Consommation. Les prix des fruits et légumes ont flambé en un an, selon Familles rurales
Courgettes, tomates grappe… le prix des légumes a connu une « forte hausse » sur un an, en partie en raison des « aléas climatiques », a déploré ce jeudi l’association de défense des consommateurs Familles rura...
Courgettes, tomates grappe… le prix des légumes a connu une « forte hausse » sur un an, en partie en raison des « aléas climatiques », a déploré ce jeudi l’association de défense des consommateurs Familles rurales, qui dénonce une tendance inflationniste plus ancienne.
Comme chaque année, l’association a réalisé 118 relevés de prix en grandes surfaces (hypermarchés, supermarchés, discounters et magasins spécialisés bio) du 8 au 21 juin 2026, sur 40 départements, pour un panier de neuf fruits et de dix légumes.
Bio ou pas, les prix de tous légumes flambent
Côté légumes, la hausse est « nette » entre juin 2025 et juin 2026, aussi bien en bio (+7 %, à 5,47 euros le kilo) que pour les produits non bio, dits conventionnels (+10 % à 3,27 euros).
« Les épisodes successifs de fortes pluies, de fraîcheur puis de chaleur ont perturbé les productions » tandis que les « principaux pays fournisseurs de la France, notamment l’Espagne et le Portugal, ont eux aussi connu » une météo défavorable, analyse l’association.
Les courgettes ont par exemple coûté 32 % de plus en conventionnel (2 euros le kilo), et 28 % de plus en bio (4,04 euros), tandis que les tomates grappe ont enregistré une hausse de 31 % en conventionnel (2,91 euros) et de 11 % en bio (5,99 euros). Les haricots verts ont également grimpé de 24 % en conventionnel et de 19 % en bio.
Côté fruits, quelques exceptions
Au rayon fruits, en revanche, l’association relève une stabilisation du prix moyen (-0,2 %) pour les produits conventionnels, à 4,33 euros le kilo, et un recul (-10 %) pour le bio (6,96 euros le kilo), toutefois toujours « hors de portée de nombreux budgets ».
En conventionnel, malgré des « hausses notables » pour le citron jaune (+14 %) et la pastèque (+10 %), les prix des pêches et abricots n’ont pas ou peu bougé, quand ceux des cerises (-6 %) et des melons (-9 %) ont baissé.
Malgré « d’importantes fluctuations météorologiques » en mai, les « fruits à noyau ont bénéficié d’une production importante », ce qui a « contribué à contenir certains prix », au côté de promotions en magasin, note Familles rurales.
Des prix en constante augmentation depuis dix ans
Pour autant, « les difficultés d’accès aux fruits et légumes ne relèvent plus de fluctuations ponctuelles, mais d’une tendance durable », leur prix ayant augmenté « beaucoup plus vite » en dix ans que l’inflation générale, fait-elle valoir, données de l’Insee à l’appui.
Elle appelle les parlementaires à soutenir une proposition de loi du député écologiste Boris Tavernier censée garantir l’accès à un panier de produits sains vendus à prix coûtants.