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Comment le Sporting Charleroi est devenu la meilleure équipe de Belgique dans ce domaine : “Ce n’est pas très cool mais on sait que ça paye”

La phase du penalty, si légitimement décriée, a masqué l'énième belle copie rendue dans le jeu par les hommes de Mario Kohnen.Les plus assidus auront noté que, lors du choc wallon, la différence s'est encore fa...

La phase du penalty, si légitimement décriée, a masqué l'énième belle copie rendue dans le jeu par les hommes de Mario Kohnen.

Les plus assidus auront noté que, lors du choc wallon, la différence s'est encore faite pour Charleroi sur un coup de pied arrêté. Telle une récurrence depuis l'été.

En occultant les penaltys inscrits par Parfait Guiagon lors de la première journée contre Louvain et Aurélien Scheidler face au Cercle avant la trêve internationale, le Sporting a déjà marqué à cinq reprises cette saison à la suite d'un corner ou d'un coup franc.

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Seuls Bruges et l'Union rivalisent

À Liège, Cheick Keita a bonifié le coup franc tiré par Patrick Pflücke pour offrir les trois points et un 21/24 historique représentant le meilleur départ de l'histoire du club en championnat.

Si les Zèbres performent dans ce domaine, ce n'est nullement le fruit du hasard. "On les travaille avec Mika (Seoudi) et Frank (Defays)", confie Amine Boukamir.

L'été dernier, l'arrivée du premier cité dans le staff technique, conjuguée à l'expertise de l'emblématique adjoint, a permis au matricule 16 de métamorphoser ce sujet en véritable arme.

"Je ne suis pas étonné, je reconnais la patte de Mika, confirme Samuel Gueulette qui l'a connu à la RAAL. Sur ces phases, il étudiait les zones adéquats à utiliser par rapport aux adversaires puis il mettait un plan en place où chacun savait ce qu'il devait réaliser. Tout en étant méticuleux et exigeant en s'attachant aux détails."

C'est ce qui a permis aux Sambriens de devenir les rois de Belgique en la matière, aux côtés de l'Union Saint-Gilloise et du Club Bruges.

Charleroi, roi des phases arrêtées avec le Club Bruges et l'Union
Charleroi, roi des phases arrêtées avec le Club Bruges et l'Union ©IPM Graphics / Didier Lorge

Il faut se plonger dans le passé de Kohnen afin de comprendre pourquoi les Hennuyers ont fait des coups de pied arrêtés une fixation payante.

"J'en ai vu toute l'importance quand j'étais analyste vidéo puis adjoint en charge des phases arrêtées, donc on les travaille beaucoup à l'entraînement. Après, ce sont les joueurs qui font la différence. Avec Jakob (Romsaas), Patrick (Pflücke) et Gaku (Nawata), nous disposons de top frappeurs."

Le jeu de tête de la charnière centrale composée d'Aiham Ousou et de Keita est tout aussi primordial pour transformer l'essai.

Keita a ramené quatre points

Contre Malines, le capitaine avait ouvert le score sur un corner de Pflücke. Avec Keita, Charleroi dispose également d'un vrai renard des surfaces dans le rectangle adverse, comme il l'avait démontré à Courtrai sur un coup franc cette fois-là de Romsaas.

Depuis le début de la saison, l'international malien a ramené 4 points, uniquement grâce à ses 2 buts, alors qu'il avait inscrit à chaque fois 3 réalisations durant ses 2 premiers exercices en Belgique.

"Je n'aime pourtant pas travailler ça, sourit-il. Chaque jeudi, on s'y exerce. Ce n'est pas très cool mais on sait que ça paye."

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Chaque jeudi, on s'y exerce, même si je n'aime pas travailler ça.

"D'autant plus que si on déconnait le week-end dans l'exécution, on rebossait ça deux fois plus la semaine d'après, se souvient Gueulette. C'était non-négociable."

Le plus dur réside dans le fait de transposer en match ce dur labeur dans une intensité que l'on pourrait deviner différente de celle d'un simple entraînement.

"Je ne pense pas qu'en semaine, ça soit plus simple, contredit Boukamir. On le bosse dans des oppositions où l'on est à 11 contre 11. Tout le monde les joue à fond. Quand on voit que ça nous réussit et que l'on prend des points, cela nous motive encore plus à les perfectionner à l'avenir."

Certains détracteurs pointeront le marquage laxiste de Marlon Fossey ce dimanche sur l'action décisive. Un argument balayé par Keita : "C'est moi qui me déplace bien, vu que l'on travaille ça chaque semaine."

Le trophée à côté du chat

D'ailleurs, l'addition aurait pu être plus lourde bien avant, avec les quatre corners récoltés durant les 45 premières minutes.

"Ils étaient tirés exactement comme on souhaitait le faire mais nos mouvements n'étaient pas parfaits. Nous avons analysé ça avec Mika à la mi-temps et on a rectifié les choses", rebondit Kohnen.

Pour le plus grand bonheur de Keita, reparti de la Cité ardente avec le trophée d'homme du match. "C'est le premier de ma carrière. Je vais le poser à côté… de mon chat."

Avec son jeu de tête, nul doute qu'il lui faudra à l'avenir une étagère pour accueillir toutes ces célébrations.

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