Côte-d’Or. « Je veux m’en débarrasser » : une tâche que les familles essaient de régler au plus vite
Kheira le sait d’expérience : fin août les rayons seront vides. Les achats de fournitures pour ses deux garçons sont presque finis. En vacances à Dijon, la Toulousaine en profite pour trouver ce qui lui manque ...
Kheira le sait d’expérience : fin août les rayons seront vides. Les achats de fournitures pour ses deux garçons sont presque finis. En vacances à Dijon, la Toulousaine en profite pour trouver ce qui lui manque dans une grande enseigne de Marsannay-la-Côte. Dans les rayons, son fils Ryad, qui s’apprête à entrer en classe de 5e , a trouvé son bonheur : un cartable et la trousse assortie.
Une « victoire » du côté de la maman, pour qui ces courses sont une « contrainte ». Elle avoue ne prendre aucun plaisir à sillonner les rayons, listes à la main.
Éviter l’affluence du retour de vacances
Le faire dès le mois de juillet lui permet de « s’en débarrasser » et d’éviter l’affluence du retour de vacances.
Pour d’autres, s’y prendre à l’avance permet de comparer les prix. Selon Mariam qui habite à Chenôve et est mère de six enfants scolarisés, l’anticipation est synonyme d’économies. « Je compare les prix entre les enseignes et j’achète au plus avantageux », explique-t-elle. Devant les stylos, elle remarque que ceux figurant sur la liste de l’une de ses filles sont moins chers dans une enseigne concurrente. Elle les achètera donc lors de sa prochaine visite. Cette année, la famille doit « faire attention au budget ». Et afin de gagner du temps, la maman a regroupé les listes de fournitures de ses six enfants en une seule.
Dans un autre rayon, Christina, habitante de Saulon-la-Chapelle, n’avait pas prévu de débuter les achats de fournitures scolaires ce jour-là. Elle accompagne son fils Cosmo, qui fera sa rentrée en CM2. « D’habitude, je commande sur internet au mois d’août », explique-t-elle. Mais le garçon est tombé par hasard sur des fournitures à l’effigie de son jeu vidéo préféré. Il la rejoint les bras chargés d’une « trousse, d’un cahier et d’un classeur “Minecraft” ». Sa mère le laisse choisir ses fournitures, espérant que cela l’encourage à travailler avec du matériel qui lui plaît. Quant au cartable, il est remplacé uniquement lorsque sa taille, son dos ou le poids du matériel l’exigent.
Cindy, habitante de Perrigny-lès-Dijon, mise elle aussi sur le recyclage. Ses deux enfants, Nolan et Maëlys, le savent : lorsque c’est possible, ils « récupèrent les fournitures de l’année précédente ». D’une rentrée à l’autre, de nombreux articles « peuvent resservir ». La commune où est scolarisé Nolan (Perrigny-lès-Dijon) fournit également un kit de rentrée « plutôt complet ». Un coup de pouce qui permet à la famille de limiter les achats et de réduire un budget parfois conséquent. Cette année, Cindy estime ses dépenses à une cinquantaine d’euros en tout.
« Des listes de plus en plus complexes »
Si certaines familles préfèrent s’y prendre dès le mois de juillet, c’est aussi parce que les listes de fournitures se compliquent au fil de la scolarité. « Vers le collège, les listes sont de plus en plus complexes », explique Kheira. Alors que le nombre de fournitures augmente entre le primaire et le secondaire, certains articles peuvent s’avérer difficiles à trouver. « Les profs sont de plus en plus exigeants. Ils nous demandent des choses très précises, comme un stylo avec une pointe de 0,3 mm. Je suis obligée de faire plusieurs magasins pour le trouver », s’indigne-t-elle. D’un établissement à l’autre, les règles peuvent aussi être très différentes : cartables à roulettes interdits, agenda requis à la place du traditionnel cahier de textes…
▶ Les personnes rencontrées n’ont pas souhaité donner leur nom de famille.
Cosmo, futur élève de CM2, pose avec ses nouvelles fournitures à l'effigie de “Minecraft”, au côté de sa mère, Christina. Photo Emilie Betbeder
Je compare les prix entre les enseignes et j’achète au plus avantageux.