Comment ces trois communes du haut pays de Menton s’allient pour dynamiser leur économie et renforcer leur attractivité commerciale ?
Dans le cadre du dispositif « Petites villes de demain » – dont bénéficient les communes de Tende, Breil-sur-Roya et Sospel – un poste de manager de commerce va être créé. Le sujet a été récemment évoqué en conseil municipal de Breil, où cette opportunité est perçue comme une très bonne chose pour d
C’est l’un des enjeux dans les vallées de la Roya et de la Bévéra : consolider l’activité économique, essentielle à la vie des communes. La création d’un poste de « manager de commerce » à Breil, Tende et Sospel pourrait bien y contribuer.
Pourquoi ces villages ? Tout simplement parce que l’emploi en question est ouvert dans le cadre du dispositif « Petites villes de demain », dont ils sont les trois bénéficiaires.
En conseil municipal de Breil, le 7 septembre 2026, la conseillère municipale déléguée au suivi du programme Petites villes de demain, Marie Méha, a détaillé les contours de cette mesure.
Le (ou la) manager sera rattaché à la communauté de la Riviera française et œuvrera sur les trois communes. Son poste sera financé à 50 % par l’État, 20 % par la Carf, tandis que le reste sera à répartir entre les trois bénéficiaires. « L’objectif est d’accompagner la revitalisation commerciale et de dynamiser le centre-bourg d’un point de vue économique », résume l’élue.
Le maire, Sébastien Olharan, à qui l’on demande des compléments d’information, souligne que le poste devrait être pourvu avant la fin de l’année. Quant à la feuille de route du futur manager, elle s’appuie sur du concret.
« La Banque des territoires, dans le cadre de Petites villes de demain, a financé une étude commerciale sur les communes, confiée à cabinet Intencité. C’est elle qui sert de cahier des charges, de ligne de conduite, pour le manager », contextualise le maire.
Le professionnel choisi pourra notamment aider à mieux communiquer, trouver un repreneur, trouver des soutiens financiers quand c’est nécessaire…
« Je pense que ce poste est une très bonne chose, commente Sébastien Olharan. On était passé à côté de cette opportunité lors du précédent mandat. Je suis content que cela puisse être rattrapé car il y a un vrai besoin. Cela peut nous permettre d’avoir un bras armé pour agir sur le développement économique local. »
Au sein du conseil, on demande si le manager aura pour rôle d’accompagner ceux qui sont déjà là ou d’encourager plutôt de nouveaux acteurs économiques à venir.
« Les deux ! », répond le maire. Pour qui il sera, entre autres, question de lutter contre la vacance des locaux commerciaux. « À Sospel, il y a le sujet de leur zone d’activité, qu’est-ce qui peut s’implanter dessus comme activité. Nous, il y aurait plutôt de quoi se pencher sur les locaux désertés du centre historique et comment aider les présents à se développer, se renforcer, céder… »
Quatre missions principales
Postée sur le site de la Carf, la fiche de poste évoque en effet quatre grandes missions. Il conviendra d’abord de développer le tissu commercial. Un défi qui passera par le fait de lutter contre la vacance commerciale (observation, suivi des locaux vacants, accompagnement à l’implantation de nouvelles activités), d’accompagner des porteurs de projets et faciliter leur implantation, ou encore de suivre la dynamique du marché immobilier commercial (préemption des fonds de commerce…).
Deuxième objectif : accompagner les commerçants déjà présents sur le territoire. Pour ce faire, le manager devra identifier leurs besoins, faciliter leurs démarches administratives, être force de propositions sur toute action permettant leur maintien et leur développement, mettre en place ou dynamiser le réseau de commerçants, fédérer ces derniers, ainsi que les opérateurs économiques locaux.
Troisième mission : être acteur de l’observation et du développement économique. Pourquoi pas en établissant des diagnostics commerciaux, en assurant la veille sur les mutations commerciales, ou en suivant les dynamiques du territoire.
La dernière attente est d’ordre administratif : suivre la réglementation en vigueur pour les activités commerciales et prévenir les commerçants de leurs obligations, informer sur les autorisations d’occupation du domaine public. Ou encore rechercher des financements et subventions pour les actions collectives et individuelles.
Tout sera ainsi mis en œuvre pour « redynamiser les centres-villes et renforcer leur attractivité commerciale ».