux, la Fifa a nié images à l'appui que le ballon ait touché le câble. Selon l'instance, la puce à l'intérieur du ballon n'a détecté aucune preuve d'une changement de trajectoire sur le dégagement du gardien norvégien, mais une animation 3D reproduisant l'action du but proposée par la BBC et qui s'appuie sur les données officielles de la Fifa semble pourtant bien montrer que la trajectoire du ballon a bien été modifiée dans les airs, juste à l'endroit où semble se situer le câble de la caméra.
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« Si le ballon a touché la caméra ou un câble, c'est un scandale. Je suis sans voix. Je n'ai jamais rien vu de tel. Si cela est avéré, cela restera comme l'un des plus grands scandales de l'histoire de la Coupe du monde », s'est emporté Kristoffer Lokberg, consultant de la NRK (station de radio norvégienne), cité par le média norvégien Nettavisen.
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« Le ballon est tombé directement du ciel »
« C'est malheureux pour nous. Le ballon est tombé directement du ciel, mais on ne peut rien y faire. Je ne pense pas qu'on rejouera le match, donc c'est comme ça. Quant à la puce qui n'aurait pas détecté cela, tout ce que je peux dire, c'est que tout le monde a vu que le ballon était retombé brusquement vers le sol, y compris le joueur anglais qui en a bénéficié (Elliot Anderson, donc). Sur mon banc, tout le monde a réagi immédiatement parce qu'on s'en est rendu compte. Il n'y a aucun doute que le ballon a touché quelque chose ! Donc c'est très étrange ! Mais maintenant, on ne va pas se réfugier éternellement derrière ça pour expliquer notre défaite... », a expliqué le sélectionneur norvégien Stale Solbakken en conférence de presse après le match.
Les Norvégiens sont aussi remontés contre l'annulation du deuxième but inscrit par Torbjorn Heggen, pour une poussette préalable d'Erling Haaland sur Elliot Anderson. Si le choix de l'arbitre semble plutôt justifié, l'attaquant star norvégien a affirmé ne pas comprendre la décision de Clément Turpin tant ce genre d'accrochage lui semble banal entre attaquants et défenseurs sur corner. « Si là, il y a un coup franc, je dois quasiment en obtenir sur chaque duel, à chaque match. Parce que je suis constamment poussé, tiré. Je trouve ça nul », a pesté l'attaquant de Manchester City en zone mixte.
Le père d'Haaland, Alfie, lui-même ancien joueur professionnel pour Manchester City, a semble-t-il lui aussi du mal à digérer la défaite. En réponse à un tweet du journaliste italien Fabrizio Romano, le paternel du buteur norvégien à félicité l'Angleterre pour sa victoire la gratifiant d'un « Bien joué Bellingham et l'arbitre ». Au micro de la chaîne DAZN, il a dit tout le match qu'il pensait de l'arbitrage du soir. « Aujourd'hui, c'est l'arbitre qui a gagné. C'est ce que je ressens. D'habitude, je n'aime pas parler des arbitres après un match, mais quand tant de moments clés tournent à l'encontre d'une équipe, c'est impossible de l'ignorer. On a vu le but refusé à Torbjorn Heggem, on a vu des décisions controversées tout au long du match, et chaque décision importante semblait tourner en faveur de l'Angleterre. À ce niveau, ce sont ces moments-là qui changent le cours d'un match », a-t-il insisté.
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L'expulsion « catastrophique » d'Embolo laisse la Suisse dans l'incompréhension
Les Suisses eux sont toujours dans l'incompréhension après l'expulsion de leur attaquant Breel Embolo face à l'Argentine. Au départ de l'action litigieuse qui a fait basculer le scénario du match en faveur des Argentins, c'est le milieu de terrain argentin Leandro Paredes qui a écopé d'un carton jaune pour une faute supposée sur Embolo. Mais l'arbitre portugais Joao Pinheiro a été appelé par la Var pour vérifier l'action. Après visionnage, il a retiré le jaune à Paredes pour le donner à Embolo qu'il a jugé coupable d'une simulation (71e). Un carton synonyme d'expulsion puisque l'attaquant du Stade Rennais avait déjà été averti plus tôt dans la rencontre.
« C'est juste catastrophique, je ne sais pas ce que cet arbitre a fait, là. Je ne sais pas, je ne comprends pas pourquoi ils l'appellent pour une situation comme celle-là, a pesté le milieu Fabian Rieder en zone mixte. Je ne comprends pas comment le Var peut changer un match avec une situation comme cela, il faut juste laisser l'arbitre faire son boulot. »
« On peut parler de simulation, a concédé en zone mixte le milieu de terrain suisse Denis Zakaria. Mais je pense que le jaune n'est pas mérité, il n'est pas juste. S'il simule pour obtenir un penalty ok, mais là il est près du banc de touche. L'arbitre aurait dû être un peu plus intelligent ». « Perdre à cause d'une décision de l'arbitre, c'est douloureux. Les règles sont les règles, on ne peut pas les changer, mais une telle décision tue le match », a abondé le capitaine suisse, Granit Xhaka
Un fait de jeu insignifiant fait basculer le scénario du match
Car dans ce cas, l'utilisation de la Var qui visait a réparer l'injustice dont a été victime Paredes a également scellé le destin d'Embolo et fait basculer le scénario du match pour un fait de jeu insignifiant. En retirant le carton jaune à l'Argentin, l'arbitre portugais ne pouvait pas dans le même temps fermer les yeux sur la simulation du joueur suisse. Joao Pinheiro n'a pas eu d'autre choix que d'appliquer le règlement à lettre malgré le premier carton jaune du joueur et le fait que l'action ce soit déroulé au milieu du terrain dans une zone absolument sans danger pour les deux équipes.
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Le sélectionneur suisse Murat Yakin, s'est d'ailleurs dit étonné par le carton jaune initialement donné à Paredes, et les conséquences en cascade que cela a déclenchées. « Il n'y avait aucune raison de donner ce carton jaune, je ne comprends pas, c'était une situation inoffensive. Je ne comprends pas que cette décision ait été prise et qu'au final notre joueur ait été exclu », a-t-il déclaré en conférence de presse.
Plutôt beau joueur, Yakin n'a pas souhaité en rajouter une couche. « Je ne dirais pas qu'ils (les Argentins) ont été favorisés. Nous avons eu un match correct et ouvert. Les deux équipes ont joué au football et, malheureusement, nous ne sommes pas sortis vainqueurs aujourd'hui (samedi). C'est très clair : je pense que le football n'en est pas sorti gagnant », a-t-il simplement concédé. Au moment de l'expulsion polémique, les Suisses faisaient jeu égal avec l'Argentine, la pilule est donc d'autant plus difficile à avaler pour les Helvètes.