Comment les canicules à répétition influencent le marché immobilier
Quand on subit des canicules à répétition, comme c’est le cas depuis le mois de juin, et qu’on a un projet d’achat ou de location, on ne regarde plus les choses de la même manière. Publié le lundi 3 août 202...
Quand on subit des canicules à répétition, comme c’est le cas depuis le mois de juin, et qu’on a un projet d’achat ou de location, on ne regarde plus les choses de la même manière.
Publié le lundi 3 août 2026 à 07:43
Les maisons avec piscine sont très recherchées depuis quelques semaines : les demandes ont bondi de 22 % selon le réseau Bien’ici. Même chose pour les logements équipés de la climatisation, ou avec une disposition des pièces qui permet d’aérer facilement.
Autre conséquence des pics de chaleur : l’exposition géographique des biens immobiliers. Le graal, auparavant, c’était de trouver un appartement ou une maison orientée sud ou sud-ouest, pour profiter d’un maximum de luminosité. C’était plus cher, mais ça en valait la peine.
Avec des journées à plus de 40° on oublie. Aujourd’hui, de plus en plus de Français cherchent une exposition plein Nord.
Pour ce qui est de la localisation, là aussi, les acheteurs sont en quête de fraîcheur, à la montagne ou près du littoral, et notamment en Bretagne. Même s’il peut aussi faire chaud en Bretagne.
Et à l’inverse, certains biens sont plus compliqués à vendre en ce moment
Ce que constatent les professionnels de l’immobilier, qu’on a interrogés dans Les Echos, c’est un début de désaffection pour les logements situés au dernier étage, qui peuvent être très exposés à la chaleur. Et on voit à l’inverse un regain d’intérêt pour les appartements en rez-de-jardin.
Du côté des maisons, le tout vitré devrait aussi souffrir du réchauffement des températures. Et avec les incendies, la localisation en bordure de forêt risque de perdre de son attractivité.
D’une manière générale, il va y avoir un enjeu très important pour le secteur du logement : celui de l’adaptation au changement climatique et à la répétition des épisodes caniculaires.
En France, un bien sur deux est considéré comme une bouilloire thermique. Des milliards d’euros d’investissement seront donc nécessaires dans les années à venir.
Est-ce que ces nouveaux critères ont déjà un impact sur le marché immobilier ?
Pas encore. Le marché de l’immobilier résidentiel ancien reste fragile.
Sur un an, le nombre de transactions est quasiment stable en France, et les prix font du surplace, notamment dans les grandes villes.
En cause : des taux d’emprunt qui demeurent élevés par rapport à la situation qu’on a connue il y a 4 ou 5 ans, et qui pourraient encore augmenter à la rentrée, dans un contexte macroéconomique tendu.
Il reste à voir si cet été brulant aura un effet concret à plus long terme sur le marché immobilier : selon un sondage publié en juin, près d’un quart des Français envisageait de déménager dans un logement moins vulnérable à la chaleur.
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France Inter
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