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“J’étais plein de rancœur, j’aurais alors dû aller voir quelqu’un” : Danty revient sur le traumatisme de 2023

Éloigné des terrains depuis bientôt un an suite à une grave blessure au genou, Jonathan Danty s'est longuement livré. L'international français (29 sélections) revient sur cette période de convalescence mais évoque également le traumatisme de l'échec en quart de finale de la Coupe du monde 2023 face à l'Afrique du Sud. 

Éloigné des terrains depuis bientôt un an suite à une grave blessure au genou, Jonathan Danty s'est longuement livré. L'international français (29 sélections) revient sur cette période de convalescence mais évoque également le traumatisme de l'échec en quart de finale de la Coupe du monde 2023 face à l'Afrique du Sud. 

Quand on est forcé de quitter les terrains pour soigner une lourde blessure et que le sentiment de "ne plus exister" pèse un peu plus chaque jour, c'est un tas de choses qui se bousculent dans l'esprit d'un joueur. Une remise en question souvent totale par laquelle est passé Jonathan Danty, gravement blessé au genou en septembre 2025. Le centre du Stade rochelais s'est livré sur cette période de convalescence et a également accepté d'évoquer le douloureux souvenir de 2023.

J'ai décidé de revoir le quart de finale. Ce que j'en ai conclu ? Bof... L’amertume était toujours la même

Un échec en quart de finale de la Coupe du monde face aux Boks (28-29) qu'il considère encore aujourd'hui comme "un traumatisme" qui a forcément refait surface durant ces longues semaines de rééducation où la question d'arrêter sa carrière s'est posée. "Je me faisais tellement chier entre octobre et février que j’ai décidé de revoir le quart de finale face aux Springboks, raconte l'international français. [...] Ce que j’en ai conclu ? Bof… L’amertume était toujours la même. Ce traumatisme, je l’aurai toute ma vie"

Car pour Jonathan Danty, l'objectif "ça n’a jamais été de participer à la Coupe du monde. Mon objectif, c’était de la gagner". Alors la chute fut forcément difficile à digérer : "C’était le dernier grand défi de ma carrière et j’ai eu du mal à encaisser cette défaite. Je me suis enfermé chez moi pendant des jours, le temps que tout redescende."

Et le retour à la "vraie vie" fut forcément difficile après avoir vécu dans la bulle très fermée des Bleus. Pour fuir cette période délicate, le Rochelais a voulu retrouver les terrains au plus vite. Une décision qui, avec le recul, sonne sans doute comme une erreur : "J’ai demandé à Ronan O’Gara de rejouer le plus vite possible. Je pensais que ça m’aiderait à passer à autre chose. Mais j’étais dans un mauvais mood. Le deuil n’avait pas été fait et il y a eu ce soir où j’étais capitaine du Stade rochelais à Jean Bouin [...]. J’étais plein de rancœur à cette époque et j’aurais alors dû aller voir quelqu’un. J’ai choisi de garder tout pour moi et ce fut une erreur". Désormais le Rochelais de 33 ans est tourné vers son retour à la compétition pour retrouver le plaisir de fouler à nouveau les pelouses du Top 14. Un retour qui est prévu autour du mois d'octobre.