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Coupe du monde 2026. Erreurs défensives, des attaquants en dedans… Le récit de la fin du rêve bleu

Portée par son élan, un jeu offensif euphorisant et une défense retrouvée, l’équipe de France nourrissait de grands espoirs face à l’Espagne. Elle imaginait pouvoir toréer sa bête noire, celle qui lui avait mis...

Portée par son élan, un jeu offensif euphorisant et une défense retrouvée, l’équipe de France nourrissait de grands espoirs face à l’Espagne. Elle imaginait pouvoir toréer sa bête noire, celle qui lui avait mis des coups de cornes lors des deux dernières demi-finales, toutes perdues, aussi bien à l’Euro qu’en Ligue des nations. Mais c’est bien son adversaire qui a fini une nouvelle fois avec les deux oreilles et la queue.

Deux buts sur deux erreurs défensives

Mais même moins impressionnante dans le jeu, la Roja reste cette machine bien huilée capable de vous faire déjouer. Elle avait la kryptonite pour contenir les quatre super-héros français en attaque, qui ont manqué de justesse, de folie, de rythme et de créativité pour faire vaciller un bloc aussi bien organisé que celui proposé par Luis de la Fuente. À l’image d’un Olise, dont les performances ont sensiblement baissé depuis les 8es de finale pour devenir totalement anecdotiques ce mardi.

Mais le meneur de jeu n’est pas le seul à blâmer ou à avoir été à côté de ses crampons. On pense à l’infortuné Lucas Digne qui a commis une erreur de jugement grossière sur Yamal pour offrir l’évitable penalty de l’ouverture du score à Mikel Oyarzabal (0-1, 22e ). Mille fois dommage alors que le jeu était plutôt équilibré jusque-là.

Pas de retournement de situation comme en 2022

Un deuxième couac défensif, après le repos, avec un Lacroix – entré à la demi-heure de jeu pour remplacer Saliba, touché au dos – beaucoup trop passif alors que Porro avait vu l’ouverture dans son dos (0-2, 58e ). Dans ces rencontres sur un fil, ce sont des détails qui font la différence et ils sont tous allés dans le sens des champions d’Europe, ce qui n’est absolument pas un hasard. À Dallas, le football de haut niveau s’est montré impitoyable.

Les Bleus, parfaitement contenus, n’ont cette fois-ci pas affiché le visage d’un prétendant au titre. Pris dans les filets, incapables de faire vivre le ballon dans le dernier tiers du terrain, ils n’ont jamais été en mesure de solutionner le problème posé. Il a fallu attendre plus d’une heure de jeu pour voir enfin un tir cadré, côté français, et encore dans un angle (très) fermé (64e).

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Voir cette attaque si pétaradante rester en mode diesel résumait l’impuissance tricolore, dont la fébrilité est devenue plus manifeste à mesure que la mission semblait impossible. Pas de retournement de situation, cette fois-ci, comme en 2022 lors de la dernière finale de la Coupe du monde face à l’Argentine qui avait vu les hommes de Deschamps arracher la prolongation en se réveillant dans le dernier quart d’heure.

Il n’y aura pas de troisième finale consécutive et le sélectionneur va terminer son mandat de 14 ans sur le dispensable match pour la 3e place, samedi à Miami. Ce n’était clairement pas l’objectif collectif. Mais les Bleus, maîtrisés de bout en bout, n’ont même pas pu rêver d’une troisième étoile.