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Coques brisées et éjections d’enfant : Touring alerte sur deux sièges auto pour enfant et somme l’Europe de réexaminer les normes d’homologation

Les différentes agences de sécurité routière du pays le rappellent régulièrement : bien attacher son enfant dans la voiture est capital pour minimiser les risques de blessures en cas d'accident. Le Code de la R...

Les différentes agences de sécurité routière du pays le rappellent régulièrement : bien attacher son enfant dans la voiture est capital pour minimiser les risques de blessures en cas d'accident. Le Code de la Route est d'ailleurs très clair sur le sujet : les enfants de moins de 1,35 m doivent voyager dans un siège auto adapté à leur taille et à leur poids. Selon l'AWSR, un enfant correctement attaché dans un siège adapté court trois fois moins de risque qu'un enfant non attaché.

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©D.R.

Mais cela ne vaut que si les sièges sont efficaces. Or, Touring alerte justement sur la dangerosité de certains de ces dispositifs. "Deux sièges auto pour enfants, pourtant officiellement homologués et commercialisés, ont présenté de graves défaillances lors de récents crash-tests indépendants", s'étonne l'organisme.

Grand test de sécurité des sièges auto pour enfants : un modèle de cette grande marque considéré comme dangereux !

De fait, Touring collabore dans le cadre d'un programme européen d'évaluation des sièges auto, aux côtés de ses partenaires ADAC (Allemagne), ANWB (Pays-Bas) et TCS (Suisse). Dans le cadre de ce partenariat, des crash-tests indépendants ont été réalisés, entre autres en soumettant les sièges à des contraintes de choc frontal plus sévères que les normes européennes, inspirées des essais Euro NCAP.

Deux sièges jugés dangereux

Lors de récents tests, le Britax Römer Baby-Safe Pro associé à la Vario Base 5Z, testé en position allongée, a présenté une défaillance de son système de retenue. "Lors du choc frontal, la boucle du harnais s'est ouverte, provoquant l'éjection du mannequin représentant l'enfant. Quant à l'Axkid Minikid Core, sa jambe de force (NDLR : le pied métallique télescopique qui descend de la base du siège auto pour venir s'appuyer directement sur le plancher du véhicule) s'est rétractée et la coque s'est brisée au niveau de la fixation du harnais, compromettant dangereusement le maintien de l'enfant."

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Ce qui horrifie d'autant plus Touring, c'est que ces sièges ont été homologués et sont donc commercialisés. "À la suite des défaillances constatées lors des crash-tests indépendants, les deux fabricants ont annoncé des rappels volontaires des produits concernés, accompagnés de solutions gratuites pour les consommateurs."

Seul un enfant sur quatre est correctement attaché en voiture

Pour Touring, ces défaillances doivent alerter les instances européennes sur des normes qui ne sont peut-être plus d'actualité. "Le règlement ONU R129 a incontestablement renforcé la sécurité des enfants en voiture par rapport à l'ancienne réglementation R44, notamment grâce à l'introduction de nouvelles exigences en matière de protection latérale. Toutefois, la sévérité du choc frontal prévue par ce règlement repose encore sur des caractéristiques de véhicules des années 1980. Depuis, les voitures ont considérablement évolué, notamment en matière de rigidité et de comportement lors des collisions. Les essais indépendants appliquent ainsi des contraintes plus sévères, davantage représentatives des véhicules actuels. Pour Touring, ces différences justifient de réexaminer certains paramètres d'homologation afin de s'assurer que les exigences réglementaires continuent d'évoluer avec les technologies et les risques réels."

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Touring plaide donc pour un réexamen des exigences des normes, notamment pour déterminer si des scénarios de collision plus sévères et des critères supplémentaires devraient être intégrés aux procédures d'homologation. Une exigence qui concerne également d'autres équipements directement liés à la sécurité routière, notamment les casques de protection. "L'innovation technologique, la concurrence et les impératifs commerciaux accélèrent le développement de nouveaux produits. Mais les cadres réglementaires ne suivent pas nécessairement le même rythme. Lorsqu'il s'agit d'équipements destinés à protéger des vies, ce décalage potentiel doit faire l'objet d'une vigilance particulière."

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