Comment être inoubliable ?
Gagner ou perdre, est-ce vraiment la question ? Le but c'est surtout d'être inoubliable comme la Norvège ou l'Angleterre, peu importe la manièreLe but, c'est d'être inoubliable évidemment. Oui mais comment ? Pa...
Gagner ou perdre, est-ce vraiment la question ? Le but c'est surtout d'être inoubliable comme la Norvège ou l'Angleterre, peu importe la manière
Le but, c'est d'être inoubliable évidemment. Oui mais comment ? Par une victoire ou par une défaite ? Par la beauté d'un geste ? Par l'espérance que l'on soulève ou par le regret que l'on inspire ? Depuis cette nuit, pour toutes ces raisons, la Norvège 2026 est inoubliable parce qu'elle n'a pas éliminé l'Angleterre alors qu'elle aurait dû. Inoubliable reste le but norvégien, une frappe flottante dans un angle improbable d'Andreas Schjelderup, bijou de 22 ans, qui joue à Benfica.
Inoubliable ensuite, ces moments où la Norvège, tel un boxeur, acculait l'Angleterre et multipliait les corners et les coups. Inoubliable, après un de ses corners, ce but de Heggem qui joue défenseur en Italie. Mais ce but a été annulé parce que le géant Haaland, agacé par le marquage d'un anglais freluquet, l'avait jeté à terre juste en le poussant avant le corner. Étrangeté, non ? Haaland, le héros, par sa force, aura donc été le malheur des siens.
Étranges aussi les mots de Haaland avant le match :"L'Angleterre est favorite". Et bien ces mots me font l'effet aujourd'hui d'une prophétie défaitiste et autoréalisatrice. Haaland aurait dû dire "La Norvège, c'est la plus forte" et ce serait devenu vrai. Est-ce que ça veut dire que la Norvège aurait pu aller au bout de ce mondial ? Non, oui, je ne sais pas. Cette question ne sera jamais résolue et c'est pour cela que c'est inoubliable.
En chemin vers la légende
L'Angleterre, elle a gagné en étant mauvaise, c'est son sélectionneur Tuchel qui le dit. Elle a été sauvée par deux traits de génie de Bellingham, mais maintenant, elle doit aller au bout pour être inoubliable. Alors Bellingham sera légendaire. Que de grands mots...
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France Inter
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La Suisse pour l'instant est simplement en chemin. Est-ce qu'elle est inoubliable ? Et bien elle est tombée juste avant de le devenir peut-être, à la 112ème minute de la prolongation. Au moment où je me disais qu'aux tirs au but peut-être, elle allait venger toutes les victimes de l'Argentine, vous me comprenez. Et puis est venu ce tir de Julian Alvarez dans la lucarne. La Suisse s'était réduite à 10 par une expulsion bête, elle a rejoint la liste des victimes de l'Argentine qui, elle, avance donc dans une médiocrité sauvée parfois par de petites grâces. Je ne veux pas croire que c'est ça notre but et notre destin.