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Comment la France s’impose sur le marché en or des grands événements sportifs : décryptage avec la ministre Marina Ferrari

INTERVIEW - Jusqu'en 2031, la France va accueillir au moins une grande compétition sportive internationale par an, un marché estimé à 66 milliards d'euros. Entretien avec la ministre des Sports, Marina Ferrari.

Les Bleus en demi-finale de la Coupe du monde, le Tour de France, les championnats d’Europe de natation à Paris… Après Paris 2024, l’agenda sportif estival 2026 braque à nouveau tous les regards sur l’Hexagone. Et ce n’est pas près de s’arrêter. La France accueille l’an prochain les mondiaux de cyclisme en Haute-Savoie, puis la Coupe du monde de hockey en 2028. Avant Alpes 2030 évidemment ou encore la Coupe du monde de basket en 2031. La France intéresse aussi plus largement les ligues majeures sportives étrangères, comme la NFL (foot américain) et la NBA (basket), attendues ces prochains mois à Paris pour y jouer un match de saison régulière.

Selon Bpifrance, l’Hexagone représente aujourd’hui 12 % du sport business mondial. A l’occasion du lancement de l’Esports World Cup à l’Hôtel de ville de Paris mercredi 8 juillet – un autre événement mondial qui se tient tout l’été dans la capitale –, Challenges s’est entretenu avec Marina Ferrari, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, sur la place de la France sur la scène sportive internationale et la puissance de ce « soft power ».

Challenges – La France prend chaque année une part importante de grands événements sportifs internationaux (Gesi), un marché mondial estimé à 66 milliards d’euros par an. Comment expliquer que nous soyons si bien placés ?

Marina Ferrari – Déjà, nous avons une culture du sport indéniable, elle fait partie de notre ADN. On va d’ailleurs être la seule nation à avoir organisé quatre fois des jeux Olympiques d’hiver. Il faut savoir dire « cocorico » de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Depuis de nombreuses années également, en particulier depuis – désolée pour les détracteurs du président de la République – 2017, il y a eu une accélération de la politique sportive en France. Car au-delà des performances de nos sportifs qui nous font rêver et des enjeux de santé publique, il y a une vraie stratégie économique à déployer pour capter les retombées de ces événements.