Comment aménager un jardin, avec un noyer de 25 mètres et qui peut vivre 300 ans : les conseils de Marc Knaepen en vidéo
Chaque samedi dans Deuzio, le supplément lifestyle du samedi des journaux L'Avenir, La Libre, La DH Marc Knaepen répond à une question d'un lecteur.Monsieur Pierre Franchart d'Ottignies gère un très grand jardi...
Chaque samedi dans Deuzio, le supplément lifestyle du samedi des journaux L'Avenir, La Libre, La DH Marc Knaepen répond à une question d'un lecteur.
Monsieur Pierre Franchart d'Ottignies gère un très grand jardin avec de nombreux fruitiers. Il a planté un noyer il y a une vingtaine d'années et s'inquiète de son état sanitaire, notamment d'un écoulement noirâtre à la base du tronc.
De nom latin Juglans regia, le noyer commun fait partie de la famille des Juglandacées comme le superbe Carya illinoinensis ou pacanier qui nous donne ses délicieuses noix de pécan. Le noyer est présent dans de nombreuses régions et est apprécié pour sa fructification. Si elle n'est pas compliquée, sa culture demande malgré tout quelques précautions.
Rejoignez Marc Knaepen sur notre page Facebook pour lui poser toutes vos questionsIl faut de la patience…
Le noyer commun atteint 25 m de haut pour un étalement de 12-15 m. La première vraie récolte de noix débute après 15 ans. La production, souvent abondante, se poursuivra jusqu'à la septantième année de l'arbre puis déclinera progressivement. Un noyer commun peut vivre très vieux, en moyenne 300 ans. Si vous souhaitez en planter un dans votre grand jardin sachez que cet arbre exige le plein soleil et un sol profond, riche et parfaitement drainé tout en gardant de la fraîcheur.

Il ne craint pas le calcaire. Gardons aussi en tête que le noyer ne supporte pas la concurrence d'autres végétaux et il a la propriété d'en inhiber la croissance. Ne dit-on pas que rien ne pousse en dessous d'un noyer ? Mais connaissez-vous les propriétés herbicides du noyer ? Un purin de feuilles de noyer est très efficace pour éliminer les indésirables. La recette ? Un kilo de feuilles fraîches à mettre macérer dans 10 litres d'eau pendant 8-10 jours. Après filtration, le purin pourra être utilisé.
Retrouvez notre dossier jardin et le calendrier des jardiniersDes maladies, des ravageurs… et des amateurs
La maladie la plus grave est sans conteste la maladie de l'encre. Des suintements noirâtres, visqueux apparaissent à la base du tronc ou proche cette dernière. Le sommet de l'arbre se dessèche tandis qu'à l'extrémité des rameaux les feuilles jaunissent puis sèchent. Cette maladie de l'encre peut tuer l'arbre en quelques années. Le réchauffement climatique, de fortes pluies après des périodes de sécheresse favorisent l'apparition de la maladie. Il n'y a aucun traitement curatif et par conséquent l'arbre est condamné. La maladie de l'encre peut également apparaître sur d'autres arbres, principalement les chênes et les châtaigniers. Une autre maladie redoutable et redoutée est le pourridié. Ici aussi il n'y a aucun traitement curatif si la maladie est déjà présente. Parmi les ravageurs, il faudra faire attention au carpocapse de la pomme et de la poire. Cela peut paraître curieux mais ce papillon peut aussi s'attaquer aux noix. Sa chenille pénètre à l'intérieur de la noix en formation et en dévore l'amande. Les noix tombent au sol, vides. La mise en place de pièges à phéromones en avril peut se révéler efficace. Parmi les amateurs de noix, l'écureuil fait figure de vedette mais le geai, superbe oiseau, n'est pas en reste. Ce n'est pas sans raison qu'on aperçoit parfois des noyers qui poussent au jardin alors qu'on n'a rien semé ! Ce sont les réserves hivernales de ces animaux qui germent…
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