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Coupe du monde 2026. Des statistiques faméliques en finale : comment l’Espagne a muselé Messi

Lionel Messi a été muselé par l’Espagne dimanche et n’a jamais su tirer son épingle du jeu, à rebours de sa Coupe du monde extraordinaire où il a toujours trouvé un moyen de briller. Il laisse ainsi le trophée de meilleur buteur à Kylian Mbappé.

Lionel Messi a été muselé par l’Espagne dimanche et n’a jamais su tirer son épingle du jeu, à rebours de sa Coupe du monde extraordinaire où il a toujours trouvé un moyen de briller. Il laisse ainsi le trophée de meilleur buteur à Kylian Mbappé.

Antonin Deslandes -

Aujourd’hui à 07:15 | mis à jour aujourd’hui à 07:34

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Sur les plus hautes cimes du football, il suffit parfois de peu pour que les étoiles les plus scintillantes brillent moins fort. Une finale de Coupe du monde fait partie de ces sommets et tout Lionel Messi qu’il est, le génie argentin n’a jamais réussi à exister dans cette finale face à la Roja.

La faute notamment au plan de jeu espagnol parfaitement rodé : en position haute – ce qui fut le cas une bonne partie de la rencontre, les hommes de Luis de la Fuente ont chargé un Rodri omniprésent de cadrer les transitions de l’Argentine (6 ballons récupérés et 3 tacles réussis, dont un salvateur sur Messi alors que ce dernier était en position de frappe sur son pied gauche à la 90e+2), notamment en collant de près l’octuple Ballon d’Or.

Photo Sipa/Abbie Parr

Photo Sipa/Abbie Parr

Fidèle à ses habitudes, Messi a beaucoup marché, prenant le temps d’analyser le positionnement du onze espagnol, avant de se décaler sur l’aile droite pour échapper au marquage du milieu de Manchester City.

Un seul tir en plus de 120 minutes

Mais le joueur de l’Inter Miami n’a pas été plus verni, pris en tenaille par un excellent triangle composé du même Rodri, Cucurella et Baena. Et les situations de contre-attaques se sont taries au fil des minutes et de la toile tissée autour de la rencontre par la Roja, forte d’un pressing tout terrain (l’Espagne était l’équipe qui avait le plus pressé dans ce Mondial avec 93 séquences avant même la finale, devant la France avec 80 séquences).

Résultat, Messi a longtemps été sevré de ballons et a terminé le match avec un seul tir et aucune passe aboutissant à une occasion de but, se signalant juste par un beau mouvement et un corner dangereux en toute fin de match (120e+1). À sa décharge, le brillant collectif espagnol a mis en lumière les qualités techniques individuelles très limitées de ses coéquipiers et le manque de projection des milieux de terrain.

Difficile, dans ces circonstances, d’être convenablement abreuvé. Mais ce non-match de Messi aura au moins eu l’avantage de conforter Kylian Mbappé dans sa position de meilleur buteur de ce Mondial (8)… et de l’histoire de la compétition (22 buts, contre 21 pour Messi).