Côte-d’Or. « En général, personne ne nous voit » : une sculpture reconstituée en direct sur la façade de l’abbaye de Molesme
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« En général, personne ne nous voit » : une sculpture reconstituée en direct sur la …
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, une sculpture de tête d'aigle est reconstituée en direct sur la façade de l’abbaye de Molesme.
Astrid Gayet -
Aujourd’hui à 19:00 | mis à jour aujourd’hui à 19:29
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L’abbaye de Molesme, dans le Châtillonnais, a souffert après la Révolution. De nombreuses restaurations ont déjà été menées et d’autres sont en cours. À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, le site ouvre ses portes de 14 à 18 heures, ce dimanche 20 septembre. Et des visites guidées sont proposées à 14 h 30 et 16 heures (5 €).
Depuis samedi, la tête de l’aigle « qui ornait la clé de la travée centrale de l’aile sud est reconstituée à partir d’une photographie ancienne et sculptée en direct devant les visiteurs par Franck Vicquery, de l’entreprise Léon Noël », explique la propriétaire, Marie-Christiane de La Conté. « La pose de la tête de l’aigle a lieu ce dimanche, à 17 h 30. »
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La tête de l’aigle est sculptée en direct devant les visiteurs par Franck Vicquery, de l’entreprise Léon Noël. Photo Astrid Gayet
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La tête de l’aigle est sculptée en direct devant les visiteurs par Franck Vicquery, de l’entreprise Léon Noël. Photo Astrid Gayet
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La tête de l’aigle est sculptée en direct devant les visiteurs par Franck Vicquery, de l’entreprise Léon Noël. Photo Astrid Gayet
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La tête de l’aigle est sculptée en direct devant les visiteurs par Franck Vicquery, de l’entreprise Léon Noël. Photo Astrid Gayet
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La tête de l’aigle est sculptée en direct devant les visiteurs par Franck Vicquery, de l’entreprise Léon Noël. Photo Astrid Gayet
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La tête de l’aigle est sculptée en direct devant les visiteurs par Franck Vicquery, de l’entreprise Léon Noël. Photo Astrid Gayet
« Cela fait plusieurs décennies que cet aigle n’a plus de tête. […] J’ai regardé ce qui se faisait à l’époque et je me sers du mouvement du corps de l’animal ; cela me donne des indications. J’ai utilisé une des pierres retrouvées à la cave de l’abbaye et il se trouve que c’est exactement la même que celle d’origine, donc elle va vieillir de la même façon. À l’intérieur, j’ai mis un goujon en inox, qui relie la tête et le corps de l’aigle », explique Franck Vicquery. « Le plus long, c’est le travail de recherche à faire en amont, mais c’est indispensable pour réaliser quelque chose de cohérent. Sinon, la sculpture se fait en deux jours. » Sculpter devant les visiteurs, c’est l’occasion « d’échanger avec les gens ». « En général, personne ne nous voit, puisqu’on travaille sur des chantiers interdits au public. »