Réseaux sociaux: Comment les experts veulent protéger les mineurs en ligne
Publié13. juillet 2026, 14:31Réseaux sociauxComment les experts veulent protéger les mineurs en ligneUn comité d’experts sur la protection des mineurs en ligne a remis, lundi, à la Commission européenne, ses pr...
Publié13. juillet 2026, 14:31
Réseaux sociauxComment les experts veulent protéger les mineurs en ligne
Un comité d’experts sur la protection des mineurs en ligne a remis, lundi, à la Commission européenne, ses principales recommandations.


Les réseaux sociaux et autres plateformes en ligne peuvent présenter plusieurs types de risques pour le développement et le bien-être des mineurs, soulignent les experts, qui ont planché durant plusieurs mois sur ce sujet, avec l’appui de multiples spécialistes, scientifiques, éducateurs et associations de parents.
Cela inclut le risque d’une utilisation excessive liée à des fonctionnalités addictives, le remplacement d’activités favorables à un bon développement par le temps passé devant des écrans, l’exposition à des contenus dangereux et à des contacts inappropriés.
Les experts rappellent cependant les apports des réseaux sociaux chez les jeunes : ils peuvent contribuer à les former au numérique, les aider à communiquer et à créer des liens, trouver du soutien ou des espaces d’expression, s’engager et apprendre de manière autonome.
Limiter l’accès en fonction de l’âge
Ils recommandent de limiter l’accès aux réseaux sociaux en fonction de l’âge, compte tenu de l’impact que ces risques et bénéfices peuvent avoir à différents stades de développement des enfants et adolescents:
- Interdiction de tous types d’écrans aux moins de 3 ans
- Interdiction à l’échelle de l’UE de l’accès des moins de 13 ans aux réseaux sociaux et autres services en ligne, y compris les assistants d’intelligence artificielle, à l’exception de «périodes limitées», sous supervision d’un parent ou dans un cadre éducatif.
- Les 13-18 ans pourraient accéder aux plateformes qui ont mis en place un système de vérification d’âge efficace, et ont démontré qu’elles sont sûres «par défaut ou à dessein» («by design»), par exemple en supprimant leurs fonctionnalités les plus addictives.
- Les pays de l’UE seraient libres d’instaurer des interdictions d’accès au niveau national au-delà de 13 ans, comme la France qui veut les interdire aux moins de 15 ans.
- À 18 ans, les Européens atteindraient leur «majorité numérique complète», gage d’une totale autonomie, mais avec une vérification d’âge requise pour accéder aux contenus pour adultes, comme les sites pornographiques.
Des conseils pratiques aux familles
Ces recommandations s’accompagnent de conseils pratiques. Par exemple, les parents devraient interdire les appareils connectés «dans la salle de bain, la chambre à coucher et pendant les repas», garder une attitude bienveillante mais surveiller les comportements à risque, et encourager les enfants à parler de ce qu’ils voient en ligne, sans crainte d’être réprimandés.
Ils sont également appelés à montrer l’exemple «en ne restant pas scotchés devant des écrans en présence d’enfants», et à s’abstenir de publier des images de ces derniers à tout bout de champ.
Les enfants et ados sont invités à «traiter les autres avec le respect que vous attendez d’eux», à «protéger les informations personnelles» et à «réfléchir avant de publier». Mais aussi à se méfier de ceux qui se présentent comme des amis, ne jamais partager d’images intimes, et signaler tout problème en ligne aux adultes.
(les/yb)

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